Louvre: Des militantes écologistes aspergent de soupe la vitre blindée protégeant «La Joconde»

Deux militantes écologistes du collectif "Riposte Alimentaire" faisant un geste devant la "Joconde" de Léonard de Vinci après avoir jeté de la soupe sur l'œuvre d'art, au musée du Louvre à Paris, le 28 janvier 2024 (Photo, AFP).
Deux militantes écologistes du collectif "Riposte Alimentaire" faisant un geste devant la "Joconde" de Léonard de Vinci après avoir jeté de la soupe sur l'œuvre d'art, au musée du Louvre à Paris, le 28 janvier 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 29 janvier 2024

Louvre: Des militantes écologistes aspergent de soupe la vitre blindée protégeant «La Joconde»

  • Le plus célèbre tableau du monde a déjà plusieurs fois été victime de vandalisme
  • Le jet de soupe sur «La Joconde» y est présenté comme «le coup d'envoi (d'une) campagne de résistance civile, qui porte une demande claire, profitable à toutes et tous: la sécurité sociale de l'alimentation durable»

PARIS: Deux militantes ont aspergé avec de la soupe la vitre blindée protégeant "La Joconde" à Paris dimanche matin, ajoutant leur action - qui n'a pas endommagé le chef-d'oeuvre - à la liste des opérations menées ces dernières années par des mouvements écologistes dans des musées.

"L'oeuvre n'a subi aucun dommage", a indiqué le musée du Louvre à l'AFP, précisant que la salle des Etats, où le tableau est exposé, avait été rouverte à la visite, après avoir été fermée environ une heure. Le plus grand musée du monde compte porter plainte lundi.

"Qu'est-ce qui est important ? Qu'est-ce qu'il y a de plus important ? L'art ou le droit à une alimentation saine et durable ? Notre système agricole est malade. Nos agriculteurs meurent au travail. Un Français sur trois ne fait pas tous ses repas tous les jours", ont déclamé les militantes, debout de chaque côté du tableau, après avoir jeté la soupe, a constaté un journaliste de l'AFP.

Elles ont ensuite été interpellées, a appris l'AFP de source policière.

Les deux femmes ont été placées en garde à vue pour dégradation d'un bien classé ou inscrit, a précisé le parquet de Paris.

Selon le Louvre, elles avaient caché la soupe au potiron dans un thermos à café. La nourriture est acceptée à l'entrée de l'établissement.

Le musée a expérimenté une interdiction de l'entrée avec de la nourriture par le passé mais il y a renoncé, notamment parce qu'il est possible d'en acheter à l'intérieur.

"+La Joconde+, comme notre patrimoine, appartient aux générations futures. Aucune cause ne peut justifier qu'il soit pris pour cible", a condamné la ministre de la Culture, Rachida Dati, sur X.

"Je ne suis pas sûre que +La Joconde+ soit la plus grande pollueuse de France. Ca rime à quoi ? ", a pour sa part dénoncé Prisca Thévenot, porte-parole du gouvernement, sur la chaîne de télévision France 3.

Le célèbre tableau de Léonard de Vinci, présenté derrière une vitre de protection blindée depuis 2005, a déjà plusieurs fois été victime de vandalisme. En mai 2022, il avait par exemple été la cible d'une tarte à la crème.

Série d'opérations militantes

L'action a cette fois été revendiquée, dans un communiqué envoyé à l'AFP, par un collectif baptisé "Riposte alimentaire", se présentant comme "une campagne de résistance civile française qui vise à impulser un changement radical de société sur le plan climatique et social".

Il "fait suite à la campagne dernière rénovation", qui a revendiqué plusieurs actions coup de poing ces derniers mois pour réclamer "un plan de rénovation thermique des bâtiments à la hauteur de l'urgence".

Le jet de soupe sur "La Joconde" est cette fois présenté comme "le coup d'envoi (d'une) campagne de résistance civile, qui porte une demande claire, profitable à toutes et tous : la sécurité sociale de l'alimentation durable".

Depuis plusieurs années, une série d'opérations militantes a visé des oeuvres dans des musées à travers le monde.

En octobre 2022, deux jeunes femmes portant des t-shirts estampillés "Just Stop Oil" avaient ainsi projeté le contenu de deux boîtes de soupe à la tomate sur le chef-d'œuvre de Van Gogh les "Tournesols" à la National Gallery à Londres, avant de se coller au mur en criant: "Qu'est-ce qui vaut le plus, l'art ou la vie ?"

Ce tableau était, lui aussi, protégé par une vitre.

Dans d'autres musées, des militants ont collé leurs mains sur une peinture de Goya à Madrid, maculé de peinture rouge et noire la cage de plexiglas entourant "La petite danseuse de quatorze ans" de Degas à Washington ou étalé de la purée de pommes de terre sur un chef-d'œuvre de Claude Monet à Potsdam, près de Berlin.

Plus largement, des mouvements de désobéissance civile ont aussi récemment perturbé des événements sportifs ou bloqué la circulation dans les pays occidentaux, pour dénoncer l'inaction des gouvernements et du monde économique.


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com