Le monde célèbre le Nouvel An dans le confinement

Des feux d'artifice du Nouvel An éclatent au-dessus de l'emblématique Harbour Bridge et de l'Opéra (à gauche) lors du feu d'artifice du 1er janvier 2021 (AFP)
Des feux d'artifice du Nouvel An éclatent au-dessus de l'emblématique Harbour Bridge et de l'Opéra (à gauche) lors du feu d'artifice du 1er janvier 2021 (AFP)
Des feux d'artifice sont lancés depuis la Sky Tower pour marquer le changement d'année le soir du Nouvel An à Auckland, en Nouvelle-Zélande, le jeudi 31 décembre 2020. La Nouvelle-Zélande et ses voisins insulaires du Pacifique Sud n'ont pas de COVID-19 et les célébrations du Nouvel An se passent comme avant. (Michael Craig / NZ Herald via AP)
Des feux d'artifice sont lancés depuis la Sky Tower pour marquer le changement d'année le soir du Nouvel An à Auckland, en Nouvelle-Zélande, le jeudi 31 décembre 2020. La Nouvelle-Zélande et ses voisins insulaires du Pacifique Sud n'ont pas de COVID-19 et les célébrations du Nouvel An se passent comme avant. (Michael Craig / NZ Herald via AP)
Un jeune patine devant une pancarte de vœux du Nouvel An dans le centre de Hanoi le 30 décembre 2020. / AFP / Nhac NGUYEN
Un jeune patine devant une pancarte de vœux du Nouvel An dans le centre de Hanoi le 30 décembre 2020. / AFP / Nhac NGUYEN
Une vue générale montre l'opéra et le Harbour Bridge quelques heures avant un feu d'artifice pour célébrer le Nouvel An à Sydney le 31 décembre 2020. / AFP / SAEED KHAN
Une vue générale montre l'opéra et le Harbour Bridge quelques heures avant un feu d'artifice pour célébrer le Nouvel An à Sydney le 31 décembre 2020. / AFP / SAEED KHAN
 Les gens tiennent des pancartes et des ballons formant le numéro 2021 lors des célébrations du Nouvel An à Amritsar le 31 décembre 2020. / AFP / NARINDER NANU
Les gens tiennent des pancartes et des ballons formant le numéro 2021 lors des célébrations du Nouvel An à Amritsar le 31 décembre 2020. / AFP / NARINDER NANU
TOPSHOT - Des femmes marchent sous un parapluie devant un panneau 2021 affiché dans le centre-ville de Pristina le 30 décembre 2020, alors que les Kosovars se préparent à célébrer le Nouvel An 2021 chez eux, au milieu de la pandémie actuelle de Covid-19 (nouveau coronavirus). / AFP / Armend NIMANI
TOPSHOT - Des femmes marchent sous un parapluie devant un panneau 2021 affiché dans le centre-ville de Pristina le 30 décembre 2020, alors que les Kosovars se préparent à célébrer le Nouvel An 2021 chez eux, au milieu de la pandémie actuelle de Covid-19 (nouveau coronavirus). / AFP / Armend NIMANI
Une illustration prise le 30 décembre 2019 à Budapest montre les chiffres de l'année 2021 peints à la lumière devant un sapin de Noël illuminé. / AFP / ATTILA KISBENEDEK
Une illustration prise le 30 décembre 2019 à Budapest montre les chiffres de l'année 2021 peints à la lumière devant un sapin de Noël illuminé. / AFP / ATTILA KISBENEDEK
Un Palestinien ajoute la dernière touche à une sculpture de sable représentant l'année 2021 avec un cœur, sur les rives de Gaza Ciry le 30 décembre 2020. / AFP / Mohammed ABED
Un Palestinien ajoute la dernière touche à une sculpture de sable représentant l'année 2021 avec un cœur, sur les rives de Gaza Ciry le 30 décembre 2020. / AFP / Mohammed ABED
Des feux d'artifice sont lancés depuis la Sky Tower pour marquer le changement d'année la veille du Nouvel An à Auckland, en Nouvelle-Zélande, le jeudi 31 décembre 2020. La Nouvelle-Zélande et ses voisins insulaires du Pacifique Sud n'ont pas de COVID-19 et les célébrations du Nouvel An se déroulent comme avant. (Michael Craig / NZ Herald via AP)
Des feux d'artifice sont lancés depuis la Sky Tower pour marquer le changement d'année la veille du Nouvel An à Auckland, en Nouvelle-Zélande, le jeudi 31 décembre 2020. La Nouvelle-Zélande et ses voisins insulaires du Pacifique Sud n'ont pas de COVID-19 et les célébrations du Nouvel An se déroulent comme avant. (Michael Craig / NZ Herald via AP)
