Mali: Les séparatistes touareg rejettent l'annonce d'un dialogue «inter-malien» pour la paix

Des femmes participent au festival Sebeiba, une célébration annuelle de la culture touarègue, dans la ville oasis de Djanet, dans le sud-est de l'Algérie, le 29 juillet 2023 (Photo, AFP).
Des femmes participent au festival Sebeiba, une célébration annuelle de la culture touarègue, dans la ville oasis de Djanet, dans le sud-est de l'Algérie, le 29 juillet 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 03 janvier 2024

Mali: Les séparatistes touareg rejettent l'annonce d'un dialogue «inter-malien» pour la paix

  • Les hostilités ont repris en août après huit ans d'accalmie entre Bamako et la rébellion touareg
  • Les relations entre le Mali et l'Algérie sont au plus bas depuis que Bamako a reproché à Alger des réunions avec des séparatistes touareg

DAKAR: Les séparatistes touareg ont rejeté mardi l'idée d'un "dialogue direct inter-malien pour la paix et la réconciliation" par le chef de la junte, qu'ils considèrent comme "une façon de prononcer la caducité définitive de l'Accord" de paix de 2015 entre eux et Bamako.

Lors de ses vœux du Nouvel An dimanche, le chef de la junte Assimi Goïta a annoncé la mise en place d'un "dialogue direct inter-malien pour la paix et la réconciliation, afin d’éliminer les racines des conflits communautaires et intercommunautaires" et pour "privilégier l’appropriation nationale du processus de paix".

Il a indiqué "que l’unicité, la laïcité de l’État et l’intégrité du territoire ne feront pas partie des sujets de discussion" et assuré que "la lutte contre les groupes armés terroristes", parmi lesquels la junte place les groupes rebelles touareg, "se poursuivra jusqu’à la pacification totale du pays".

"Nous pensons que c'est (le dialogue inter-malien) une façon de prononcer la caducité définitive de l'accord et de mettre la médiation internationale à la porte", a déclaré à l'AFP Mohamed Elmaouloud Ramadane, un porte-parole de la rébellion touareg signataire de l'accord de paix sous l'égide d'Alger en 2015.

"Nous voyons que c’est un rejet d’un accord déjà signé par toutes les parties et garanti par la communauté internationale, et nous ne sommes pas prêts à prendre part à un processus de paix qui ne sera qu’un simulacre", a-t-il ajouté.

Les hostilités ont repris en août après huit ans d'accalmie entre Bamako et la rébellion touareg, qui se sont disputés le contrôle du territoire et des camps militaires laissés par les casques bleus de la Mission de l'ONU poussée vers la sortie par Bamako.

Relations tendues 

Les colonels qui ont pris le pouvoir par la force en 2020 ont remporté avec la prise de Kidal, bastion de la revendication indépendantiste, un succès symbolique largement salué au Mali, mais les rebelles n’ont pas déposé les armes et se sont dispersés dans cette région désertique et montagneuse.

Les relations entre le Mali et l'Algérie sont au plus bas depuis que Bamako a reproché à Alger des réunions avec des séparatistes touareg sans associer les autorités maliennes, et la réception d'une importante figure religieuse et politique malienne, l'imam Mahmoud Dicko, l'un des rares à oser exprimer ouvertement ses désaccords avec la junte. Les deux pays ont rappelé leurs ambassadeurs fin décembre.

L’offensive dans le nord du Mali a été marquée par de nombreuses allégations d’exactions contre les civils par les forces maliennes et leurs alliés russes, que les autorités maliennes nient systématiquement.

Les Forces armées maliennes et les combattants de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 (MSA-GATIA), des groupes armés loyalistes, ont dit mardi avoir repoussé une attaque "terroriste" à Ménaka, ville importante du nord-est proche de la frontière nigérienne et encerclée par les jihadistes de l'Etat islamique.

La plateforme MSA-GATIA déplore la mort de trois de ses combattants et affirme que leur riposte a tué quatre "terroristes", dans un communiqué.

La collecte et la vérification de l'information sont compliquées dans une large partie du Mali en raison de la difficulté d'accès à des sites éloignés et à des sources indépendantes dans un contexte de forte insécurité et de musellement des voix dissidentes.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.