Un avion d'Easyjet s'est approché dangereusement du lac Léman avant son atterrissage

Les spécificités géographiques genevoises et l’approche attribuée à l’avion en provenance d’Ecosse pourraient avoir joué un rôle dans l’incident, parce qu'elle demande aux équipages d'amorcer une descente rapide après avoir passé le Jura, souligne le quotidien. (AFP).
Les spécificités géographiques genevoises et l’approche attribuée à l’avion en provenance d’Ecosse pourraient avoir joué un rôle dans l’incident, parce qu'elle demande aux équipages d'amorcer une descente rapide après avoir passé le Jura, souligne le quotidien. (AFP).
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Publié le Mardi 06 février 2024

Un avion d'Easyjet s'est approché dangereusement du lac Léman avant son atterrissage

  • Pour une raison encore inexpliquée, l'Airbus A320 Neo immatriculé G-UZLO, qui reliait Edimbourg en Ecosse à Genève s'est retrouvé à quelque 230 mètres (750 pieds environ) de la surface du lac Léman
  • Easyjet est une compagnie low-cost créée en 1995 et elle n'a jamais connu de crash

GENEVE: Un Airbus de la compagnie Easyjet, avec 157 passagers à bord, s'est retrouvé dangereusement près de la surface du lac Léman lors de son approche de l'aéroport de Genève Cointrin le 5 novembre dernier, révèle mardi le quotidien la Tribune de Genève.

Pour une raison encore inexpliquée, l'Airbus A320 Neo immatriculé G-UZLO, qui reliait Edimbourg en Ecosse à Genève s'est retrouvé à quelque 230 mètres (750 pieds environ) de la surface de l'eau à un endroit où son altitude aurait dû être plus de trois fois supérieure, indique le quotidien.

"Lors de l'approche de la piste 22, l'avion est descendu nettement en dessous de l’alignement de descente et l’équipage de conduite a entamé une remise des gaz", confirme le Service suisse d'enquête de sécurité (SESE) - l'autorité chargée de mener des enquêtes sur les accidents et incidents survenant notamment dans le domaine de l'aviation civile - dans un rapport dit de première information très succinct publié le 16 janvier.

Easyjet est une compagnie low-cost créée en 1995 et elle n'a jamais connu de crash. L'aéroport de Genève est un des principaux hub de l'entreprise, qui est la deuxième compagnie low-cost d'Europe, derrière Ryanair.

Selon la Tribune de Genève, la tour de contrôle de l'aéroport de Genève Cointrin a alerté l'équipage en même temps que celui-ci était aussi averti de l'altitude trop faible par le système d'alerte du bord.

Pour l'heure, il n'y a pas d'explication au fait que l'avion volait beaucoup trop bas, mais un pilote et un ancien contrôleur aérien, ayant souhaité conserver l'anonymat et interrogés par le journal, semblent pointer du doigt l'erreur humaine.

"Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans le cockpit ce jour-là, mais c’est là que doit se trouver la clé de l’explication", analyse le pilote interrogé par la Tribune de Genève.

Les spécificités géographiques genevoises et l’approche attribuée à l’avion en provenance d’Ecosse pourraient avoir joué un rôle dans l’incident, parce qu'elle demande aux équipages d'amorcer une descente rapide après avoir passé le Jura, souligne le quotidien.

La compagnie interrogée par l'AFP n'a pas répondu dans l'immédiat mais elle a indiqué à la Tribune de Genève que les pilotes ont été temporairement suspendus de leurs fonctions, "ce qui correspond aux pratiques et procédures d’Easyjet".


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.