Des feux d'artifice du Nouvel An éclatent au-dessus de l'emblématique Harbour Bridge et de l'Opéra (à gauche) lors du feu d'artifice du 1er janvier 2021 (AFP)
Des feux d'artifice du Nouvel An éclatent au-dessus de l'emblématique Harbour Bridge et de l'Opéra (à gauche) lors du feu d'artifice du 1er janvier 2021 (AFP)
Les gens regardent la zone de Marina Bay s'illuminer dans le cadre des célébrations du Nouvel An à Singapour le 31 décembre 2020 (AFP)
Les gens regardent la zone de Marina Bay s'illuminer dans le cadre des célébrations du Nouvel An à Singapour le 31 décembre 2020 (AFP)
Des feux d'artifice du Nouvel An éclatent au-dessus de l'emblématique Harbour Bridge et de l'Opéra (à gauche) lors du feu d'artifice du 1er janvier 2021 (AFP)
Des feux d'artifice du Nouvel An éclatent au-dessus de l'emblématique Harbour Bridge et de l'Opéra (à gauche) lors du feu d'artifice du 1er janvier 2021 (AFP)
La tour de Tokyo (à droite) est allumée alors que les gens marchent au parc Shiba le soir du Nouvel An à Tokyo le 31 décembre 2020 (AFP)
La tour de Tokyo (à droite) est allumée alors que les gens marchent au parc Shiba le soir du Nouvel An à Tokyo le 31 décembre 2020 (AFP)
Un vendeur décore son magasin de jouets avant le Nouvel An à Koweït le 31 décembre 2020. / AFP / YASSER AL-ZAYYAT
Un vendeur décore son magasin de jouets avant le Nouvel An à Koweït le 31 décembre 2020. / AFP / YASSER AL-ZAYYAT
Un homme et une femme posent pour une photo devant un panneau 2021 alors qu'un nombre limité de personnes commencent à célébrer le réveillon du Nouvel An au front de mer du port de Sydney au milieu des réglementations de prévention du COVID-19 renforcées à Sydney, Australie, le 31 décembre 2020. REUTERS / Loren Elliott
Un homme et une femme posent pour une photo devant un panneau 2021 alors qu'un nombre limité de personnes commencent à célébrer le réveillon du Nouvel An au front de mer du port de Sydney au milieu des réglementations de prévention du COVID-19 renforcées à Sydney, Australie, le 31 décembre 2020. REUTERS / Loren Elliott
Des personnes portant des masques tiennent des ballons au bord d'une rivière le soir du Nouvel An, à la suite de l'épidémie de coronavirus (COVID-19), à Wuhan, province du Hubei, Chine, le 31 décembre 2020. REUTERS / Tingshu Wang
Des personnes portant des masques tiennent des ballons au bord d'une rivière le soir du Nouvel An, à la suite de l'épidémie de coronavirus (COVID-19), à Wuhan, province du Hubei, Chine, le 31 décembre 2020. REUTERS / Tingshu Wang
Un panneau 2021 est affiché dans le centre-ville de Pristina le 30 décembre 2020, alors que les Kosovars se préparent à célébrer le Nouvel An 2021 chez eux, au milieu de la pandémie actuelle de Covid-19 (nouveau coronavirus). / AFP / Armend NIMANI
Un panneau 2021 est affiché dans le centre-ville de Pristina le 30 décembre 2020, alors que les Kosovars se préparent à célébrer le Nouvel An 2021 chez eux, au milieu de la pandémie actuelle de Covid-19 (nouveau coronavirus). / AFP / Armend NIMANI
Un motocycliste passe devant un motif floral marquant l'arrivée du nouvel an thaïlandais 2564 à Bangkok le 31 décembre 2020. / AFP / Mladen ANTONOV
Un motocycliste passe devant un motif floral marquant l'arrivée du nouvel an thaïlandais 2564 à Bangkok le 31 décembre 2020. / AFP / Mladen ANTONOV
Des gens posent près d'une décoration le soir du Nouvel An dans un centre commercial de Bombay le 31 décembre 2020 (AFP)
Des gens posent près d'une décoration le soir du Nouvel An dans un centre commercial de Bombay le 31 décembre 2020 (AFP)
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Publié le Vendredi 01 janvier 2021

