Le tourisme mondial relève la tête et devrait battre son record en 2024

Des visiteurs montent les escaliers de la dune du Pilat, la plus haute dune de sable d'Europe, à Pyla sur Mer, dans le sud-ouest de la France, le 9 juillet 2023. (AFP)
Des visiteurs montent les escaliers de la dune du Pilat, la plus haute dune de sable d'Europe, à Pyla sur Mer, dans le sud-ouest de la France, le 9 juillet 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 20 janvier 2024

Le tourisme mondial relève la tête et devrait battre son record en 2024

  • L'agence onusienne basée à Madrid a par ailleurs annoncé que 1,3 milliard de touristes avaient voyagé à l'étranger l'an dernier, soit 44% de plus qu'en 2022
  • La reprise a été plus faible en Asie, où le nombre de touristes internationaux a plafonné à 65% de celui de 2019, en dépit de la levée des restrictions sanitaires

MADRID: Après trois ans de convalescence post-Covid, le tourisme mondial a retrouvé des couleurs l'an dernier, selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui prévoit un niveau d'activité record en 2024 malgré les tensions internationales, notamment au Proche-Orient.

D'après l'agence onusienne basée à Madrid, près d'1,3 milliard d'arrivées de touristes internationaux ont été enregistrées en 2023 dans le monde, contre 900 millions environ en 2022 et 450 millions en 2021.

Ce chiffre équivaut à 88% du niveau de 2019, dernière année avant la pandémie de Covid-19, précise l'OMT dans un communiqué. Cette année là, 1,46 milliard de touristes internationaux avaient voyagé dans le monde, soit un record d'après l'agence.

La reprise a été portée en 2023 par une forte dynamique au Moyen-Orient, où les arrivées touristiques ont dépassé de 22% le chiffre de 2019, mais aussi sur le continent américain et en Europe, première destination touristique mondiale où l'activité a atteint 94% de son niveau pré-pandémique.

La reprise a en revanche été plus faible que prévu en Asie (65% du niveau de 2019), en dépit de la levée des restrictions sanitaires décidée voilà un an en Chine, dont la fin des quarantaines obligatoires pour les voyageurs en provenance de l'étranger, après trois ans de politique "zéro-Covid".

3% du PIB mondial

Malgré ce bémol, "les dernières données de l'OMT mettent en lumière la résilience et le rebond rapide du tourisme", avec des conséquences d'ores et déjà visibles sur "la croissance" et les "emplois", souligne le secrétaire général de l'OMT, Zurab Pololikashvili, cité dans le communiqué.

D'après une estimation préliminaire fournie par l'agence madrilène, les recettes générées par le tourisme international ont atteint 1.400 milliards de dollars l'an dernier. La contribution économique du tourisme, en incluant le trafic aérien, s'est élevée à 3% du PIB mondial.

Cette reprise attendue de longue date par les acteurs touristiques devrait se poursuivre au cours des prochains mois. D'après une première estimation de l'OMT, les arrivées touristiques devraient ainsi dépasser de 2% le niveau de 2019 cette année, soit un nouveau record.

Selon l'agence onusienne, l'activité devrait notamment profiter de la hausse du tourisme en Chine grâce à l'assouplissement du régime des visas pour de nombreux pays, dont la France, l'Allemagne et l'Italie, et des déplacements des Chinois dans d'autres zones du monde.

La Chine était avant la pandémie le premier pourvoyeur de touristes au monde, avec 154 millions de Chinois ayant visité d'autres pays, selon l'OMT. Les Chinois étaient par ailleurs ceux qui dépensaient le plus, avec 255 milliards de dollars déboursés en 2019, soit 17% des dépenses touristiques mondiales.

Risques géopolitiques

La reprise du tourisme chinois devrait profiter notamment à la France, première destination touristique mondiale. Le pays, qui va accueillir cet été les Jeux olympiques mais aussi le 80e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie, devrait recevoir en 2024 plus de 100 millions de touristes, selon le gouvernement.

Il devrait également bénéficier à l'Espagne, deuxième pays le plus visité au monde, avec 84 millions de touristes l'an dernier, soit un nouveau record, d'après l'exécutif. "Nous sommes bien placés pour continuer sur cette voie en 2024", a souligné vendredi le ministre du Tourisme, Jordi Hereu.

D'après l'OMT, la consolidation du tourisme mondial reste néanmoins tributaire de l'évolution des "risques géopolitiques", notamment au Proche-Orient, où le tourisme devrait souffrir des conséquences du conflit entre Israël et le Hamas, et en Ukraine, où la guerre avec la Russie s'enlise.

Elle pourrait également être pénalisée par des problèmes économiques, comme "l'inflation persistante, les taux d'intérêt élevés" et "la volatilité des prix du pétrole", qui pourraient "continuer à influer sur les coûts du transport et de l'hébergement en 2024".

Un ensemble de facteurs qui pourraient pousser les touristes internationaux à "voyager plus près de chez eux", par souci d'économie, conclut l'OMT.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


Plan d'économies à La Provence (CMA Média), avec de possibles départs

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
  • Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies
  • Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels)

MARSEILLE: CMA Média prévoit un plan d'économies au quotidien La Provence, pouvant comporter de 20 à 30 départs y compris à la rédaction, a-t-on appris mardi de sources concordantes au sein du journal marseillais, le groupe cherchant déjà à vendre les antennes locales de BFMTV.

Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies, avec notamment un plan de départs volontaires au sein de RMC BFM. L'annonce d'une mise en vente des neuf chaînes locales de BFM avait provoqué une grève largement suivie.

Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels), existant depuis 2023, confirmant une information du média d'investigation La Lettre.

Cherchant à "réaliser entre 1,5 et deux millions d'économies", la direction explore plusieurs pistes. "On va tout repeigner, contrats de prestations, coûts de papier, déplacements...", dit-il.

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable.

"Tout ça se fait dans le cadre de notre stratégie de retour à l'information de proximité, mais dans une contrainte économique forte", poursuit M. Pelé. Car malgré un "redressement de la diffusion, notamment avec les municipales" en mars, le groupe a connu "un décrochage publicitaire."

Le syndicat SNJ La Provence évoque également "de nouveaux départs" dans le cadre de la GEPP. "Si tout reste à définir, entre 20 et 30 personnes pourraient être cette fois-ci ciblées" dont du personnel de la rédaction, selon un communiqué du SNJ consulté par l'AFP.

"La cartographie n'est pas faite, ça ne se fera pas avant la rentrée. Donc pour l'instant, c'est un peu prématuré", indique sous couvert d'anonymat un membre du CSE, rappelant que l'entreprise compte près de 300 salariés, pour moitié des journalistes.

D'après le SNJ, "l'enchaînement des GEPP, qui sont à l'origine des outils pour transformer les entreprises, ne saurait être à lui seul une stratégie". Dénonçant "un plan social déguisé", le syndicat souligne "qu'une personne partie grâce à cet outil ne peut pas être remplacée."

Via CMA Media, CMA CGM détient la chaîne télé d'information continue BFMTV, la radio RMC, les chaînes télé RMC Découverte, RMC Story et RMC Life, les journaux La Tribune/La Tribune Dimanche, La Provence et Corse Matin, ainsi que le média vidéo en ligne Brut.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.