En Roumanie, succès d'une exposition consacrée à l'enfant du pays Brancusi

Une photo prise le 18 janvier 2024 montre la sculpture "Le Baiser" (Marna Stone, 1907) lors de l'exposition "Brancusi - Sources roumaines et perspectives universelles" sur l'artiste roumain Constantin Brancusi (1876-1957) au Musée national d'art de Timisoara, dans l'ouest de la Roumanie. (Photo Attila Kisbenedek AFP)
Une photo prise le 18 janvier 2024 montre la sculpture "Le Baiser" (Marna Stone, 1907) lors de l'exposition "Brancusi - Sources roumaines et perspectives universelles" sur l'artiste roumain Constantin Brancusi (1876-1957) au Musée national d'art de Timisoara, dans l'ouest de la Roumanie. (Photo Attila Kisbenedek AFP)
Une photo prise le 18 janvier 2024 montre la sculpture intitulée "Oiseau dans l'espace" lors de l'exposition "Brancusi - Sources roumaines et perspectives universelles" sur l'artiste roumain Constantin Brancusi (1876-1957) au musée national d'art de Timisoara, dans l'ouest de la Roumanie. (Photo Attila Kisbenedek AFP)
Une photo prise le 18 janvier 2024 montre la sculpture intitulée "Oiseau dans l'espace" lors de l'exposition "Brancusi - Sources roumaines et perspectives universelles" sur l'artiste roumain Constantin Brancusi (1876-1957) au musée national d'art de Timisoara, dans l'ouest de la Roumanie. (Photo Attila Kisbenedek AFP)
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Publié le Mardi 23 janvier 2024

En Roumanie, succès d'une exposition consacrée à l'enfant du pays Brancusi

  • Né en 1876 dans les Carpathes roumaines, Brancusi a émigré à Paris en 1904 où il mourra en 1957, et c'est là que la plupart de ses oeuvres, léguées à l'Etat français par l'artiste, sont conservées
  • La commissaire Doïna Lemny, spécialiste de Brancusi, a réussi à convaincre le Centre Pompidou, dont elle est conservatrice honoraire, de prêter certaines de ses précieuses sculptures au musée national d'art de Timisoara

TIMISOARA, Roumanie : «Un retour symbolique sur ses terres»: le précurseur de la sculpture moderne Constantin Brancusi, à l'honneur d'une exposition d'une ampleur inédite en Roumanie depuis 50 ans, a attiré des dizaines de milliers de visiteurs.

Le musée national d'art de Timisoara (ouest) referme ce week-end les portes de cet événement «historique» ouvert en septembre, dans le cadre des festivités de la Capitale européenne de la culture.

Plus de 100.000 personnes venues de toute l'Europe se sont pressées dans le palais baroque, bien au-delà des 70.000 espérés, pour découvrir 100 pièces de l'artiste dans une atmosphère sombre et intimiste.

Né en 1876 dans les Carpathes roumaines, Brancusi a émigré à Paris en 1904 où il mourra en 1957.

Et c'est là que la plupart de ses oeuvres, léguées à l'Etat français par l'artiste, sont conservées. Au grand dam des Roumains, «frustrés» d'en être privés.

Cette exposition, intitulée «Sources roumaines et perspectives universelles», «a un peu adouci leur peine», veut croire la commissaire Doïna Lemny, interrogée par l'AFP.

Cette spécialiste de Brancusi a réussi à convaincre le Centre Pompidou, dont elle est conservatrice honoraire, de prêter certaines de ses précieuses sculptures avant une grande rétrospective prévue à Paris en mars 2024.

D'autres viennent de la Tate Gallery de Londres ou encore de la Fondation Guggenheim de Venise.

Éclairage, sécurité, mise aux normes... pour pouvoir accueillir ces 22 «fragiles» chefs-d'oeuvre de calcaire, marbre ou bronze, le musée a dû entreprendre une coûteuse rénovation de 2,5 millions d'euros.

Des photos et vidéos prises par l'artiste lui-même viennent compléter l'exposition.

Le public, souvent ému aux larmes, a pu découvrir «ses pièces majeures», se félicite Mme Lemny, soucieuse de rappeler au fil du parcours l'attachement de Brancusi à la Roumanie.

La célèbre «Muse endormie» lui a ainsi été inspirée par une baronne française gravitant dans les cercles roumains. «Maiastra», représentation abstraite d'un oiseau d'or, fait écho à une légende roumaine, tandis que «Borne-frontière» dessine un baiser symbole de paix après une Seconde guerre mondiale qui a vu la Roumanie céder deux territoires à l'Union soviétique.

«Il n'a jamais renié son pays et a gardé la nationalité roumaine après avoir été naturalisé français», raconte-t-elle.

