L'Iran appelle les Etats-Unis à cesser «le langage de la menace»

L'Iran répondra à toute menace des États-Unis, a déclaré mercredi le chef des Gardiens de la révolution de Téhéran, Hossein Salami (Photo, AP/Fichier)
L'Iran répondra à toute menace des États-Unis, a déclaré mercredi le chef des Gardiens de la révolution de Téhéran, Hossein Salami (Photo, AP/Fichier)
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Publié le Mercredi 31 janvier 2024

L'Iran appelle les Etats-Unis à cesser «le langage de la menace»

  • Hossein Amir-Abdollahian a promis que la riposte de l'Iran serait «incisive et immédiate» en cas d'attaque de la part des Etats-Unis
  • Washington a promis des représailles après la mort de trois militaires dans une attaque imputée à un groupe pro-iranien

DUBAI: L'Iran a appelé mercredi les Etats-Unis à "cesser d'utiliser le langage de la menace", alors que Washington a promis des représailles après la mort de trois militaires dans une attaque imputée à un groupe pro-iranien.

"L'Amérique doit cesser d'utiliser le langage de la menace" et doit "se concentrer sur une solution politique", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, lors du conseil des ministres, selon l'agence officielle Irna.

Il a promis que la riposte de l'Iran serait "incisive et immédiate" en cas d'attaque de la part des Etats-Unis.

Le président américain, Joe Biden, qui avait dit tenir l'Iran "responsable" d'avoir fourni l'armement nécessaire à l'attaque de drone ayant visé dimanche une base logistique américaine située en Jordanie, a promis mardi une réponse qui prendra probablement la forme de représailles "multiples".

La République islamique a nié toute implication dans la frappe et affirmé que les groupes armés anti-américains au Moyen-Orient ne prenaient "pas d'ordre de la République islamique".

Le chef des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, le général Hossein Salami, a averti mercredi que l'Iran était prêt à "répondre" à toute attaque.

"Nous ne cherchons pas la guerre, mais nous n'avons pas peur de la guerre", a-t-il déclaré, cité par l'agence Tasnim.

Ces dernières semaines, l'armée américaine a répliqué, de manière ciblée, contre des groupes pro-Iran en Irak et en Syrie, tout comme elle a frappé au Yémen les rebelles Houthis, un mouvement soutenu par Téhéran qui multiplie les attaques contre des navires en mer Rouge et dans le Golfe d'Aden.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.