CAN: les organisateurs annoncent des mesures après un match d'ouverture à l'affluence décevante

Vue générale du stade lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2024 au stade olympique Alassane Ouattara d'Ebimpe, Abidjan, le 13 janvier 2024. (Photo de SIA KAMBOU / AFP)
Vue générale du stade lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2024 au stade olympique Alassane Ouattara d'Ebimpe, Abidjan, le 13 janvier 2024. (Photo de SIA KAMBOU / AFP)
Short Url
Publié le Mardi 16 janvier 2024

CAN: les organisateurs annoncent des mesures après un match d'ouverture à l'affluence décevante

ABIDJAN: Les organisateurs de la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule actuellement en Côte d'Ivoire ont annoncé lundi prendre plusieurs mesures pour remplir davantage les stades, après le match d'ouverture entre le pays hôte et la Guinée Bissau, pour lequel l'affluence a été décevante.

La rencontre s'est déroulée samedi devant 37 000 spectateurs environ, dans le stade Alassane Ouattara d'Ebimpé, près d'Abidjan, qui peut en accueillir jusqu'à 60 000.

Une polémique est rapidement née car la rencontre était annoncée à guichets fermés, de nombreux Ivoiriens pointant par exemple la responsabilité de personnes ayant acheté des dizaines de billets en ligne pour spéculer et qui n'ont pas réussi à les revendre à temps.

Lundi, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a assuré prendre "le problème en main". "Vous verrez les résultats dans les 48 heures", a-t-il ajouté, rappelant que la billetterie était toutefois "l'affaire de la Confédération africaine de football (CAF)".

"Au terme de cette première journée de compétition, de nombreux supporters ont exprimé leur inquiétude face à un stade pas totalement plein", ont de leur côté reconnu la CAF et le Comité d'Organisation de CAN (Cocan), dans un communiqué commun.

Ils ont d'abord expliqué que sur les 60 000 places disponibles du stade, seules 50 786 étaient "exploitables" pour un match, après avoir enlevé les places dites "mortes", c'est-à-dire les sièges de sécurité, les sièges de remplacement et les places à visibilité réduite.

Pour la rencontre de samedi, 47 000 billets avaient été vendus ou mis à disposition d'entreprises et institutions, ajoutent aussi les organisateurs, qui "souhaitent rassurer la population sur les mesures prises afin de garantir un accès facilité à la billetterie de la compétition".

Parmi celles-ci, ils ont notamment assuré remettre à la vente les billets réservés aux supporters des nations étrangères ou aux entreprises qui n'auraient pas trouvé preneur.

"Conscients de la forte demande sur la plateforme de billetterie en ligne et des difficultés qu’elle pourrait entraîner, la CAF et le COCAN encouragent activement les populations à se rendre dans les points de vente physiques pour acquérir leurs billets", poursuivent-ils, précisant qu'une cinquantaine de ces points de vente sont ouverts sur tout le territoire ivoirien.

"Nous allons relever le défi de ne jouer aucun match dans un stade vide", avait promis le patron du Cocan, François Amichia, avant la compétition.

Si les matches de dimanche à Abidjan n'ont pas attiré les foules, le stade de Yamoussoukro était davantage rempli lundi, en particulier pour le match entre la Guinée et le Cameroun (1-1).

Les affluences à la CAN sont traditionnellement basses pour la plupart des matches du premier tour.

 

 

panne de signal TV pour le match Sénégal - Gambie pendant 15 minutes

La retransmission télévisée du premier match de la poule C de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) entre le Sénégal et la Gambie a été coupée lundi sur tous les canaux de diffusion, pendant une quinzaine de minutes, a constaté l'AFP.

Sur la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI) qui retransmet tous les matchs de la compétition, un bandeau indiquait "interruption du signal du match sur toutes les chaînes africaines".

Sur BeIn Sports qui diffuse la compétition en France, un autre bandeau précisait que des "problèmes techniques" empêchaient la diffusion du match.

La diffusion a repris au coup d'envoi de la deuxième mi-temps.

Le signal s'était coupé autour de la 30e minute alors que le Sénégal, tenant du titre, menait 1-0 face à la Gambie, à Yamoussoukro.

 

 


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Short Url
  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Short Url
  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Short Url
  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.