CAN 2023: Les pays arabes, entre triomphes passés et nouveaux défis

Vue générale d'une réplique du trophée de la Coupe d'Afrique des Nations lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2024 au stade olympique Alassane Ouattara d'Ebimpe, à Abidjan, le 13 janvier 2024. (Photo Issouf SANOGO / AFP)
Vue générale d'une réplique du trophée de la Coupe d'Afrique des Nations lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2024 au stade olympique Alassane Ouattara d'Ebimpe, à Abidjan, le 13 janvier 2024. (Photo Issouf SANOGO / AFP)
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Publié le Lundi 15 janvier 2024

CAN 2023: Les pays arabes, entre triomphes passés et nouveaux défis

  • Fortes de performances remarquables dans des tournois antérieurs, les équipes arabes sont pour la plupart susceptibles d’empocher le titre de la CAN 2024
  • Des Pharaons d’Égypte aux Aigles de Carthage, Arab News en français passe en revue les différentes équipes arabes en lice

ALGER: La Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 promet une compétition passionnante, avec la participation de puissances arabes du football africain comme l'Algérie, le Maroc, l'Égypte, ou encore la Tunisie. Fortes de performances remarquables dans des tournois antérieurs, ces équipes pourraient toutes empocher le titre. 

Les Pharaons d’Égypte: éternels favoris de la CAN    

L'équipe égyptienne fait indéniablement partie des équipes qui comptent: les Pharaons ont remporté la CAN à sept reprises (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010), un palmarès impressionnant qui fait de l’équipe l'une des plus titrées de l'histoire de la compétition. Les joueurs égyptiens, emmenés par Mo Salah, sont attendus au tournant, alors que l’équipe a été mise en échec (2-2) lors de son premier match par une surprenante équipe du Mozazmbique dimanche à Abidjan. Les joueurs égyptiens peuvent remercier Mo Salah, qui a égalisé sur penalty dans le temps additionnel.

Les Fennecs d’Algérie: en quête de revanche

L'Algérie, qui a remporté la CAN à deux reprises, en 1990 et 2019, a vécu une CAN 2021 catastrophique en ne remportant aucun match. La formation était tombée de haut, après une série de matchs où elle était restée invaincue. Actuellement dirigée par l'entraîneur Djamel Belmadi, l'équipe algérienne aspire à prendre sa revanche et à répéter ses succès passés. Ce soir à 21h, les Fennecs, avec à leur tête Riyad Mahrez, entameront leur premier match du groupe D face à l'Angola.

Les Lions de l’Atlas: l’aura d’une demi-finale de Coupe du monde

Bien que le Maroc ait remporté la CAN une seule fois en 1976, les Lions de l’Atlas ont récemment marqué l'histoire en atteignant les demi-finales de la Coupe du Monde 2022. Sous la direction de Walid Regragui, le Maroc a réalisé un parcours exceptionnel. Après des victoires notables, dont un succès face au Portugal en quarts de finale, le Maroc est devenu le premier pays africain à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde. Bien que les Lions de l'Atlas aient terminé à la 4e place après avoir perdu leur match contre la Croatie, leur performance a été saluée comme historique. Membre du groupe F, le Maroc se mesurera à la Tanzanie mercredi. 

Les Aigles de Carthage: les déçus de la dernière CAN 

La Tunisie a remporté la CAN une seule fois, en 2004, lorsque le pays avait accueilli le prestigieux tournoi.  Malgré une phase de qualifications globalement réussie (4 victoires, 1 nul et 1 défaite en Guinée équatoriale), les Aigles de Carthage ne partent pas favoris de l’édition 2024.  

Les joueurs tunisiens avaient connu une amère CAN 2021, lorsqu’ils avaient été sortis par l’équipe du Mali après un match controversé, où l’arbitre zambien, Janny Sikazwe, avait sifflé la fin de la partie avant la 90e minute, suscitant la colère de l’équipe tunisienne et provoquant la confusion générale sur le terrain.

Les Aigles de Carthage affronteront la Namibie dans le groupe E mardi.

Mauritanie: les «Mourabitounes» espèrent faire leur preuves 

À ce jour, la Mauritanie n'a pas encore inscrit son nom au palmarès de la Coupe d'Afrique des nations. Malgré sa participation relativement récente dans cette compétition, le pays cherche à affirmer sa présence sur la scène du football africain.

