Le Parlement arabe affirme qu’Israël «élude ses crimes odieux avec de fausses allégations contre l'Égypte»

Un homme transporte du bois de chauffage à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 janvier 2024, alors que la guerre entre Israël et le Hamas entre dans son centième jour (Photo, AFP).
Un homme transporte du bois de chauffage à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 janvier 2024, alors que la guerre entre Israël et le Hamas entre dans son centième jour (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 14 janvier 2024

Le Parlement arabe affirme qu’Israël «élude ses crimes odieux avec de fausses allégations contre l'Égypte»

  • Le président du Parlement arabe a déclaré qu'Israël essayait d'éluder les crimes qu'il commet dans la bande de Gaza
  • Al-Asoumi a évoqué les efforts déployés par l'Égypte pour répondre aux priorités humanitaires et médicales urgentes en faveur de la population palestinienne

LE CAIRE : Le Parlement arabe a dénoncé comme fausses les allégations faites par les représentants israéliens à la Cour internationale de justice concernant la position égyptienne sur le point de passage de Rafah.

Le président du Parlement arabe, Adel Abdelrahman Al-Asoumi, a déclaré qu'Israël tentait d'éluder les crimes odieux qu'il commettait dans la bande de Gaza en prétendant que l'Égypte empêchait l'entrée de l'aide humanitaire dans la région par le point de passage de Rafah.

Al-Asoumi a précisé que la position de l'Égypte, et celle du président égyptien Abdel Fattah El-Sisi, ne nécessitait le témoignage de personne face à l'agression israélienne. Il a également rendu hommage à l'Égypte qui a fourni une grande partie de l'aide humanitaire à la bande de Gaza.

Il a ajouté : « En plus de ses efforts inlassables au niveau politique pour parvenir à un cessez-le-feu et mettre fin à cette agression, l'Égypte n'a ménagé aucun effort pour faciliter l'entrée de l'aide humanitaire par le point de passage de Rafah ».

 Al-Asoumi a évoqué les efforts déployés par l'Égypte pour répondre aux priorités humanitaires et médicales urgentes en faveur de la population palestinienne de la bande de Gaza.

Il a ajouté que les attaques menées par Israël à proximité du point de passage de Rafah, du côté palestinien, étaient évidentes et que son obstruction à l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza ne nécessitait pas d'autres preuves.

Il a ajouté que le monde entier avait été témoin des crimes de guerre et du génocide commis par Israël.

 Al-Asoumi a fait l'éloge des dirigeants et du peuple égyptiens, soulignant que l'Égypte a toujours été au premier rang des partisans de la cause palestinienne.

Il a ajouté que cette position n'était pas nouvelle, mais qu'elle constituait un mur infranchissable contre les plans et les tentatives visant à liquider la cause palestinienne

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré samedi que le point de passage de Rafah était resté ouvert depuis le début de la crise de Gaza.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Abou Zeid, a déclaré que l'Égypte avait poursuivi sans relâche les efforts internationaux et régionaux visant à faciliter l'entrée d'une aide substantielle dans la bande de Gaza.

Vendredi, Diaa Rashwan, président du service d'information de l'État égyptien, a catégoriquement démenti les allégations de la défense israélienne devant la Cour internationale de justice, selon lesquelles l'Égypte aurait empêché l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza par le point de passage de Rafah. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.