Le roi Charles III atteint d'un cancer

Le roi Charles III est atteint d'un cancer découvert pendant une opération récente (Photo, Reuters).
Le roi Charles III est atteint d'un cancer découvert pendant une opération récente (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 06 février 2024

Le roi Charles III atteint d'un cancer

  • Le roi a «entamé aujourd'hui (lundi) un programme de traitements réguliers, au cours duquel les médecins lui ont conseillé de reporter ses activités publiques», selon le palais
  • L'annonce de son problème de prostate avait déjà tranché avec le secret qui entourait la santé de la reine Elizabeth II dans les années précédant sa mort le 8 septembre 2022

LONDRES: Le roi Charles III est atteint d'un cancer découvert pendant une opération récente de la prostate, qui va le tenir à l'écart de de la vie publique pendant une durée inconnue, moins d'un an et demi après avoir succédé à sa mère Elizabeth II.

Neuf mois après avoir été couronné, le souverain de 75 ans ne prévoit cependant pas de cesser totalement ses activités de chef d'Etat du Royaume-Uni mais aussi de 14 autres pays, a annoncé lundi le palais de Buckingham.

"Au cours de la récente intervention pour une hypertrophie bénigne de la prostate, un problème distinct a été constaté" et des "tests ultérieurs ont permis d'identifier une forme de cancer", explique le palais dans un communiqué.

Le palais a fait savoir que ce problème de santé n'était pas un cancer de la prostate.

Le roi a "entamé aujourd'hui (lundi) un programme de traitements réguliers, au cours duquel les médecins lui ont conseillé de reporter ses activités publiques", selon le palais. Il continuera toutefois "à s'occuper des affaires de l'État et des tâches administratives comme à l'accoutumée".

«Très optimiste»

Selon le palais de Buckingham, le roi "reste très optimiste quant à son traitement et se réjouit à l'idée de reprendre ses fonctions publiques dès que possible".

Après avoir appris le diagnostic, le président américain Joe Biden a dit "se faire du souci" pour le souverain, tandis que les voeux de rétablissement ont afflué de toute la classe politique britannique, y compris les indépendantistes écossais ou les républicains nord-irlandais.

"Je ne doute pas qu'il retrouvera rapidement toutes ses forces et je sais que le pays tout entier lui adresse ses meilleurs vœux", a souligné le Premier ministre britannique Rishi Sunak sur X (ex-Twitter).

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a dit "souhaiter un prompt rétablissement" au roi.

"J'espère que (le cancer) a été détecté tôt et que cela va bien se finir pour lui", a réagi dans les rues de Londres, auprès de l'AFP, Imogen Holder, 26 ans, qui travaille dans les assurances.

"Je trouve que c'est dur pour lui, il a tellement attendu pour être roi", a estimé Sarah Firisen, commerciale dans l'informatique de 55 ans.

Macron souhaite «un prompt rétablissement» à Charles III

Le président Emmanuel Macron a adressé lundi soir ses "amitiés au roi" Charles III, atteint d'un cancer, lui souhaitant en anglais "un prompt rétablissement" dans un message sur le réseau social X.

"Nous pensées vont au peuple britannique" a ajouté M. Macron, se joignant aux voeux de rétablissement qui ont afflué dans les heures qui ont suivi cette annonce.

A l'image de son opération pour un problème bénin de la prostate sur laquelle il avait fait preuve de transparence, Charles III a "choisi de partager son diagnostic afin d'éviter les spéculations, et dans l'espoir d'aider le public à comprendre tous ceux qui sont touchés par le cancer dans le monde entier", est-il indiqué.

L'annonce de son problème de prostate avait déjà tranché avec le secret qui entourait la santé de la reine Elizabeth II dans les années précédant sa mort le 8 septembre 2022 à l'âge de 96 ans, à l'issue d'un règne record de 70 ans.

Elle intervient au moment où l'épouse de son héritier William, Kate, 42 ans, a été hospitalisée le 16 janvier pour une opération de l'abdomen dont la cause est tenue secrète. Elle n'a plus été vue en public depuis son apparition avec le reste de la famille pour Noël.

Le palais de Kensington a annoncé il y a une semaine qu'elle était sortie de la clinique privée londonienne où elle a subi cette intervention et qu'elle poursuivait sa convalescence au domicile familial de Windsor, dans l'ouest de Londres.

Les raisons de son opération restent mystérieuses, mais il ne s’agit pas d’un cancer, selon les médias britanniques.

Le palais a annoncé qu'elle suspendrait ses activités probablement jusqu'à Pâques, le 31 mars.

Harry bientôt au Royaume-Uni

William, fils aîné du roi Charles III, avait également cessé ses fonctions publiques afin de donner la priorité à leur famille. Mais ses services ont annoncé lundi qu'il assisterait mercredi à une cérémonie de remise de décorations à Windsor puis à un gala de charité à Londres.

Exilé en Californie, le fils cadet de Charles, Harry, va rentrer au Royaume-Uni pour voir son père malgré les tensions notoires entre le duc de Sussex et son père ainsi que son frère aîné.

Le retrait forcé de Charles, Kate et William a placé la reine Camilla, 76 ans, sur le devant de la scène, avec de nombreux déplacements chaque semaine pour celle qui reste peu aimée des Britanniques, qui adoraient la princesse Diana, première épouse du souverain.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."