Frappes à Damas: L'Iran accuse Israël et menace de représailles

L'Iran a accusé samedi Israël d'avoir mené l'attaque ayant entraîné la mort de quatre responsables militaires iraniens en Syrie (Photo, AFP).
L'Iran a accusé samedi Israël d'avoir mené l'attaque ayant entraîné la mort de quatre responsables militaires iraniens en Syrie (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 21 janvier 2024

Frappes à Damas: L'Iran accuse Israël et menace de représailles

  • Le CGRI, l'armée idéologique de l'Iran, a confirmé que cinq de ses membres avaient été tués dans cette frappe
  • Ils avaient annoncé mardi avoir lancé plusieurs salves de missiles balistiques sur des cibles à Erbil

TEHERAN: L'Iran a accusé samedi Israël d'avoir mené l'attaque ayant entraîné la mort de cinq responsables militaires iraniens en Syrie, et l'a menacé de représailles "au moment et à l'endroit appropriés", selon un communiqué de la diplomatie iranienne.

"Outre la poursuite politique, juridique et internationale de ces actions agressives et criminelles, la République islamique d'Iran se réserve le droit de répondre au terrorisme organisé du faux régime sioniste au moment et à l'endroit appropriés", a-t-il ajouté.

Le Corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, a confirmé que quatre de ses membres avaient été tués dans cette frappe qui a visé samedi un bâtiment à Damas et fait dix morts au total, selon une ONG syrienne.

Des médias iraniens ont présenté l'une des victimes comme étant "le général Sadegh Omidzadeh, responsable en Syrie du renseignement pour la Force Qods", la branche des opérations extérieures de l'Iran. Cette information n'a pas été confirmée officiellement.

Missiles à Erbil 

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne, "la violation fréquente de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie et l'escalade des attaques agressives et provocatrices contre diverses cibles" dans ce pays démontrent "l'impuissance et la désespérance" d'Israël "sur le champ de bataille contre les forces de résistance à Gaza et en Cisjordanie au cours des 100 derniers jours".

Les Gardiens avaient annoncé mardi avoir lancé plusieurs salves de missiles balistiques sur des cibles à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, détruisant "un quartier général d'espionnage" qu'ils ont attribué à Israël. Ces frappes ont tué au moins "quatre civils" et fait six blessés, selon les autorités irakiennes.

L'Iran a expliqué avoir mené ces derniers jours des frappes en Irak, en Syrie et au Pakistan en réponse à de récentes opérations d'élimination de commandants iraniens ou alliés, et à des attaques perpétrées dans le pays.

Fin décembre, Téhéran avait accusé Israël d'avoir éliminé en Syrie le général de brigade Razi Moussavi, un autre important commandant de la Force Qods.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Short Url
  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Short Url
  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

Short Url
  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.