Glucksmann ne veut pas laisser le «match» Attal-Bardella «kidnapper» l'élection européenne

Gabriel Attal, Premier ministre français (Photo, AFP).
Gabriel Attal, Premier ministre français (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 14 janvier 2024

Glucksmann ne veut pas laisser le «match» Attal-Bardella «kidnapper» l'élection européenne

  • «Ils vont essayer d'installer le match Attal-Bardella, mais nous ne les laisserons pas kidnapper l'élection européenne»
  • Raphaël Glucksmann défend la transition écologique

PARIS: Le député européen et probable tête de liste socialiste aux élections européennes Raphaël Glucksmann ne veut pas laisser le "match" entre le Premier ministre Gabriel Attal et le président du Rassemblement national Jordan Bardella "kidnapper" le scrutin européen du 9 juin.

"La campagne du parti macroniste a commencé avec la nomination de Gabriel Attal (comme Premier ministre, ndlr). Ils vont essayer d'installer le match Attal-Bardella, mais nous ne les laisserons pas kidnapper l'élection européenne", affirme dans un entretien au Monde le candidat fondateur du mouvement Place publique.

"Les enjeux de cette élection sont trop grands pour être occultés par un plan de com’", ajoute M. Glucksmann.

«La grande surprise»

Il dit son espoir de devenir, avec d'autres partis ou soutiens, "la grande surprise" du scrutin européen, alors que le nouveau gouvernement d'Emmanuel Macron penche à droite et suscite l'espoir à gauche d'un nouvel espace politique.

Le président a, selon lui, "raté son rendez-vous avec "l'histoire le 24 février 2022" quand la Russie a commencé à envahir l'Ukraine. "Aujourd'hui, la France est avant-avant-dernière en Europe dans l'aide à l'Ukraine par rapport à son PIB. Même le chancelier Olaf Scholz nous exhorte à faire plus" et Emmanuel Macron "se montre pro-européen jusqu'à ce que des intérêts privés puissants soient heurtés. Son gouvernement a bloqué la directive sur les travailleurs des plateformes qui donnerait des droits à des millions de travailleurs exploités par Uber et les autres".

Il considère par ailleurs que scander "+immigration zéro+ est un mensonge" et qu'il "faut gérer les politiques migratoires au niveau européen, sinon ce sera l'implosion et le conflit généralisé".

Il demande de "relancer les opérations de sauvetage en Méditerranée" mais aussi des "voies légales et contrôlées d'immigration" avec "de nouveaux mécanismes de répartition". "Ça ne veut pas dire que vous allez ouvrir les vannes à tout le monde comme le prétendent les démagogues, cela veut dire que vous avez le souci du droit et du réel", fait-il valoir.

Raphaël Glucksmann défend la transition écologique qui est pour lui "le véhicule pour reprendre en main notre destin face à la globalisation dérégulée", car elle "débouchera sur plus d'usines en Europe".

Il prône "un protectionnisme écologique aux frontières européennes" et "un saut fédéral de l'Union" pour qu'elle devienne "une puissance politique et budgétaire" et puisse "lever de l'impôt" voire "mettre en place une taxe sur les plus hauts patrimoines".


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.