Elon Musk visite le site d'Auschwitz, va parler d'antisémitisme en ligne, en Pologne

Elon Musk, PDG de X, assiste à un symposium sur «l'antisémitisme en ligne» lors de la conférence de l'Association juive européenne à Cracovie, le 22 janvier 2024. (Photo de Bartosz SIEDLIK / AFP)
Elon Musk, PDG de X, assiste à un symposium sur «l'antisémitisme en ligne» lors de la conférence de l'Association juive européenne à Cracovie, le 22 janvier 2024. (Photo de Bartosz SIEDLIK / AFP)
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Publié le Lundi 22 janvier 2024

Elon Musk visite le site d'Auschwitz, va parler d'antisémitisme en ligne, en Pologne

  • M. Musk devait s'exprimer, lors d'une table ronde à 16h00 (15h00 GMT), aux côtés de l'éditorialiste américain Ben Shapiro, à l'occasion d'une conférence à Cracovie
  • Quelques heures plus tôt, M. Musk a effectué une visite privée lundi du site du camp de la mort construit par l'Allemagne nazie en Pologne occupée entre 1940 et 1945

CRACOVIE, Pologne: Le milliardaire américain Elon Musk a visité lundi le site du camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau et devait s'exprimer sur l'antisémitisme en ligne, lors d'une conférence dans le sud de la Pologne, quelques semaines après avoir déclenché une tempête en relayant des propos relevant de la sphère complotiste et antisémite.

M. Musk devait s'exprimer, lors d'une table ronde à 16h00 (15h00 GMT), aux côtés de l'éditorialiste américain Ben Shapiro, à l'occasion d'une conférence à Cracovie. Celle-ci se tient peu avant le 79e anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier, date de la Journée de commémoration de l'Holocauste.

Quelques heures plus tôt, M. Musk a effectué une visite privée lundi du site du camp de la mort construit par l'Allemagne nazie en Pologne occupée entre 1940 et 1945, où un million de Juifs européens et plus de 100 000 non-Juifs ont été exterminés.

Cette conférence organisée par l'Association juive européenne (EJA) se tient après que M. Musk a répondu en novembre à un tweet affirmant que les personnes juives encourageaient la "haine contre les Blancs", par ce message: "Tu as dit l'exacte vérité", avant de s'excuser.

Le propriétaire de Tesla et SpaceX a aussi été accusé d'avoir laissé proliférer les discours haineux sur X (ex-Twitter), depuis qu'il a racheté cette plateforme pour 44 milliards de dollars en octobre 2022.

Des hauts responsables politiques européens et Elon Musk, se sont réunis à Cracovie "pour discuter et trouver des solutions à la hausse astronomique de l'antisémitisme en Europe", selon l'EJA.

Cette "tendance inquiétante" s'est intensifiée depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque d'une violence sans précédent lancée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de plus de 1 140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels.

Les militants du Hamas ont également pris environ 250 otages, dont 132 environ, selon Israël, se trouvent toujours à Gaza.

Israël a répondu par des bombardements et une offensive terrestre qui ont coûté la vie à au moins 25 295 personnes, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas publiés lundi.

«Absurde d'être accusé»

Lors d'une discussion en direct diffusée sur X en septembre, le président de l'EJA, le rabbin Menachem Margolin, avait invité M. Musk à visiter le site d'Auschwitz.

Selon M. Margolin, si Elon Musk s'exprimait à la suite de cette visite, il s'agira d'une "déclaration très forte" qui "pourrait contribuer grandement à la sensibilisation à l'Holocauste et à la lutte contre l'antisémitisme".

M. Musk a convenu que cela pourrait être "utile" en tant qu'"exemple pour les autres". Au cours de la discussion, M. Musk s'est décrit comme un "juif ambitieux" et a déclaré qu'il avait fréquenté une école maternelle hébraïque.

"Il est absurde d'être accusé de quelque chose alors que toutes les preuves vont dans l'autre sens et que l'histoire de ma vie est en fait pro-sémite", avait-il ajouté à l'époque.

M. Musk a menacé de porter plainte contre la Ligue anti-diffamation (Anti-Defamation League, ADL), une association de lutte contre l'antisémitisme qui dénonce une hausse notable de la désinformation et des insultes homophobes et racistes sur X, depuis que les règles de modération y ont changé avec l'arrivée d'Elon Musk.

Et X poursuit en justice Media Matters, accusant l'organisation à but non lucratif de faire fuir des annonceurs publicitaires en affirmant que la plateforme est saturée de contenus antisémites.

«Un rôle énorme à jouer»

En novembre, la Maison Blanche a accusé M. Musk d'avoir fait une "promotion abjecte de la haine antisémite et raciste" lorsqu'il a qualifié sur X d'"exacte vérité" une publication affirmant que les personnes juives encourageaient la "haine contre les Blancs".

La déclaration de M. Musk avait provoqué une avalanche de départs de X de grands annonceurs.

Le milliardaire s'est ensuite excusé pour ce qu'il a qualifié de "le pire et le plus stupide des posts que j'aie jamais faits". Selon lui, sa remarque avait été mal interprétée et il a cherché à la clarifier dans des messages ultérieurs.

Après la controverse, le fondateur de SpaceX s'est rendu en Israël, tout en déclarant que ce voyage avait été planifié plus tôt et qu'il ne s'agissait pas d'une "tournée d'excuses". Le président israélien Isaac Herzog lui a alors signifié qu'il avait "un rôle énorme à jouer" dans la lutte contre l'antisémitisme.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com