En France, 2021 démarre avec la crainte d'une nouvelle flambée du coronavirus

Lors de ses vœux aux Français jeudi, le président Emmanuel Macron s'est voulu rassurant en exprimant son «espoir» pour 2021 avec le vaccin, tout en avertissant que «les premiers mois de l’année seront difficiles», avec une épidémie qui pèsera «au moins jusqu’au printemps» (Photo, AFP).
Lors de ses vœux aux Français jeudi, le président Emmanuel Macron s'est voulu rassurant en exprimant son «espoir» pour 2021 avec le vaccin, tout en avertissant que «les premiers mois de l’année seront difficiles», avec une épidémie qui pèsera «au moins jusqu’au printemps» (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 02 janvier 2021

En France, 2021 démarre avec la crainte d'une nouvelle flambée du coronavirus

  • Véran: «d'ici à la fin du mois de janvier nous aurons rattrapé le décalage» avec les autres pays
  • Le Conseil scientifique avait dit mardi craindre un probable rebond «incontrôlé» dans les prochaines semaines, notamment à l'occasion des fêtes

PARIS: Comme un air de déjà-vu: l'année 2021 a commencé comme 2020 a terminé, sous la menace d'une nouvelle flambée de l'épidémie de Covid-19 que les autorités tentent d'empêcher avec un couvre-feu renforcé ce week-end dans 15 départements.

Lors de ses vœux aux Français jeudi, le président Emmanuel Macron s'est voulu rassurant en exprimant son «espoir» pour 2021 avec le vaccin, tout en avertissant que «les premiers mois de l’année seront difficiles», avec une épidémie qui pèsera «au moins jusqu’au printemps».

Abordant la délicate campagne de vaccination qui démarre au compte-gouttes, il a promis qu'il ne laisserait pas une «lenteur injustifiée s'installer», au moment où le gouvernement cherche un compromis entre les rétifs à une vaccination trop rapide et ceux qui accusent la France d'aller trop lentement par rapport à ses voisins.

Plus de 78 000 personnes ont été vaccinées contre le Covid-19 en Allemagne, plus de 8 300 en Italie mais seulement 332 dans l'Hexagone (selon le site indépendant covidtracker, qui compile les chiffres des autorités sanitaires), pays où la défiance envers les vaccins est forte.

«Vacciner le plus vite possible» 

Dans une déclaration surprise peu avant les voeux présidentiels, le ministre de la Santé Olivier Véran avait annoncé une accélération, en ouvrant dès lundi la vaccination aux soignants de plus de 50 ans, qui initialement ne devaient être vaccinés que dans un second temps. Il avait auparavant promis que «d'ici à la fin du mois de janvier nous aurons rattrapé le décalage» avec les autres pays.

«C'est une très bonne nouvelle, il faut vacciner le plus vite possible (...) il ne faut pas se focaliser sur les gens qui refusent la vaccination», a réagi l'épidémiologiste Catherine Hill vendredi matin sur LCI. 

La visite pré-vaccinale, prévue dans la campagne pour déceler d'éventuelles contre-indications, allergies ou infections, et recueillir le consentement de la personne, «je ne vois vraiment pas à quoi ça sert; il suffit de poser les bonnes questions (à ceux qui viennent se faire vacciner)», a ajouté l'épidémiologiste.

Le chef du service de réanimation de l'hôpital Raymond Poincaré à Garches (Hauts-de-Seine), le professeur Djillali Annane, est allé plus loin, en affirmant sur Radio France que tous les Français «volontaires» pour se faire vacciner «doivent pouvoir y accéder sans attendre trois, voire quatre mois».

Il s'est inquiété du fait que «tous les ingrédients (soient) réunis» pour que les «prochaines semaines ressemblent à mars» 2020, ce qui «serait vraiment catastrophique».

 l'Est du pays plus touché 

La course à la vaccination prend toute son acuité face à l'apparition de variants du virus qui semblent plus contagieux, repérés en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud et qui tous deux ont été repérés en France.

Le Conseil scientifique avait dit mardi craindre un probable rebond «incontrôlé» dans les prochaines semaines, notamment à l'occasion des fêtes. 

La nuit du Nouvel an a d'ailleurs été marquée par quelques incidents et des fêtes clandestines, en particulier une immense rave-party au sud de Rennes qui s'est poursuivie vendredi. Sur toute la France, 662 interpellations ont été faites et 6 650 verbalisations pour non respect du couvre-feu, selon le ministre de l'Intérieur.

