Yémen: Les Houthis prêts «à faire la paix» avec l’Arabie saoudite

Hussein al-Ezzi, vice-ministre des Affaires étrangères du gouvernement dirigé par les Houthis, lors d’une conférence de presse à Sanaa, au Yémen, le 5 février 2024 (Photo, Reuters).
Hussein al-Ezzi, vice-ministre des Affaires étrangères du gouvernement dirigé par les Houthis, lors d’une conférence de presse à Sanaa, au Yémen, le 5 février 2024 (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 06 février 2024

Yémen: Les Houthis prêts «à faire la paix» avec l’Arabie saoudite

  • «Les États-Unis sont ceux qui nous agressent, et ils n’échapperont pas aux représailles»
  • «Nous ne resterons jamais muets face à l’agression contre notre nation, et cela n’aura aucun impact sur notre position à l’égard de Gaza et de la Palestine»

AL-MUKALLA: La milice houthie du Yémen est prête à faire la paix avec l’Arabie saoudite, a déclaré lundi le vice-ministre des Affaires étrangères du gouvernement dirigé par les Houthis, accusant les États-Unis d’entraver les efforts déployés pour parvenir à un règlement.

S’adressant aux journalistes à Sanaa, Hussein al-Ezzi a remercié «tout particulièrement» l’Arabie saoudite pour son refus de participer aux frappes des États-Unis et du Royaume-Uni sur le Yémen, ajoutant que la milice est «désireuse» d’entamer des négociations de paix avec le Royaume.

«Sanaa est prête à faire la paix avec Riyad en dépit des défis posés par les États-Unis et par les groupes yéménites qui leur sont associés», a précisé M. Al-Ezzi.

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont mené environ 300 frappes au Yémen depuis le 12 janvier, a précisé le responsable, menaçant de faire payer aux États-Unis «le prix fort» de ces attaques. «Les États-Unis sont ceux qui nous agressent, et ils n’échapperont pas aux représailles. Nous ne resterons jamais muets face à l’agression contre notre nation, et cela n’aura aucun impact sur notre position à l’égard de Gaza et de la Palestine.»

Depuis novembre, les Houthis ont saisi un navire commercial et ont lancé des dizaines de missiles et de drones sur des navires civils et militaires en mer Rouge. M. Al-Ezzi a assuré que la milice, en guise de soutien à la Palestine, ne visait que les navires liés à Israël ou ceux qui se rendent dans le pays.

Les navires militaires et commerciaux des États-Unis et du Royaume-Uni ont été ajoutés à la liste des cibles de la milice après que les deux pays ont lancé des frappes sur le Yémen, a-t-il ajouté.

Conflit à Hodeïda

Les médias des Houthis et les Yéménites de la province occidentale de Hodeïda, contrôlée par la milice, ont fait état d’explosions dimanche soir, lorsque des avions à réaction ont frappé des cibles dans les districts de Ras Isa, d’Al-Zaydiyah et d’Al-Hawak. Lundi après-midi, la chaîne de télévision Al-Masirah, dirigée par les Houthis, a affirmé que les forces américaines et britanniques avaient mené des attaques sur la zone d’Al-Katheeb à Hodeïda.

Par ailleurs, le gouvernement internationalement reconnu du Yémen estime que les pressions exercées par l’ONU pour mettre fin à son offensive sur la ville de Hodeïda en 2018 sont à l’origine de l’escalade des attaques menées par les Houthis en mer Rouge depuis l’année dernière.

Dimanche, le ministre yéménite de l’Information, Mouammar al-Eryani, a accusé l’ONU et son ancien envoyé pour le Yémen, Martin Griffiths, d’avoir exercé une pression sur le gouvernement yéménite pour qu’il cesse son offensive militaire sur la ville portuaire contrôlée par les Houthis et qu’il signe l’accord de Stockholm conclu sous l’égide de l’ONU.

Les forces gouvernementales contrôlaient l’aéroport de Hodeïda, ainsi que les entrées sud et est de la ville, et ne se trouvaient plus qu’à quelques kilomètres du port de la ville avant que l’ONU n’exige l’arrêt de l’offensive, a-t-il ajouté.

À l’époque, l’ONU avait prévenu que le conflit à Hodeïda interromprait l’acheminement de 70% de l’aide humanitaire destinée au Yémen et d’autres produits essentiels par le port de la ville.

«Le monde entier paie le prix de l’ignorance des avertissements du gouvernement concernant les dangers que représente le fait de laisser le régime iranien et ses alliés dans la région, notamment la milice houthie, contrôler la ville de Hodeïda et ses ports», a déclaré M. Al-Eryani, d’après l’agence de presse Saba.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban
  • "Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr"

BEYROUTH: Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu 

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'Ani. Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

 


Cisjordanie: 70 enfants palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes 

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
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  • "La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef
  • Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau

GENEVE: Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes.

"Les enfants paient un prix intolérable en raison de l'escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré un porte-parole de l'Unicef, James Elder, lors d'un point presse à Genève.

"Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd'hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien. Cela représente 70 enfants palestiniens tués sur cette période, a-t-il ajouté, indiquant qu'il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

Il a précisé que 93% des enfants tués l'ont été "par les forces israéliennes".

"La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef.

Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau, conformément au droit international".

"L'Unicef appelle également les États membres disposant d'une influence à user de leur poids pour garantir le respect du droit international", a-t-il dit.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d'Israël. En janvier 2025, l'armée israélienne a lancé une "opération antiterroriste" visant principalement les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie.


Liban: six morts dans un bombardement israélien, selon l'agence officielle

Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
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  • Une frappe aérienne israélienne sur une maison à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a fait six morts et sept blessés malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril
  • Israël poursuit ses bombardements tandis que le Hezbollah continue ses attaques contre des cibles israéliennes, alors que de nouvelles discussions entre les deux pays sont prévues à Washington cette semaine

BEYROUTH: L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'ANI mardi.

Par ailleurs, l'armée israélienne a ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.

Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en attaquant Israël au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran. Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

Le dernier bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

De nouvelles discussions sont prévues jeudi et vendredi à Washington entre le Liban et Israël.