Taïwan fustige Pékin pour l'envoi de ballons, «menace» pour le trafic aérien

Deux ballons blancs flottent près du drapeau chinois alors que le révérend Patrick Mahoney proteste contre le gouvernement chinois au sujet du ballon de surveillance chinois qui aurait été abattu au-dessus des États-Unis la semaine dernière, lors d'une manifestation devant l'ambassade de Chine à Washington, DC, le 15 février 2023. (Photo par Saul Loeb AFP)
Deux ballons blancs flottent près du drapeau chinois alors que le révérend Patrick Mahoney proteste contre le gouvernement chinois au sujet du ballon de surveillance chinois qui aurait été abattu au-dessus des États-Unis la semaine dernière, lors d'une manifestation devant l'ambassade de Chine à Washington, DC, le 15 février 2023. (Photo par Saul Loeb AFP)
Short Url
Publié le Samedi 06 janvier 2024

Taïwan fustige Pékin pour l'envoi de ballons, «menace» pour le trafic aérien

  • La Chine, qui considère Taïwan, comme partie intégrante de son territoire, s'est jurée de ramener l'île un jour dans son giron, en recourant à la force si nécessaire
  • En décembre, le ministère de la Défense de Taipei a commencé à signaler l'apparition de ballons chinois autour de Taïwan, notant au moins quatre incidents au cours desquels ils ont directement survolé l'île

TAIPEI, Taïwan : Le ministère taïwanais de la Défense a condamné samedi Pékin pour l'envoi de ballons au-dessus de la ligne médiane qui sépare l'île autonome de la Chine continentale, qu'il a décrit comme une «menace sérieuse» pour les liaisons aériennes et une forme de harcèlement.

La Chine, qui considère Taïwan, comme partie intégrante de son territoire, s'est jurée de ramener l'île un jour dans son giron, en recourant à la force si nécessaire.

Pékin a intensifié ces dernières années sa pression militaire et politique en envoyant un nombre sans précédent d'avions de combat et de navires de guerre autour de l'île.

En décembre, le ministère de la Défense de Taipei a commencé à signaler l'apparition de ballons chinois autour de Taïwan, notant au moins quatre incidents au cours desquels ils ont directement survolé l'île.

«En raison de leur récente trajectoire, (les ballons) constituent une menace sérieuse pour la sécurité de nombreuses liaisons aériennes internationales», a déclaré le ministère de la Défense, dans un communiqué condamnant le «mépris de la Chine à l'égard de la sécurité aérienne».

Le ministère a également publié samedi une illustration montrant deux ballons chinois qui, selon lui, avaient franchi la ligne médiane la veille, dont un directement au-dessus de l'île.

«(Le) principal objectif de la récente détection de ballons est un harcèlement de (type) «zone grise» dans le but d'utiliser la guerre cognitive pour affecter le moral de notre peuple», ajoute le communiqué.

Les tactiques de la «zone grise» font référence aux actions agressives déployées par un Etat qui s’abstient d’une guerre ouverte. De nombreux experts estiment que c'est ce que fait Chine à Taïwan avec sa démonstration de force militaire quasi quotidienne autour de l’île.

«Nous appelons à la fin immédiate de cette pratique pour garantir la sécurité des vols dans la région», a déclaré le ministère.

Cette déclaration intervient une semaine avant l'élection présidentielle à Taïwan, déterminante pour l'avenir des relations de l'île avec Pékin en fonction du choix des électeurs.

Depuis l'élection de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen en 2016, la Chine a rompu toute communication de haut niveau avec son gouvernement, car elle ne reconnaît pas la souveraineté de Pékin sur l'île.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Short Url
  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Short Url
  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.