Le nombre de contaminations se situait vendredi à nouveau aux alentours de 20 000 en 24 heures, selon Santé Publique France, qui fait état de 133 nouveaux décès, portant le total à près de 64 800.

Face au risque d'une nouvelle flambée épidémique, le gouvernement a annoncé vendredi qu'il avançait le couvre-feu à 18H00 à partir de samedi dans les 15 départements les plus touchés (contre 20 auparavant pressentis).

Les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, les Ardennes, le Doubs, le Jura, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Haute-Saône, les Vosges, le Territoire de Belfort, la Moselle, la Nièvre et la Saône-et-Loire, sont concernés, soit une grande partie Est de la France, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal vendredi sur TF1.

«Si la situation était amenée à se dégrader davantage dans certains territoires, on prendra les décisions qui s'imposent», a-t-il ajouté, en réponse notamment à une question sur la possibilité de reconfinements.

Mi-novembre, Santé publique France avait estimé que les couvre-feux imposés localement un mois auparavant avaient permis de ralentir l'épidémie, avant même le confinement du 30 octobre.

M. Attal a par ailleurs confirmé que les lieux culturels ne pourront pas rouvrir le 7 janvier, date prévue pour le prochain point sur les conditions sanitaires.


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.


La France proche d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, première en Europe

Vue générale de l’hémicycle lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 27 janvier 2026. (AFP)
Vue générale de l’hémicycle lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 27 janvier 2026. (AFP)
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  • Le Parlement français devrait adopter définitivement une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, avec une entrée en vigueur dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes
  • Les plateformes devront vérifier l’âge des utilisateurs, malgré des critiques sur les modalités d’application

PARIS: Le Parlement français devrait définitivement adopter mardi un texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe, que le président Emmanuel Macron veut voir mise en oeuvre dès la rentrée en septembre afin de protéger la santé des plus jeunes.

La proposition de loi sera soumise au vote du Sénat - la chambre haute - dans l'après-midi, puis à l'Assemblée nationale - la chambre basse - en fin de journée, étapes qu'elle devrait sauf surprise passer sans encombre.

L'entrée en vigueur est ensuite prévue rapidement: dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes. Pour les comptes existants, l'interdiction s'appliquerait "à l'expiration d'un délai de quatre mois", soit le 1er janvier 2027.

Durant ce délai, "on ira fermer les comptes des moins de 15 ans qui existaient déjà", avait expliqué le mois dernier le président de la République, qui s'est personnellement engagé sur cette réforme, une mesure phare de la fin de son mandat.

Le texte prévoit aussi l'interdiction du téléphone portable au lycée, comme c'est déjà le cas dans les écoles et les collèges. Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur de l'établissement.

Récemment, les alertes se sont multipliées quant aux effets néfastes des réseaux sociaux sur les enfants et adolescents, qui captent leur attention et peuvent les exposer à des contenus problématiques.

La France est très regardée par d'autres pays européens réfléchissant à des législations similaires.

Le texte ne prévoit aucune sanction pour les enfants ou parents. Concrètement, il reviendra aux plateformes de mettre en place un dispositif de vérification d'âge, voire plusieurs simultanément pour laisser le choix aux utilisateurs.

"Les grandes plateformes sont à mon sens largement prêtes", a déclaré à l'AFP la députée rapporteure du texte, Laure Miller, du camp gouvernemental.

La Commission européenne a également présenté en avril une application paneuropéenne de vérification d'âge, et des solutions privées sont aussi développées.

Mais le député socialiste Arthur Delaporte a fustigé auprès de l'AFP un "grand flou sur les mécanismes de vérification d'âge", pour un texte qui entrera en vigueur "à la hâte, avec des risques d'effets de bord, de contournement".

Son groupe saisira "probablement" le Conseil constitutionnel, a-t-il ajouté, regrettant que les réseaux concernés ne soient pas davantage distingués.

- Fin de l'anonymat -

La France insoumise (gauche radicale) votera contre le texte, a annoncé le député Louis Boyard critiquant "une loi de fin d'anonymat sur internet".

Les sénateurs, qui avaient initialement privilégié un système de "liste noire" ciblant certains réseaux sociaux - finalement abandonné face aux craintes de non-conformité avec le droit européen - redoutent également une censure du Conseil constitutionnel.