Le monde célèbre le Nouvel An dans le confinement

Le monde célèbre le Nouvel An dans le confinement

Le monde a commencé jeudi à célébrer le Nouvel An, les mesures pour endiguer la pandémie mettant en sourdine les célébrations de milliards de personnes désireuses de dire adieu à une année 2020 marquée par le virus.
Après une année difficile au cours de laquelle environ 1,7 million de personnes sont mortes de la Covid-19, de nouvelles vagues de contamination ont déclenché de nouveaux confinements et forcé les fêtards potentiels à prolonger la tradition de 2020 d’assister aux événements à partir de leur canapé.


Witkoff et Kushner à Doha, pas de pourparlers directs entre américains et iraniens

Le Premier ministre du Qatar, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani. (AFP)
Le Premier ministre du Qatar, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani. (AFP)
  • Accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires la semaine dernière, les Etats-Unis ont annoncé dimanche avoir bombardé le pays en retour
  • En réponse, l'Iran a ciblé deux de ses voisins du Golfe, le Koweït et Bahreïn

DOHA: Une délégation iranienne doit rencontrer des médiateurs mercredi à Doha dans le cadre des négociations avec Washington pour mettre fin à la guerre, selon les autorités iraniennes qui soulignent leur refus de négociations directes avec les Etats-Unis.

Des émissaires américains sont arrivés mardi à Doha pour des discussions sur l'Iran avec des médiateurs qataris.

L'Iran a lui aussi annoncé l'envoi cette semaine d'une délégation au Qatar, mais exclu tout contact direct avec les responsables américains, après des échanges de frappes qui ont menacé de faire voler en éclats la trêve.

Voici ce que l'on sait de la situation:

Witkoff et Kushner à Doha 

Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, hommes de confiance du président Donald Trump, sont arrivés à Doha pour discuter avec des responsables qataris de l'Iran et de la situation au Liban, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari.

"A ma connaissance, aucune rencontre directe n'est programmée entre les deux parties (américaine et iranienne) dans les prochains jours", a-t-il néanmoins ajouté.

Lundi, Donald Trump avait laissé entendre que des discussions entre Washington et Téhéran devaient se tenir mardi. "L'Iran a demandé une réunion. Elle aura lieu demain (mardi) à Doha", avait-il affirmé.

Après avoir d'abord démenti toute réunion, la diplomatie iranienne a confirmé lundi l'envoi d'une "délégation d'experts" cette semaine à Doha, menée par le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi. Une première réunion est prévue avec les médiateurs mercredi selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Mais "dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau", a-t-il insisté.

Les Etats-Unis et l'Iran se sont à plusieurs reprises contredits depuis le début des discussions ayant abouti le 17 juin à la signature d'un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, avec des négociations se matérialisant subitement alors que la situation semblait dans l'impasse.

Ormuz, le nœud gordien 

Un diplomate au fait des pourparlers a déclaré à l'AFP que des "équipes techniques" américaines et iraniennes devaient se rencontrer pour parler de "la mise en œuvre du protocole d'accord" conclu entre les deux pays.

"Les canaux de communication pour désamorcer les incidents sont opérationnels", a-t-il ajouté.

Si la signature du pacte entre Washington et Téhéran a permis de réduire l'intensité du conflit, d'importantes tensions existent autour de la gestion du stratégique détroit d'Ormuz, où le trafic a ralenti ce weekend après deux attaques de navires.

Au total, 29 bateaux transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi et 12 dimanche, selon les données de la société de suivi maritime Kpler, un chiffre en net recul par rapport aux jours précédents.

