Gaza: l'Unrwa accuse Israël d'une frappe navale sur un convoi d'aide alimentaire

Un homme portant une veste avec le logo de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), marche dans une rue dévastée par le passage de véhicules militaires israéliens et de bulldozers lors de raids, dans le camp de réfugiés de Balata, le 4 février 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et les militants du Hamas dans la bande de Gaza. (Photo de Jaafar ASHTIYEH / AFP)
Un homme portant une veste avec le logo de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), marche dans une rue dévastée par le passage de véhicules militaires israéliens et de bulldozers lors de raids, dans le camp de réfugiés de Balata, le 4 février 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et les militants du Hamas dans la bande de Gaza. (Photo de Jaafar ASHTIYEH / AFP)
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Publié le Lundi 05 février 2024

Gaza: l'Unrwa accuse Israël d'une frappe navale sur un convoi d'aide alimentaire

  • «Heureusement, personne n'a été blessé», a affirmé Thomas White, responsable de l'agence au sein du territoire palestinien
  • L'armée israélienne contrôle entièrement l'espace maritime qui borde la bande de Gaza, en Méditerranée

GAZA: L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a accusé lundi l'armée israélienne d'une frappe navale sur un convoi d'aide alimentaire qui s'apprêtait à entrer dans le nord de Gaza, où elle est en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas.

"Heureusement, personne n'a été blessé", a ajouté sur X (ex-Twitter) Thomas White, responsable de l'agence au sein du territoire palestinien. L'armée israélienne contrôle entièrement l'espace maritime qui borde la bande de Gaza, en Méditerranée.

Le chef de l'ONU nomme un comité indépendant pour évaluer l'Unrwa

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a annoncé lundi la création d'un comité indépendant chargé d'évaluer la "neutralité" de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) et son fonctionnement après les accusations visant plusieurs de ses employés.

Ce groupe d'évaluation sera mené par l'ancienne ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, en collaboration avec trois centres de recherche (Institut Raoul Wallenberg en Suède, Institut Chr. Michelsen en Norvège, et l'Institut danois pour les droits humains), a précisé un communiqué.

L'Unrwa est au centre d'une controverse depuis qu'Israël a accusé 12 de ses 30 000 employés régionaux d'implication dans l'attaque du 7 octobre menée par le groupe islamiste palestinien Hamas qui a entraîné la mort de 1 140 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP.

En réaction, une douzaine de pays, dont d'importants donateurs comme les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède ont annoncé suspendre leur financement à l'agence, laquelle s'est dite la semaine dernière menacée de devoir cesser ses activités "d'ici fin février".

L'objectif du groupe d'évaluation nommé lundi est de "déterminer si l'Agence fait tout ce qui est en son pouvoir pour assurer sa neutralité et répondre aux accusations de graves abus le cas échéant".

Il devra remettre à Antonio Guterres d'ici fin mars un rapport intermédiaire puis d'ici fin avril un rapport final qui devra notamment, si nécessaire, faire des recommandations pour "améliorer et renforcer" les mécanismes en place.

Le secrétaire général "note que ces accusations interviennent à un moment où l'Unrwa, la plus importante organisation de l'ONU dans la région, travaille dans des conditions très difficiles pour aider les deux millions d'habitants de la bande de Gaza qui dépendent d'elle pour survivre au milieu de l'une des pires et plus complexes crises humanitaires du monde".

Cette évaluation indépendante aura lieu en parallèle à une enquête interne de l'ONU lancée en janvier après les accusations contre les douze employés de l'Unrwa.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.