"C'est un risque", estime la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, rapporteure à la chambre haute, rappelant que le Conseil d'Etat a mis en garde sur la préservation de la "liberté d'expression" des jeunes.

Mais, depuis, un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a clairement alerté sur le danger des réseaux sociaux pour la santé mentale des adolescents, pointe Laure Miller, ce qui permettra d'argumenter sur "la proportionnalité de la mesure".

La proposition de loi prévoit quelques exceptions à l'interdiction pour les "encyclopédies en ligne" ou les "projets numériques à vocation éducative".

Concernant YouTube et WhatsApp, très utilisés, Mme Miller précise que ces plateformes devront mettre en place une vérification d'âge pour la partie assimilée à un réseau social (chaînes de partage, commentaires...). La visualisation simple de vidéos, ou la messagerie interpersonnelle, ne seraient pas concernées par l'interdiction selon elle.

Tout au long de l'examen au Parlement, les débats ont notamment porté sur la formulation précise à adopter, avec un impératif: que le texte soit conforme au droit européen, sous peine de ne pas pouvoir être appliqué.

Dans un avis rendu il y a deux semaines, la Commission européenne a aiguillé les parlementaires français, qui se sont finalement accordés sur un texte suivant ses recommandations.

Elle a par ailleurs elle-même annoncé la semaine dernière son intention d'instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux sociaux.

Un comité d'experts a recommandé une interdiction aux moins de 13 ans, mais les pays de l'UE seraient libres d'instaurer une interdiction plus tardive.

Pour Mme Miller, la loi française serait ainsi "en concordance" avec une future législation européenne.


Macron appelle à se "méfier" des sondages prédisant la victoire de Marine Le Pen en 2027

Le président français Emmanuel Macron (à gauche) s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Friedrich Merz (à droite), au château d'Augustusburg, à Brühl, dans l'ouest de l'Allemagne, à l'occasion du 26e Conseil des ministres franco-allemand, le 17 juillet 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Friedrich Merz (à droite), au château d'Augustusburg, à Brühl, dans l'ouest de l'Allemagne, à l'occasion du 26e Conseil des ministres franco-allemand, le 17 juillet 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron appelle à ne pas accorder trop de crédit aux sondages annonçant une victoire de Marine Le Pen en 2027, rappelant que les électeurs peuvent déjouer les prévisions
  • Avec Friedrich Merz, le président français réaffirme la volonté de renforcer la coopération franco-allemande, notamment en matière de défense, malgré les incertitudes politiques à venir

BRUHL: Emmanuel Macron a appelé vendredi à se "méfier" des sondages qui prédisent la victoire de la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen à la présidentielle de 2027 et à "faire confiance au peuple français".

"Méfiez-vous tout de même des sondages. Si je puis me permettre, je connais beaucoup de gens qui étaient élus en juillet 2016. Ce n'était pas les mêmes forcément qu'on a retrouvés en mai 2017", a-t-il ironisé lors d'une conférence de presse commune avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Brühl, près de Cologne (ouest de l'Allemagne), en référence à sa propre élection.

"Faites confiance au peuple français. Ne lui prédisez pas toujours le pire. Laissez-lui vouloir le meilleur", a ajouté le président français.

De son côté, le chancelier allemand a promis de "tendre la main" à tout dirigeant qui sera élu en France.

"L'Allemagne tendra toujours la main à une coopération approfondie et fondée sur la confiance avec la France, quelle que soit la décision des électeurs de nos deux pays", a-t-il déclaré, interrogé sur une éventuelle coopération avec Mme Le Pen.

Les deux dirigeants ont montré une position commune pour avancer sur la défense européenne, avec plusieurs projets en cours vers une dissuasion nucléaire "associée", pour faire oublier l'échec du projet du Système de combat aérien du futur (Scaf).

A moins d'un an de son départ de l'Elysée, il est urgent pour Emmanuel Macron de faire progresser les dossiers de défense avec le meilleur allié de Paris.

Car la perspective d'une victoire de l'extrême droite française est un facteur d'incertitude supplémentaire pour des Etats européens, déjà sous forte pression avec la menace russe et le désengagement voulu par Donald Trump, qui leur demande d'en faire plus sur les dépenses militaires.