Après l'avoir banni, le régime communiste lui a accordé une grande exposition dans les années 1950, puis «en 1970 quand la Roumanie a amorcé une ouverture sur le plan politique».

La muséographe Andreea Foanene dit elle aussi avoir été «touchée» par l'attitude de visiteurs «murmurant, comme dans un temple». Comme pour saluer le talent de cet «artiste total, qui a marqué l'histoire de l'art».


Mode féminine: des fleurs pour le défilé Dior, des smokings chez Saint Laurent

Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • À la Fashion Week de Paris, Jonathan Anderson pour Dior a présenté une collection féminine automne-hiver 2026 très florale, inspirée par la nature et réinterprétant l’héritage de la maison
  • Anthony Vaccarello a célébré ses dix ans à Saint Laurent avec des smokings féminins structurés, dentelles sombres et silhouettes épurées, affirmant une vision moderne et libératrice de la femme

PARIS: La semaine de la mode parisienne est entrée dans le vif du sujet mardi avec un deuxième défilé féminin de Jonathan Anderson pour Dior, très floral, et des smokings pour femmes et dentelles sombres par Anthony Vaccarello pour Saint Laurent.

Sous un soleil radieux, le défilé Dior s'est tenu dans le jardin des Tuileries, où le bassin de l'Octogone, aux eaux fleuries de nénuphars, était entouré d'une passerelle vitrée et couverte dans le vert caractéristique des chaises du lieu, dont la version miniature a servi d'invitation.

L'actrice française Isabelle Adjani, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar ou le chanteur et producteur américain Pharrell Williams étaient notamment présents sous la verrière.

Malgré un contexte international tendu, il n'y aura "pas d'annulation, pas de modification", avait assuré lundi à l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), deux jours après le lancement d'une attaque israélo-américaine sans précédent contre l'Iran.

Les organisateurs de cette semaine de la mode féminine dédiée à l'automne-hiver 2026 restent toutefois "très attentifs à la situation, en lien avec la préfecture", avait-il ajouté.

- "Styliste jardinier" -

Chez Dior, "la +grammaire+ de la Maison est vraiment installée, avec un prêt-à-porter ayant presque des accents +Couture+ et une narration extrêmement cohérente", a souligné après le show Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France.

Emblématique de la maison, "le tailleur Bar est là mais retravaillé", avec basques à effet boule et jupes - très courtes - à godet, et les mannequins, des "princesses un peu primesautières", a-t-il détaillé à l'AFP, qualifiant le show de "post-romantique".

"C'est frais parce que très végétal", lié à l'amour de Christian Dior pour la nature, a-t-il affirmé, citant des "détails lotus ou floraux" dessinés par un styliste "qui serait devenu jardinier", avant de lancer: "c'est une collection qui a de la sève".

Pour Jeanne Le Bault, rédactrice en chef mode du magazine Marie Claire, Jonathan Anderson "a conservé l'esprit Dior mais l'a réinterprété à la lumière des sensibilités contemporaines, entre classicisme élégant et détails novateurs dans la coupe et les superpositions".

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Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)

En résumé, c'est "une collection qui célèbre l'héritage Dior tout en le rendant plus frais, fluide et inspiré par la nature", selon elle.

Souvent présenté comme l'un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, est devenu en juin 2025 le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH.

- Dix ans -

Autre moment fort de la journée, le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello, son directeur artistique depuis 2016, s'est tenu dans le cadre magique des jardins du Trocadero avec la Tour Eiffel en toile de fond, devant l'actrice française Charlotte Gainsbourg et la chanteuse de K-pop Rosé.

Pour célébrer ses dix ans à la tête de la maison française, le créateur belge de 44 ans, à la vision novatrice et pointue, a signé un "manifesto" reprenant en 49 looks l'essentiel de sa vision de la mode, où s'impose la dentelle, dans une palette de couleurs réduite.

"Depuis ses débuts, une simplicité de silhouette - comme tracée de quelques coups de crayon - définit l'idéal Saint Laurent", écrit le styliste dans sa note d'intention, pour qui des "pièces épurées, dénuées de détails superflus" composent un "ethos fondateur".

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Saint Laurent – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)

Vestes de smoking très structurées pour un "sentiment libérateur d'aisance et de liberté", chignons serrés, escarpins ultra-pointus, et des mannequins - dont Bella Hadid - aux moues boudeuses mais décidées: la femme Vaccarello s'affirme.

La Fashion Week se poursuit mercredi, avec notamment les défilés de Courrèges, Balmain - pour lequel officiera pour la première fois Antonin Tron, qui a remplacé l'emblématique Olivier Rousteing -, Dries van Noten, Stella McCartney et Tom Ford.

En soirée, les fashionistas assisteront au dernier défilé du créateur belge Pieter Mulier pour Alaïa, avant son départ pour Versace, annoncé début février.


