L'Otan commande 220.000 obus d'artillerie qu'utilise l'armée ukrainienne

Le drapeau de l'OTAN (Photo, AFP).
Le drapeau de l'OTAN (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 23 janvier 2024

L'Otan commande 220.000 obus d'artillerie qu'utilise l'armée ukrainienne

  • Cette commande, annoncée par le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, devrait permettre l'acquisition de quelque 220.000 obus
  • L'Otan s'efforce de renforcer ses capacités de défense et ses stocks pour être en mesure d'aider davantage l'Ukraine

BRUXELLES: L'Otan a annoncé mardi avoir conclu une commande d'une valeur de 1,2 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros) pour acquérir des dizaines de milliers d'obus d'artillerie de calibre 155 mm, utilisés par l'armée ukrainienne.

Cette commande, annoncée par le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, devrait permettre l'acquisition de quelque 220.000 obus, selon une source proche de l'Alliance.

"La guerre de la Russie en Ukraine est devenue une bataille pour les munitions", a déclaré à cette occasion M. Stoltenberg, appelant les pays de l'Otan à "signer" des contrats pour augmenter leur production.

Il a également réaffirmé qu'il ne voyait pas à ce stade de menace imminente sur l'Otan, au moment où l'Ukraine va entamer le mois prochain sa troisième année de guerre depuis l'invasion russe de ce pays le 24 février 2022.

"Nous ne voyons aucune menace directe ou imminente contre un pays allié de l'Otan et nous surveillons étroitement, bien entendu, ce que fait la Russie", a-t-il assuré devant la presse.

Adhésion à l'Otan: Orban invite le Premier ministre suédois en Hongrie

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a convié mardi son homologue suédois à Budapest pour tenter de résoudre les différends barrant la ratification par la Hongrie de l'adhésion du pays nordique à l'Otan.

"J'ai envoyé aujourd'hui une lettre au Premier ministre Ulf Kristersson pour l'inviter en Hongrie afin de discuter de l'entrée de la Suède dans l'Alliance atlantique", a-t-il écrit sur X (ex-Twitter).

La Hongrie, seule avec la Turquie à ne pas avoir encore procédé à la ratification, a donné son soutien de principe mais elle traîne des pieds depuis des mois.

Le dirigeant nationaliste avait promis de ne pas être le dernier pays à donner son aval mais à trop attendre, il a été devancé par le Parlement turc qui votera cette semaine, selon les médias turcs. Une source parlementaire interrogée par l'AFP a évoqué la date de jeudi.

Budapest appelle Stockholm à cesser sa politique de "dénigrement" et ses remarques régulières sur l'exécutif Orban accusé de dérive autoritaire.

L'Ukraine tire chaque jour plusieurs milliers d'obus, et avait alerté la semaine dernière sur une pénurie de munitions.

"La pénurie de munitions est un problème très réel et pressant auquel nos forces armées sont actuellement confrontées", avait déploré jeudi le ministre ukrainien de la Défense Roustem Oumerov sur X (ex-Twitter), à l'occasion du lancement d'une "coalition artillerie" pilotée par la France et les Etats-Unis.

L'Otan s'efforce de renforcer ses capacités de défense et ses stocks pour être en mesure d'aider davantage l'Ukraine.

Début janvier, l'Alliance avait annoncé que plusieurs pays alliés, dont l'Allemagne et l'Espagne, avaient signé un contrat pour acquérir jusqu'à 1.000 missiles Patriot, utilisés dans la défense anti-aérienne, pour une valeur estimée à quelque 5,5 milliards de dollars (5 mds d'euros).

La NSPA, l'agence de l'Otan en charge des acquisitions et du soutien aux forces armées, avait également signé en 2023 un contrat d'une valeur de 2,4 milliards d'euros pour acquérir des obus de 155 mm de type Howitzer ou des obus de chars.

Au cours des six derniers mois, elle a signé des contrats de ce type pour un total de quelque dix milliards de dollars (900 millions d'euros), a souligné de son côté sa directrice générale Stacy Cummings.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Short Url
  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Short Url
  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

--
Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Short Url
  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.