Yémen: un navire britannique endommagé par une attaque de drone en mer Rouge

Les Houthis ciblent les navires commerciaux en signe de solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza. (Centre des médias Ansarullah/AFP)
Les Houthis ciblent les navires commerciaux en signe de solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza. (Centre des médias Ansarullah/AFP)
Short Url
Publié le Mardi 06 février 2024

Yémen: un navire britannique endommagé par une attaque de drone en mer Rouge

  • Les houthis ont affirmé mardi avoir visé des navires américain et britannique lors de deux attaques distinctes en mer Rouge
  • L'une des deux a été signalée par une société de sécurité maritime

DUBAI: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont affirmé mardi avoir visé des navires américain et britannique lors de deux attaques distinctes en mer Rouge, dont l'une a été signalée par une société de sécurité maritime.

"La première (attaque) visait le navire américain 'Star Nasia', tandis que l'autre visait le navire britannique 'Morning Tide'", a déclaré le porte-parole des Houthis, Yahya Saree, dans un communiqué. Auparavant, la société de sécurité spécialisée dans le transport maritime Ambrey avait fait état d'une attaque de drone contre un navire britannique. 

Un navire britannique a été légèrement endommagé par une attaque de drone en mer Rouge au large du Yémen dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué la société de sécurité spécialisée dans le transport maritime Ambrey.

Le "côté bâbord" d'un cargo britannique battant pavillon de la Barbade a subi des "dégâts mineurs" lors d'une attaque de drone, selon la même source.

D'après l'agence de sécurité maritime britannique (UKTMO), une fenêtre du cargo a été "légèrement" endommagée par un tir de drone au-dessus du navire qui se situait alors à 57 milles nautiques, soit environ 105 kilomètres, à l'ouest de Hodeïda, grand port de la côte ouest du Yémen, sous contrôle des rebelles Houthis.

Au cours de la nuit, les Etats-Unis ont aussi mené une nouvelle frappe contre les Houthis au Yémen, visant deux drones marins chargés d'explosifs, a annoncé Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les forces américaines ont multiplié les opérations au Yémen et au large de ce pays en guerre, disant agir pour protéger la navigation en mer Rouge et dans le Golfe d'Aden des attaques des Houthis qui affirment soutenir ainsi les Palestiniens de Gaza, où Israël est en guerre contre le mouvement islamiste Hamas au pouvoir dans ce petit territoire.

L'armée américaine a mené "une frappe d'autodéfense contre deux drones de surface navals chargés d'explosifs" vers 12H30 GMT, a déclaré le Centcom sur le réseau social X.

Les forces américaines ont "identifié" ces drones dans "les zones du Yémen contrôlées par les Houthis" et ont estimé qu'ils représentaient "une menace imminente pour les navires de la marine américaine et les navires marchands", a-t-il ajouté, reprenant les mots généralement utilisés après chaque frappe.

Soutenus par l'Iran, bête noire des Etats-Unis, les rebelles Houthis contrôlent une bonne partie du Yémen après près d'une décennie de guerre contre le gouvernement yéménite.

Si les Houthis disent s'en prendre à des navires liés selon eux à Israël dont les Etats-Unis sont le principal soutien militaire, d'autres groupes armés pro-iraniens ont multiplié les attaques ces dernières semaines contre les intérêts américains dans la région.

Ces tensions en mer Rouge interviennent par ailleurs alors que le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, se trouve au Moyen-Orient pour tenter de parvenir à une trêve dans la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, territoire palestinien en proie de surcroît à une crise humanitaire.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
Short Url
  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Short Url
  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
Short Url
  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.