La déforestation dans l'Amazonie brésilienne réduite de moitié en 2023

Vue d'une zone incendiée de la forêt amazonienne à Apui, dans le sud de l'État d'Amazonas, au Brésil, le 21 septembre 2022. La déforestation en Amazonie brésilienne a diminué de moitié en 2023, selon les chiffres publiés le 5 janvier 2024. (Photo de Michael Dantas AFP)
Vue d'une zone incendiée de la forêt amazonienne à Apui, dans le sud de l'État d'Amazonas, au Brésil, le 21 septembre 2022. La déforestation en Amazonie brésilienne a diminué de moitié en 2023, selon les chiffres publiés le 5 janvier 2024. (Photo de Michael Dantas AFP)
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Publié le Samedi 06 janvier 2024

La déforestation dans l'Amazonie brésilienne réduite de moitié en 2023

  • Des organisations de défense de l'environnement ont accusé le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva de fermer les yeux sur la destruction du Cerrado, nettement moins célèbre mondialement que l'Amazonie
  • Lors du mandat de M. Bolsonaro (2019-2022), allié de l'agro-négoce, la déforestation annuelle en Amazonie avait subi en moyenne une hausse de 75% en comparaison de la décennie précédente

RIO DE JANEIRO, Brésil : La déforestation dans l'Amazonie brésilienne a diminué de moitié l'an passé, selon des chiffres officiels publiés vendredi, un succès pour le président Lula qui avait promis de lutter résolument contre le phénomène.

Cependant, c'est tout l'inverse qui se produit dans la savane du Cerrado, au sud de la forêt amazonienne: la destruction y a atteint un nouveau record annuel, avec une augmentation de 43% comparé à 2022, selon le programme gouvernemental de surveillance de la déforestation.

Au total, 5.152 km2 de forêt ont été détruits dans l'Amazonie brésilienne l'an passé, en baisse de 50% par rapport à 2022. La plus grande forêt tropicale du monde joue un rôle vital contre le réchauffement climatique, via l'absorption des émissions de carbone.

Dans le même temps, le Cerrado, un écosystème riche d'une biodiversité immense et étroitement lié à l'Amazonie, a perdu plus de 7.800 km2 de végétation l'an passé, le chiffre le plus élevé depuis le début des mesures en 2018.

«On a vu de belles victoires en matière d'environnement en 2023. La réduction significative de la déforestation en Amazonie en fait partie», a réagi Mariana Napolitano, de l'ONG WWF-Brésil.

«Mais malheureusement on n'observe pas la même tendance dans le Cerrado», a-t-elle ajouté, soulignant les «atteintes» à cet écosystème et aux «services» qu'il rend.

Des organisations de défense de l'environnement ont accusé le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva de fermer les yeux sur la destruction du Cerrado, nettement moins célèbre mondialement que l'Amazonie, pour satisfaire le puissant secteur de l'agro-négoce brésilien.

Les données concernant l'Amazonie et le Cerrado ont été actualisées jusqu'au 29 décembre.

Au total, 12.980 km2 ont été rasés dans les deux régions en 2023, en baisse de 18% par rapport à 2022.

Après sa victoire sur l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro dans un scrutin serré en 2022, Lula est revenu à la tête du pays le 1er janvier 2023, promettant que le Brésil était «de retour» comme partenaire dans la lutte pour le climat.

Lors du mandat de M. Bolsonaro (2019-2022), allié de l'agro-négoce, la déforestation annuelle en Amazonie avait subi en moyenne une hausse de 75% en comparaison de la décennie précédente.

Les experts disent que la destruction en Amazonie et dans le Cerrado est majoritairement due à l'élevage et à l'agriculture intensive au Brésil, leader mondial des exportations de bœuf et de soja.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.