Libye: plus de 300 migrants en situation irrégulière renvoyés au Nigeria

Des migrants illégaux en provenance du Nigeria montent à bord d'un bus pour se rendre à l'aéroport lors d'une opération d'expulsion dans la capitale libyenne Tripoli, le 30 janvier 2024 (Photo de Mahmoud Turkia / AFP).
Des migrants illégaux en provenance du Nigeria montent à bord d'un bus pour se rendre à l'aéroport lors d'une opération d'expulsion dans la capitale libyenne Tripoli, le 30 janvier 2024 (Photo de Mahmoud Turkia / AFP).
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Publié le Mardi 30 janvier 2024

Libye: plus de 300 migrants en situation irrégulière renvoyés au Nigeria

  • Depuis un accord passé en 2023 entre les autorités de l'ouest, du sud et de l'est, l'organe en charge des renvois au ministère de l'Intérieur, basé à Tripoli (nord-ouest), pilote les opérations de manière coordonnée
  • La Libye, située à quelque 300 kilomètres des côtes italiennes, est l'un des principaux pays de départ en Afrique du Nord pour des milliers de migrants

TRIPOLI: L'organe chargé de lutter contre l'immigration clandestine en Libye, en coordination avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), a organisé mardi le renvoi, dans leur pays, de 323 Nigérians en situation irrégulière.

"Nous avons procédé mardi à l'expulsion de 163 migrants en situation irrégulière de nationalité nigériane depuis l'aéroport de Mitiga (nord-ouest), parmi lesquels 107 femmes, 51 hommes et cinq enfants", a déclaré à l'AFP le général Mohamad Baredaa, responsable de la sécurité de cet organe qui dépend du ministère de l'Intérieur.

Le même jour, "160 Nigérians seront renvoyés dans leur pays depuis l'aéroport de Bénina à Benghazi" (nord-est), a-t-il ajouté.

Depuis un accord passé en 2023 entre les autorités de l'ouest, du sud et de l'est, l'organe en charge des renvois au ministère de l'Intérieur, basé à Tripoli (nord-ouest), pilote les opérations de manière coordonnée.

Vêtus de survêtements noirs, capuches relevées, les ressortissants nigérians, majoritairement des jeunes femmes, ont été rassemblés dans une salle d'attente, ont reçu une collation et un laissez-passer, avant de monter dans des cars en direction de l'aéroport.

La Libye, située à quelque 300 kilomètres des côtes italiennes, est l'un des principaux pays de départ en Afrique du Nord pour des milliers de migrants, en majorité d'origine subsaharienne, désireux de rejoindre l'Europe par la mer au péril de leur vie.

Plus de 700 000 migrants sont présents sur le territoire libyen, d'après l'OIM, sur la base de données collectées entre mai et juin.

En 2015, l'OIM a établi un programme de "retour volontaire" pour les migrants et réfugiés souhaitant quitter la Libye.

En 2023, 9 370 personnes ont reçu une assistance de l'OIM pour retourner volontairement dans leur pays d'origine, après 11 200 en 2022, selon le site de l'OIM.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.