Plaintes pour agression antisémite sur le campus de l'université de Strasbourg

Le président de l'université de Strasbourg a condamné vendredi une agression antisémite survenue sur le campus, qui a donné lieu à des dépôts de plaintes (Photo, AFP).
Le président de l'université de Strasbourg a condamné vendredi une agression antisémite survenue sur le campus, qui a donné lieu à des dépôts de plaintes (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 03 février 2024

Plaintes pour agression antisémite sur le campus de l'université de Strasbourg

  • «Cette agression physique antisémite commise en réunion ne peut rester impunie»
  • L'UEJF a indiqué saisir son avocat, Sacha Ghozlan, pour se joindre aux plaintes déposées par les victimes

STRASBOURG: Le président de l'université de Strasbourg a condamné vendredi une agression antisémite survenue sur le campus, qui a donné lieu à des dépôts de plaintes.

"Je condamne avec la plus grande fermeté l'agression antisémite qui a eu lieu sur le campus universitaire dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 janvier 2024, dont j'ai eu connaissance le jeudi 1er février", écrit le président de l'université, Michel Deneken, dans un communiqué.

Il explique que "trois jeunes gens juifs, dont deux étudiants, ont été victimes d'une agression physique et verbale aux cris de +fascistes sionistes+ par un groupe de six personnes. Les conséquences de leur agression ont été constatées par la médecine de ville et la médecine légale après un dépôt de plainte à la police".

M. Deneken a expliqué à l'AFP s'être entretenu avec une des victimes, étudiant en droit. "Il a été frappé, jeté à terre, c'est un fait très grave", a déclaré le président. "C'est une violence qu'on n'a jamais connue ici".

Depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, "on a eu des tags qu'on effaçait le matin pour éviter que les esprits s'enflamment. Ces jours-ci on a eu quelques blocages avec des slogans limites parfois par rapport à Israël, mais c'est la première fois qu'on a des faits aussi graves", a-t-il poursuivi, annonçant que l'université allait aussi porter plainte.

La police a confirmé à l'AFP le dépôt de plaintes, notamment pour coups et blessures. "Les victimes ont reçu des coups mais il n'y a pas eu d'hospitalisation. Il n'y a pas encore eu d'interpellation. L'enquête est en cours", a précisé la même source.

Dans un communiqué, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a expliqué qu'un militant de l'UEJF accompagné de deux autres étudiantes juives étaient en train de coller des affiches appelant à la libération des otages du Hamas ainsi que la phrase "Non à l'antisémitisme" à proximité du campus de droit lorsqu'ils ont été menacés verbalement par une "militante antisioniste". Celle-ci est revenue avec un groupe de cinq personnes qui ont frappé les trois étudiants aux cris de "fascistes sionistes", indique l'UEJF, précisant que "l'une des victimes souffre d'importantes contusions".

L'UEJF a indiqué saisir son avocat, Sacha Ghozlan, pour se joindre aux plaintes déposées par les victimes.

"Cette agression physique antisémite commise en réunion ne peut rester impunie", a déclaré Samuel Lejoyeux, président de l'UEJF.

"C'est effroyable et inadmissible. Il nous faut collectivement dénoncer ce fléau qu'on doit endiguer et stopper", a réagi Abdelaziz Choukri, administrateur de la grande mosquée de Strasbourg. "J'adresse mes vœux de fraternité aux victimes. Je les assure de ma totale solidarité. (...) Aucune voix ne doit être étouffée pour dénoncer l'antisémitisme qui ronge notre société."

Bruno Studer, député Renaissance du Bas-Rhin, a également tenu à apporter son "profond soutien" aux victimes. "Face à l'augmentation des actes antisémites, multipliés par trois en 2023, j'appelle à la mobilisation de toutes et de tous (...) pour refuser la banalisation de la haine et de la violence".

 


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.