Saint-Denis prolonge l'arrêté contre les attroupements après la mort violente de deux jeunes

La ville de Saint-Denis a prolongé lundi pour 48 heures l'interdiction d'attroupements dans l'espace public (Photo, AFP).
La ville de Saint-Denis a prolongé lundi pour 48 heures l'interdiction d'attroupements dans l'espace public (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 janvier 2024

Saint-Denis prolonge l'arrêté contre les attroupements après la mort violente de deux jeunes

  • «Tous regroupements et attroupements de personnes entraînant des occupations abusives, prolongées du domaine public portant atteinte à l'ordre et à la sécurité, sont interdits»
  • Quelques heures avant le meurtre de Sedan, un lycéen de 18 ans, Farid A., avait été violemment agressé à coups de battes de base-ball devant son établissement scolaire

BOBIGNY: La ville de Saint-Denis a prolongé lundi pour 48 heures l'interdiction d'attroupements dans l'espace public, prise jeudi après le décès de deux adolescents de 14 et 18 ans, à la suite de deux agressions distinctes, dans un contexte de tensions inter-quartiers.

"C'est une mesure qui pour l'instant a fait ses preuves", a déclaré lundi à l'AFP Mathieu Hanotin, maire PS de la ville populaire de 113.000 habitants, en Seine-Saint-Denis.

Depuis jeudi, la police a ainsi procédé à "une vingtaine d'interpellations de personnes qui étaient clairement mal intentionnées puisqu'elles étaient en possession d'objets contondants divers et variés", a signalé l'édile.

"Tous regroupements et attroupements de personnes entraînant des occupations abusives, prolongées du domaine public portant atteinte à l'ordre et à la sécurité, sont interdits" sur toute la commune, selon un arrêté municipal dont l'AFP a obtenu une copie.

Si les mineurs ne sont pas spécifiquement mentionnés dans l'arrêté, l'objectif est d'éviter un "match retour", dans le cas où l'hypothèse de rixes inter-quartiers se confirmait.

Vers 19H45 mercredi, Sedan, collégien de 14 ans scolarisé à Saint-Denis, a été poignardé à mort sur le quai du métro (ligne 13) au cœur de la ville. Dès dimanche soir, un jeune homme de 19 ans qui s’était rendu à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, chargée de l'enquête, a été mis en examen pour homicide volontaire sur mineur de 15 ans et placé en détention provisoire.

Quelques heures avant le meurtre de Sedan, un lycéen de 18 ans, Farid A., avait été violemment agressé à coups de battes de base-ball, selon une source policière, devant son établissement scolaire. Il a succombé samedi à ces blessures.

L'"agression a été fugace, froide, aveugle et d'une extrême violence avec l'usage d'objets contondants. Les agresseurs ont laissé leur victime au sol", a décrit la municipalité, dans un communiqué.

Une attention particulière a été portée à la sécurisation des établissements scolaires dans le cadre de l'arrêté municipal interdisant les attroupements.

"On fait le maximum pour qu'il n'y ait pas de doute sur le fait qu'on peut envoyer son enfant en sécurité au collège et au lycée," a tenu à assurer Mathieu Hanotin lundi matin, après s'être rendu au lycée Bartholdi, où Farid était scolarisé.

En fin de journée, Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, compétent pour le département de la Seine-Saint-Denis, s'est brièvement entretenu avec le conseil d'administration de l'établissement professionnel.

Sur la commune de Saint-Denis, "nous recensons depuis début janvier, 10 faits de bandes alors qu'en 2023, nous en avions eu 12 sur toute l'année," a signalé le préfet devant le lycée.

Dans ce contexte, "cinq fois plus d'effectifs de police sont mobilisés pour ramener un peu de calme et de sérénité," a-t-il ajouté, un dispositif qui va "rester autant de temps qui le faudra" sur la commune, selon M. Nuñez.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.