Remaniement: Macron n'a «que des mauvais choix» pour Matignon, selon Panot

Emmanuel Macron n'a "que des mauvais choix" parmi les candidats potentiels pour succéder à Elisabeth Borne à Matignon, a estimé dimanche la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, en appelant à "une rupture" dans la ligne politique (Photo, AFP).
Emmanuel Macron n'a "que des mauvais choix" parmi les candidats potentiels pour succéder à Elisabeth Borne à Matignon, a estimé dimanche la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, en appelant à "une rupture" dans la ligne politique (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 07 janvier 2024

Remaniement: Macron n'a «que des mauvais choix» pour Matignon, selon Panot

  • Emmanuel Macron réfléchit actuellement à un remaniement gouvernemental
  • Mme Panot a estimé sur BFMTV qu'«on n'a que des mauvais choix» pour un éventuel remplacement de Mme Borne

PARIS: Emmanuel Macron n'a "que des mauvais choix" parmi les candidats potentiels pour succéder à Elisabeth Borne à Matignon, a estimé dimanche la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, en appelant à "une rupture" dans la ligne politique.

Alors que reviennent les noms de l'ancien ministre de l'Agriculture Julien Denormandie ou de l'actuel ministre des Armées, Sébastien Lecornu, Mme Panot a estimé sur BFMTV qu'"on n'a que des mauvais choix" pour un éventuel remplacement de Mme Borne.

"M. Denormandie, c'est un technocrate complètement déconnecté", a ainsi jugé la députée LFI. Quant à M. Lecornu, autrefois ministre des Outre-mer, elle a épinglé sa "brutalité" pour avoir envoyé le GIGN et le Raid lors de manifestations en Guadeloupe en 2021.

"La politique n'est pas une question de personnes. C'est la question de la ligne politique qui va être établie", a poursuivi Mme Panot, affirmant que "ce dont a envie le peuple de France, c'est d'avoir une rupture".

Bruno Le Maire prône la «stabilité» à Bercy

Bruno Le Maire a prôné dimanche le besoin de "stabilité" pour l'économie et les finances, alors qu'un remaniement gouvernemental potentiellement d'envergure est pressenti.

"Pour ce qui concerne l'économie et les finances, la stabilité dans ces périodes de grands bouleversements a beaucoup de vertus", a affirmé sur France 3 le ministre de l'Economie, évoquant la guerre en Ukraine ou les conséquences régionales du conflit à Gaza.

"Je suis fier des fonctions que j'occupe, heureux des fonctions que j'occupe et honoré de la mission qui m'a été confiée par le président de la République, donc je ne me pose pas de questions", a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs exclu de prendre la tête de liste de la majorité aux élections européennes de juin.

"On ne peut pas être au four et au moulin. Moi, mon four, il est à Bercy, c'est là que j'essaye de faire le pain le meilleur possible et de construire les choses les mieux possibles pour les Français", a-t-il jugé.

Il a également exclu de prendre une fonction à Strasbourg ou Bruxelles.

En estimant que Mme Borne, en poste depuis mai 2022, "avait été abîmée" par l'activation à multiples reprises de l'article 49.3 sur les retraites ou les textes budgétaires, Mme Panot a appelé son successeur à se tourner vers l'Assemblée, où le gouvernement ne dispose que d'une majorité relative.

"Je voudrais un Premier ou une Première ministre qui demande la confiance à l'Assemblée, qui ne passe pas sans cesse en force des mesures et qui ne gouverne pas en même temps pour des milliardaires et pour des multimilliardaires", a fait valoir Mme Panot.

Emmanuel Macron réfléchit actuellement à un remaniement gouvernemental, sans que son ampleur ni son calendrier précis ne soient connus.