Un événement littéraire dans le quartier historique de Djeddah

L’événement du livre à Al-Balad, quartier historique de Djeddah, est l’un des rendez-vous culturels les plus marquants du Ramadan. (X/@JeddahAlbalad)
L’événement du livre à Al-Balad, quartier historique de Djeddah, est l’un des rendez-vous culturels les plus marquants du Ramadan. (X/@JeddahAlbalad)
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  • Plus de 30 maisons d’édition arabes proposent nouveautés, livres rares et romans dans le quartier historique d’Al-Balad
  • L’initiative vise à encourager la lecture et dynamiser la scène culturelle pendant le Ramadan

DJEDDAH : L’événement littéraire à Al-Balad, dans le quartier historique de Djeddah, s’impose comme l’une des manifestations culturelles les plus emblématiques du Ramadan, faisant revivre l’histoire et la culture au cœur de la ville.

Organisé par le Ministère saoudien de la Culture en coopération avec le Jeddah Historic District Program, l’événement réunit plus de 30 maisons d’édition locales, du Golfe et du monde arabe, venues d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Liban, du Koweït et d’autres pays arabes.

Les visiteurs peuvent y découvrir une sélection variée d’ouvrages : nouveautés, livres d’occasion et rares, ainsi que des romans.

L’événement se poursuit jusqu’au 9 mars et accueille le public chaque jour après la prière du Maghrib jusqu’à 2 heures du matin.

Situé derrière Bab Jadid, il occupe un emplacement stratégique au cœur du quartier historique de Djeddah, un quartier animé et riche en activités.

Le gouvernement saoudien met l’accent sur l’organisation d’initiatives littéraires afin de promouvoir la lecture au sein de la société. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Jim Carrey récompensé d'un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière

L’acteur canadien Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur, pose avec son trophée lors de la 51ᵉ cérémonie des César au Palais de l’Olympia à Paris, le 26 février 2026. (AFP)
L’acteur canadien Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur, pose avec son trophée lors de la 51ᵉ cérémonie des César au Palais de l’Olympia à Paris, le 26 février 2026. (AFP)
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  • L’acteur canado-américain Jim Carrey a reçu un César d’honneur pour sa carrière éclectique entre comédie et drame, qu’il a célébré avec un discours entièrement en français, soulignant ses ancêtres français
  • Figure emblématique de Hollywood, Carrey est connu pour ses comédies cultes des années 1990 comme Dumb and Dumber et Ace Ventura, ses rôles dramatiques acclamés

PARIS: L'acteur canado-américain Jim Carrey a reçu jeudi un César d'honneur récompensant une carrière éclectique oscillant entre comédie et drame, un prix qu'il a accueilli dans un discours intégralement en français.

"Comment était mon français? Presque médiocre non ?", s'est amusé l'acteur de 64 ans en recevant son trophée, rappelant qu'il comptait un Français parmi ses ancêtres, "il y a environ 300 ans".

Figure singulière du cinéma américain, il est l'un des visages les plus connus de Hollywood, malgré une certaine prise de distance avec le cinéma ces dernières années.

Pour le célébrer, la 51e cérémonie des César s'est ouverte par un long sketch de Benjamin Lavernhe.

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Jim Carrey reçoit son César d’honneur lors de la 51ᵉ cérémonie des César à Paris, célébrant sa carrière entre comédie et drame. (AFP)

Le sociétaire de la Comédie-Française, choisi comme maître de cérémonie, a électrisé la salle dans un show haut en couleur revisitant le film "The Mask", l'un des plus mythiques de la filmographie de Jim Carrey.

Génie comique, capable de modeler son visage à l'infini pour singer à peu près n'importe qui, il a parfois été comparé à Jerry Lewis, voire Charlie Chaplin.

Il a débuté dans le stand-up avant de rencontrer le succès dans les années 1990, grâce à des comédies devenues cultes comme "Dumb and Dumber" ou "Ace Ventura".

En 1998, il s'essaie au drame avec succès dans "The Truman Show", en homme ordinaire dont la vie n'est qu'une gigantesque mise en scène pour un programme télé.

Sa performance lui vaut un Golden Globe. Il en décroche un second l'année suivante pour son rôle dans "Man on the Moon" de Milos Forman.

L'un des plus grands rôles de sa carrière lui est offert en 2004 par le réalisateur français Michel Gondry -- venu lui rendre hommage jeudi sur la scène de l'Olympia --, dans le drame romantique "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", aux côtés de Kate Winslet.

Sa carrière s'est ensuite poursuivie avec plusieurs succès commerciaux internationaux comme "Le Drôle de Noël de Scrooge" ou la franchise "Sonic", avant qu'il ne prenne du recul avec le 7e art à partir du début des années 2020.