L'Iran répète depuis des semaines vouloir imposer un droit de passage sous une forme ou une autre, une mesure jugée inacceptable par les Etats-Unis.

Depuis la levée du blocus ayant suivi le protocole d'accord avec les Etats-Unis, l'Iran a exporté "plus de 40 millions de barils de pétrole, a déclaré le chef de l'équipe de négociation Mohammad Bagher Ghalibaf lors d'une interview diffusée mardi soir à la télévision d'Etat.

En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, "nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il observé.

Reflétant les incertitudes sur les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, le prix du brut progressait mercredi. Vers 01H50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, montait de 0,32% à 73,18 dollars.

L'Iran prêt pour le dialogue et la guerre  

Accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires la semaine dernière, les Etats-Unis ont annoncé dimanche avoir bombardé le pays en retour. En réponse, l'Iran a ciblé deux de ses voisins du Golfe, le Koweït et Bahreïn.

La situation semble depuis s'être apaisée sur le plan militaire, même si le chef de l'équipe de négociation iranienne Mohammad Bagher Ghalibaf a encore répété que l'Iran se tenait prêt pour "la guerre" - tout en privilégiant "le dialogue".

Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans les pourparlers avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes ces derniers jours, malgré la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre pour une "paix durable".

L'accord-cadre prévoit notamment qu'Israël continue d'occuper le sud du Liban, comme depuis le début de cette nouvelle guerre contre le Hezbollah, jusqu'à ce que le mouvement chiite soutenu par l'Iran rende les armes - ce qu'il refuse de faire.

Une exigence de longue date, que le gouvernement libanais peine à mettre en œuvre malgré la pression des Etats-Unis.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le nord d'Israël en soutien à l'Iran, visé par l'offensive américano-israélienne. Israël a riposté en jurant d'"éliminer" le mouvement, et déployé ses troupes dans le sud. Ses frappes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.


Pas de négociation directe entre l'Iran et les Etats-Unis à Doha, selon le Qatar

  • "M. Steve Witkoff et M. Jared Kushner sont ici à Doha pour rencontrer des médiateurs et des responsables qataris, et les discussions porteront sur l'ensemble des questions régionales (...) y compris, bien sûr, les négociations avec l'Iran, mais aussi le L
  • "Ils ne sont pas ici pour leurs négociations avec les Iraniens"

DOHA: Le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit Iran/Etats-Unis, a affirmé mardi qu'aucune discussion directe n'était prévue dans les jours à venir à Doha, où Washington a envoyé ses émissaires pour des réunions avec des médiateurs.

Les deux camps avaient annoncé l'envoi de responsables au Qatar pour avancer après la signature mi-juin d'un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban.

"M. Steve Witkoff et M. Jared Kushner sont ici à Doha pour rencontrer des médiateurs et des responsables qataris, et les discussions porteront sur l'ensemble des questions régionales (...) y compris, bien sûr, les négociations avec l'Iran, mais aussi le Liban", a déclaré Majed Al Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Ils ne sont pas ici pour leurs négociations avec les Iraniens", a-t-il précisé. Par ailleurs, selon lui, "aucune rencontre directe n'est programmée entre les deux parties dans les prochains jours" ni aucune "réunion de haut niveau".

Côté iranien, une "délégation technique effectue des allers-retours à Doha en fonction de l'avancée des négociations. Il n'y a actuellement aucune délégation de haut niveau sur place", a ajouté le porte-parole.

Les discussions techniques portent sur des points du dossier nucléaire, des questions économiques, de performance de l'Etat ou sur la sécurité, a énuméré Majed Al Ansari.

Le Qatar a d'abord refusé de prendre le rôle de médiateur, après avoir été la cible de tirs iraniens en représailles aux frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Mais depuis plusieurs semaines, il joue un rôle plus actif dans les négociations auprès du Pakistan, autre pays médiateur.


Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, réunions annoncées au Qatar

Un avion de chasse F-16 de l’US Air Force patrouille dans le ciel au-dessus du Moyen-Orient. (Central Command)
Un avion de chasse F-16 de l’US Air Force patrouille dans le ciel au-dessus du Moyen-Orient. (Central Command)
  • L’Iran et les États-Unis prévoient des échanges au Qatar, mais Téhéran exclut toute négociation directe
  • Tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz après des attaques et un ralentissement du trafic maritime

WASHINGTON: L'Iran et les Etats-Unis ont annoncé lundi des réunions cette semaine au Qatar après leurs attaques des derniers jours, mais Téhéran évoque des rencontres techniques sans négociations directes avec le camp adverse quand Washington parle de "réunions de haut niveau".

Les deux camps ont décidé, selon un responsable américain, de cesser leurs attaques, menées en dépit de la signature d'un protocole d'accord à la mi-juin pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.

Et le président américain a écrit sur son réseau Truth Social: "L'IRAN A DEMANDE UNE REUNION. ELLE AURA LIEU DEMAIN (mardi) A DOHA !".

Peu après, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a annoncé sur Fox News que les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient sur place "cette semaine pour participer à des réunions de haut niveau".

D'après CNN, qui cite deux responsables américains, Steve Witkoff est déjà en route pour Doha.

Un diplomate au fait des pourparlers a confirmé à l'AFP une rencontre "ces prochains jours des équipes techniques", ajoutant que "les canaux de communication pour désamorcer les incidents étaient opérationnels".

- Tensions autour d'Ormuz -

Après avoir d'abord démenti toute réunion, la diplomatie iranienne a confirmé lundi l'envoi d'une "délégation d'experts" cette semaine à Doha. Mais "dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau", a insisté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Les tensions se cristallisent autour de la gestion du stratégique détroit d'Ormuz, où le trafic a ralenti ce week-end après deux attaques de navires.

Au total, 29 bateaux transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi et 12 dimanche, selon les données de la société de suivi maritime Kpler, un chiffre en net recul par rapport aux jours précédents.

L'Iran répète depuis des semaines en dépit de l'opposition des Etats-Unis qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage était gratuit. Et il a menacé les navires tentés de contourner l'itinéraire autorisé.

Accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires la semaine dernière, les Etats-Unis ont bombardé le pays en retour, et l'Iran a ciblé ses voisins du Golfe, Koweït et Bahreïn.

De quoi fragiliser le protocole d'accord signé le 17 juin entre Téhéran et Washington.

- Frais de service -

L'Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur le transit dans le détroit et envisagent donc des frais de service. Pourtant la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, non ratifiée par Téhéran, garantit la liberté de navigation "sans entrave" des navires dans les détroits servant à la navigation internationale.

Verrouillé par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, cette voie maritime cruciale pour le commerce mondial d'hydrocarbures a rouvert peu après la signature du protocole d'accord.

Téhéran n'autorise cependant qu'un seul couloir de passage, le long de ses côtes.

Oman entretient de son côté le flou et a annoncé l'ouverture d'une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l'ONU pour évacuer les marins et navires bloqués.

Le sultan d'Oman, Haïtham ben Tariq, et le président français Emmanuel Macron ont plaidé lundi pour une "navigation libre, sans conditions ni restrictions" et convenu d'y mener des "opérations de déminage conjointes". Ce à quoi la diplomatie iranienne a répondu en sommant la France de ne pas "compliquer davantage" la situation.

- "Détermination" -

Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans les pourparlers avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes ce week-end, malgré la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre pour une "paix durable".

Selon un média d'Etat libanais, une frappe israélienne a encore eu lieu lundi dans le sud du pays.

L'accord-cadre prévoit notamment qu'Israël continue à occuper le sud du Liban, comme depuis le début de cette nouvelle guerre contre le Hezbollah, jusqu'à ce que le mouvement chiite soutenu par l'Iran rende les armes.

Une exigence de longue date, que le gouvernement libanais peine à mettre en oeuvre malgré la pression des Etats-Unis.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a justement affiché sa "détermination" à asseoir l'autorité de l'Etat en déployant son armée jusqu'à la frontière avec Israël, dans une zone où le Hezbollah est implanté.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le nord d'Israël en soutien à son parrain iranien, visé par l'offensive américano-israélienne. Israël a riposté en jurant d'"éliminer" le mouvement, et déployé ses troupes dans le sud. Ses frappes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.