Liban: Macron appelle Israël à "renoncer à une offensive terrestre"

Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a appelé Israël à renoncer clairement à une offensive terrestre au Liban et le Hezbollah à cesser immédiatement ses attaques
  • La France soutient les efforts du Liban pour rétablir le contrôle total de l’État, tandis que la Syrie affirme désormais appuyer la souveraineté libanaise

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi soir Israël à "clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban" et le Hezbollah à "immédiatement mettre fin à ses attaques", après s'être entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun.

"Le Hezbollah a commis une faute majeure en forçant le Liban à l’affrontement avec Israël. Il doit immédiatement mettre fin à ses attaques. De son côté, Israël doit clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban", a-t-il affirmé dans une publication sur le réseau social X.

Israël poursuit ses attaques visant le Hezbollah au Liban, entraîné le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le mouvement pro-iranien a lancé une attaque sur Israël.

L'agence officielle Ani a fait état de nouvelles frappes mercredi soir dans le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, tandis que des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud.

Emmanuel Macron a également indiqué s'être entretenu avec son homologue syrien Ahmad al-Chareh, dont il assure qu'il "soutient les efforts des autorités libanaises pour restaurer le contrôle plein et entier de l’Etat sur leur territoire".

"Son soutien à la souveraineté libanaise marque une rupture nette avec le passé. C’est le gage de relations saines et constructives entre le Liban et la Syrie", a-t-il déclaré.

Les forces d'Ahmad al-Chareh, dont le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) qu'il dirigeait et a depuis dissous, ont renversé en décembre 2024 l'ancien dirigeant syrien Bachar al-Assad, que le Hezbollah soutenait militairement.

Les présidents libanais et syrien ont convenu mardi de mieux "contrôler" leur frontière commune, au lendemain d'un incident, a annoncé Beyrouth.

Damas avait dénoncé dans la nuit précédente des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, en pleine guerre entre Israël et le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran.


Liban: la France triple son soutien humanitaire et envoie 60 tonnes d'aide

Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
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  • "Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes"
  • Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français

PARIS: La France s'apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d'aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française

"Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile", a déclaré Jean-Noël Barrot sur TF1.

Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français, selon lui.

Paris s'apprête par ailleurs à fournir "plusieurs dizaines" de véhicules de l'avant-blindé (VAB) aux forces armées libanaises, "dont nous considérons qu'elles sont seules légitimes à assurer la sécurité du Liban", a rappelé le ministre, qui a à nouveau appelé le Hezbollah à "cesser ses attaques sur Israël" et "à rendre ses armes aux autorités libanaises".

Quelque 760.000 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël, près de 500 personnes ont été tuées.


Le Hezbollah doit se désarmer, Israël s'abstenir d'une opération d'envergure, selon Paris

 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
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  • La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises"
  • Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations"

PARIS: La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure".

Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations", selon une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Elle appelle en outre Israël "à s'abstenir de toute intervention terrestre ou d'envergure durable au Liban, dont l'intégrité territoriale et la souveraineté doivent être respectées".

La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises", saluant leur décision le 2 mars dernier d'interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah.

La conférence du 5 mars, annulée en raison du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, était destinée à lever des fonds pour renforcer les forces de sécurité intérieures et l'armée libanaise, qui manquent cruellement de moyens financiers et d'équipements.

Cette aide était jugée fondamentale alors que l'armée libanaise était engagée dans un processus de désarmement du Hezbollah.

L'armée libanaise avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase de ce plan de désarmement, couvrant la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase, concernant une zone située au nord du fleuve, devait commencer.

En déplacement au Liban début février, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait jugé positif le processus de désarmement, estimant qu'au sud du fleuve Litani, il n'y avait plus de menaces vers le nord d'Israël.

Il avait aussi demandé à l'Iran de cesser d'être une force déstabilisatrice au Liban alors qu'Israël suspectait le Hezbollah de se réarmer avec l'aide de Téhéran.

Les autorités israéliennes ont constamment jugé insuffisants les progrès dans le désarmement du groupe pro-iranien qui a fini par entraîner le Liban dans la guerre début mars.