La Mauritanie, qui partage le groupe D avec l'Algérie, se prépare à affronter le Burkina Faso mardi. Ce duel s'annonce crucial pour la Mauritanie, étant donné sa position dans la phase de groupes de la compétition.


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.

 


Israël tourne une page avec le retour de son dernier otage à Gaza

L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
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  • Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza
  • "Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza

JERUSALEM: "Nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza": Israël a rapatrié lundi le corps de Ran Gvili, le dernier d'entre eux, marquant la fin du long combat des familles dans une société traumatisée par l'attaque du 7-Octobre.

Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza sans passer par Israël.

"Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza, a-t-il ajouté.

L'armée avait auparavant indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé".

M. Netanyahu a salué "une réussite extraordinaire pour l'Etat d'Israël". "Nous les avons tous ramenés, jusqu'au tout dernier captif", a-t-il dit au Parlement.

Le gouvernement "a accompli sa mission morale", s'est-il prévalu, l'armée se félicitant d'avoir tenu sa promesse de "ne jamais abandonner personne".

"C'est une période qui touche à sa fin", réagit à Tel-Aviv Orna Cheled, une habitante de 70 ans, qui se dit "très émue".

"Mais je ne sens pas que la situation est résolue, que c'est vraiment la fin (...) au final, nous voulons juste vivre en paix", ajoute-t-elle.

"Ça ressemble à une forme de clôture. C'est très émouvant", témoigne aussi Rebecca Geller, 46 ans, une ancienne employée du Forum des familles, la principale association israélienne de proches de captifs.

"TRAVAIL EXTRAORDINAIRE! (...) Félicitations à ma formidable équipe de champions!!!", a écrit pour sa part Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dans le même temps, neuf prisonniers palestiniens ont été libérés par Israël et hospitalisés à Gaza, selon l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir el-Balah (centre).

Fin du "combat" 

Lors de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d'otages.

Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.

Ran Gvili, un policier, était tombé au combat à 24 ans en défendant le kibboutz Aloumim.

Seule sa dépouille n'avait jusque-là pas été rendue à Israël dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza sous pression américaine le 10 octobre.

"Avec le retour de (Ran) Gvili, un héros qui a donné sa vie pour défendre sa communauté, nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza", a écrit le Forum des familles.

"Ce qui avait commencé dans un choc inimaginable est devenu l'un des combats civiques, moraux et humains les plus obstinés de l'Histoire", a-t-il ajouté, un combat désormais "terminé".

Les chaînes de télévision ont diffusé en boucle des images du cercueil de Ran Gvili, recouvert d'un drapeau israélien et entouré de soldats.

"Tu devrais voir les honneurs qu'on te rend ici. Toute la police est avec toi, toute l'armée (...) tout le peuple (...) Je suis fier de toi, mon fils", a lancé son père lors d'un hommage.

Dimanche, les forces israéliennes avaient lancé des fouilles dans un cimetière du nord de Gaza.

Le Hamas avait auparavant indiqué avoir donné aux médiateurs dans le conflit "tous les détails et informations" qu'il détenait sur l'emplacement du corps. Il a affirmé que sa découverte confirmait son "engagement" pour le cessez-le feu.

"Voyager est un rêve" 

Le retour de ce dernier otage ouvre la voie à la réouverture de Rafah, passage crucial pour l'acheminement de l'aide humanitaire.

Elle est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire, mais Israël a déjà précisé qu'elle serait "limitée" aux piétons et soumise à "un mécanisme complet d'inspection israélien".

Sur le terrain, alors que les deux parties s'accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d'habitants palestiniens.

"Le monde ne se soucie pas de nous. Pour nous, voyager est un rêve de retour à la vie", témoigne Maha Youssef, 37 ans, déplacée à Gaza-ville par la guerre.

"Même si cela est financièrement difficile et probablement instable, mes enfants pourraient voir à quoi ressemble une vie normale et la vivre et au moins, ils pourraient aller à l'école", ajoute-t-elle.

La deuxième étape du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l'ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

Le secrétaire général de l'ONU a salué lundi le retour du corps de Ran Gvili, appelant à une "mise en oeuvre intégrale" de l'accord de cessez-le-feu après plus de deux ans de guerre.