Algérie-Mauritanie: match de la dernière chance pour les Fennecs

L'attaquant algérien n°7 Riyad Mahrez (Photo, AFP).
L'attaquant algérien n°7 Riyad Mahrez (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 janvier 2024

Algérie-Mauritanie: match de la dernière chance pour les Fennecs

  • L’équipe algérienne, qui a réalisé deux matchs nuls en phase de poules de la CAN, doit impérativement l’emporter face à la Mauritanie pour poursuivre la compétition
  • «Quand vous voyez Mahrez qui semble perplexe, c’est qu’il cherche un coin àl’ombre pour faire sa sieste»

ALGER: Avec seulement deux points au compteur avant d'aborder le troisième match décisif de la phase de poules de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) mardi (21h) face à la Mauritanie, l'Algérie ne peut se permettre de perdre, sous peine de quitter la Côte d'Ivoire bien plus tôt que prévu. Il s’agirait de la deuxième élimination consécutive des Fennecs en phase de groupes de la CAN.

Occupant la troisième place de son groupe avec deux points, l'Algérie joue ainsi sa qualification pour les huitièmes de finale de la CAN. Après deux matchs nuls contre l'Angola (1-1) puis contre le Burkina Faso (2-2), les Fennecs ont leur destin entre leurs mains. Leur mission est simple: ils doivent éviter la défaite face à la Mauritanie, qui occupe la dernière place du groupe après deux défaites successives.

Dernière chance(s)

En cas de victoire de l'Algérie et de match nul entre l'Angola et le Burkina Faso, déjà qualifiés et opposés ce mardi, l'Algérie pourrait même décrocher la première place du groupe. Cela créerait une égalité à trois équipes avec cinq points chacune. 

Le classement serait alors déterminé en fonction de la différence de buts (+1 actuellement pour l'Angola et le Burkina, 0 pour l'Algérie), puis en considérant la meilleure attaque (quatre buts pour l'Angola, trois pour le Burkina et l'Algérie). 

Ainsi, l'Algérie terminerait en tête du groupe en cas de victoire par plus d'un but d'écart et de match nul entre l'Angola et le Burkina Faso.

Cependant, en cas de défaite, les Algériens seraient derniers du groupe et éliminés. Un match nul leur permettrait néanmoins de se classer parmi les quatre meilleurs troisièmes, avec trois points et une différence de buts équilibrée (0). Cela les placerait devant le Ghana, 3e du groupe B avec deux points) et la Côte d'Ivoire (3e du groupe A avec trois points, mais avec une différence de buts inférieure, -3).

Mahrez hué 

Érigé en héros lors de précédentes compétitions, Riyad Mahrez s'est transformé, au cours des deux derniers matchs de l'Algérie contre l'Angola et le Burkina Faso en une figure de tension nationale.

La question cruciale demeure: le capitaine et leader des Fennecs, Riyad Mahrez, sera-t-il à la tête de l'équipe pour ce match décisif? La situation de l'ancien joueur de Manchester City est scrutée de près en Algérie, son cas étant au centre des préoccupations.

Le refus de répondre aux journalistes et un tweet mentionnant les «oreilles bouchées» après seulement deux matchs ont grandement dérangé l’opinion publique algérienne. Il est vrai que le joueur gaucher, habituellement plus en forme physiquement, n'a pas livré des performances mémorables lors des deux premiers matchs de la compétition.

Avec seulement une tentative de tir en deux matchs, trois centres, et une possession du ballon de seulement 27 touches contre le Burkina Faso (deux de plus que son gardien), le lauréat de la dernière Ligue des champions est naturellement au centre des préoccupations d'un groupe dos au mur.

«Ne l’enterrez pas trop vite»

Certains supporters se déchaînent, les réseaux sociaux, l’accusant même d’être responsable de la situation actuelle.

«Quand vous voyez Mahrez qui semble perplexe, c’est qu’il cherche un coin àl’ombre pour faire sa sieste durant le prochain match», plaisante ainsi un internaute. 

«Ne l'enterrez pas trop vite», demande pourtant le sélectionneur de l'Algérie, Djamel Belmadi,  plusieurs fois interrogé sur le rendement de sa star Riyad Mahrez à la veille d'un match décisif mardi à Bouaké.

«Je veux que personne n'oublie de quoi Riyad est capable. Je suis d'accord, c'est un fait, ce n'étaient pas ses meilleurs matchs, mais ne l'enterrez pas trop vite, il y a dix-huit mois, il était champion d'Europe avec Manchester City», a répondu le technicien à une question sur le «fantôme» de Riyad Mahrez aperçu en Côte d'Ivoire.

«Il est capitaine, je sais de quoi il est capable, j'ai toute confiance en lui, toute l'équipe a confiance en lui», a t-il ajouté. 

(Avec AFP)

 


Soudan: une attaque de drone fait 10 morts, dont 7 enfants, à el-Obeid 

Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour
  • Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale

PORT-SOUDAN: Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Un témoin oculaire a affirmé que la frappe avait touché une maison dans le centre de cette ville, contrôlée par l'armée mais assiégée par la milice des Forces de soutien rapide (FSR).

Ces deux sources se sont exprimées auprès de l'AFP sous couvert d'anonymat, craignant pour leur sécurité.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des FSR qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

Ils y encerclent notamment El-Obeid, la principale ville de la région, qui se trouve à un carrefour stratégique reliant la capitale Khartoum au Darfour, où l'armée a perdu sa dernière position importante en octobre.

Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'El-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre El-Obeid et Dilling, une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis la mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.