Attaque «terroriste» contre le palais de justice d'Istanbul: trois morts dont les deux assaillants

Deux assaillants avaient auparavant lancé une attaque armée contre une église italienne à Istanbul lors d'une cérémonie religieuse en janvier, faisant un mort. (Photo, AFP)
Deux assaillants avaient auparavant lancé une attaque armée contre une église italienne à Istanbul lors d'une cérémonie religieuse en janvier, faisant un mort. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 06 février 2024

Attaque «terroriste» contre le palais de justice d'Istanbul: trois morts dont les deux assaillants

  • La police turque a tué mardi deux assaillants qui venaient de s'en prendre aux policiers gardant le palais de justice d'Istanbul
  • Toute entrée et sortie au palais de justice de Caglayan ont été temporairement suspendues

ISTANBUL: Un civil a trouvé la mort et cinq personnes ont été blessées, dont trois policiers, dans une tentative d'attaque mardi du palais de justice d'Istanbul, lors de laquelle les deux assaillants ont été tués, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Le ministère de l'Intérieur avait précédemment fait état de la mort de deux assaillants dans une attaque "terroriste" d'une organisation marxiste-léniniste radicale, ajoutant que trois policiers qui gardaient le palais et trois civils avaient été blessés.

L'attaque visait le poste de police à l'entrée du palais de justice.

Les blessés, dont l'un a succombé à ses blessures, ont été hospitalisés.

"Je félicite nos forces de sécurité qui ont éliminé cette attaque perfide grâce à une intervention opportune. Deux terroristes, une femme et un homme, ont été neutralisés", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une cérémonie commémorant le séisme du 6 février 2023 à Kahramanaras (sud-est), près de l'épicentre.

"La Turquie continuera de lutter avec détermination contre toutes les organisations terroristes et leurs partisans, sans aucune discrimination", a-t-il promis.

Selon le ministre de l'Intérieur Ali Yerlikaya, les deux assaillants ont été "identifiés comme des membres du groupe terroriste DHKP-C".

Qualifiée de "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux, l'organisation marxiste-léniniste radicale DHKP-C a revendiqué plusieurs attentats dans le passé en Turquie.

Le ministre n'a pas précisé quelles étaient les armes utilisées pour l'attaque mais un témoin, rencontré sur les lieux par l'AFP, a assuré avoir assisté à un échange de tirs.

"J'ai vu deux personnes, un homme et une femme, tirer sur la police. L'homme a été abattu en premier. Puis la femme a tiré encore quelques coups de feu", a raconté Mahir Yildiz, 25 ans, évoquant la "panique" qui s'est emparée des personnes présentes.

"J'ai entendu 20 à 25 coups de feu. Il y avait une grande panique et une grande peur à ce moment-là. Nous ne savions pas quelle direction prendre" a-t-il ajouté.

«Anti-impérialiste»

Le ministre de la Justice a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "terrorisme".

Toute entrée et sortie au palais de justice de Caglayan ont été temporairement suspendues.

Le groupe armé d'extrême-gauche DHKP-C ("Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple"), fondé il y a près de 50 ans, ne s'en prend cependant généralement pas aux forces armées turques, mais vise plutôt les intérêts "impérialistes" américains et l'Otan.

Il figure notamment sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, qui ont offert trois millions de dollars en 2014 pour la capture de ses dirigeants.

Un kamikaze s'en réclamant s'était fait exploser en 2013 devant l'ambassade des Etats-Unis à Ankara, tuant un garde turc.

Le groupe avait aussi commis en 2015 une attaque contre le palais de justice d'Istanbul, tuant le procureur d'alors, Mehmet Selim Kiraz.

Plusieurs attaques attribuées ou revendiquées par différents groupes armés ont récemment visé Istanbul et Ankara.

Un homme a été tué fin janvier à Istanbul en pleine messe dans une église italienne catholique lors d'une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique.

Et deux policiers avaient été blessés en octobre lors d'un attentat revendiqué par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), contre le siège du ministère turc de l'Intérieur à Ankara.

 


Le président Trump déclare qu'il «travaille dur pour mettre fin» à la guerre au Soudan

Le président américain Donald Trump s'exprime lors du National Prayer Breakfast à Washington DC, jeudi. (Capture d'écran)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors du National Prayer Breakfast à Washington DC, jeudi. (Capture d'écran)
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  • M. Trump a déclaré pour la première fois qu'il commencerait à "travailler" sur la guerre au Soudan en novembre dernier, après que le prince héritier saoudien lui a demandé d'aider à mettre fin au conflit lors d'une visite aux États-Unis
  • "Sa majesté aimerait que je fasse quelque chose de très puissant en rapport avec le Soudan", a déclaré M. Trump lors du Forum d'investissement américano-saoudien

LONDRES : Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu'il "travaillait dur" pour mettre fin à la guerre au Soudan.

"Je travaille dur pour mettre fin à cette guerre. Nous sommes très proches d'y parvenir. Ce sera le neuvième, si nous ne réglons pas d'abord la question de la Russie et de l'Ukraine. Mais nous travaillons dur pour mettre fin à toute cette guerre. Nous sommes très près d'y parvenir. Nous l'avons presque fait", a déclaré le président lors du National Prayer Breakfast à Washington DC.

M. Trump a déclaré pour la première fois qu'il commencerait à "travailler" sur la guerre au Soudan en novembre dernier, après que le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman lui a demandé d'aider à mettre fin au conflit lors d'une visite aux États-Unis.

"Sa majesté aimerait que je fasse quelque chose de très puissant en rapport avec le Soudan", a déclaré M. Trump lors du Forum d'investissement américano-saoudien.

"Ce n'était pas dans mon programme, je pensais que c'était quelque chose de fou et d'incontrôlable", a-t-il ajouté.

"Mais je vois à quel point c'est important pour vous, et pour beaucoup de vos amis dans cette salle, le Soudan. Et nous allons commencer à travailler sur le Soudan".

Depuis son déclenchement en avril 2023, la guerre entre l'armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide a tué des dizaines de milliers de personnes et en a déplacé près de 12 millions.


Pologne: l'ambassadeur américain rompt avec le président du Parlement à cause d'«insultes» envers Trump

Lundi, le président de la Diète polonaise, Wlodzimierz Czarzasty, a fustigé une proposition conjointe américano-israélienne visant à soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix. (AFP)
Lundi, le président de la Diète polonaise, Wlodzimierz Czarzasty, a fustigé une proposition conjointe américano-israélienne visant à soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix. (AFP)
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  • Le Premier ministre, Donald Tusk, a réagi aussitôt aux déclarations de l'ambassadeur, insistant sur le fait que "les alliés devraient se respecter et non pas se faire la morale"
  • Lundi, le président de la Diète polonaise, Wlodzimierz Czarzasty, a fustigé une proposition conjointe américano-israélienne visant à soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix

VARSOVIE: L'ambassadeur des Etats-Unis à Varsovie a annoncé jeudi la rupture de "tout échange" avec le président de la chambre basse du Parlement polonais, qualifiant d'"insultes" ses propos sur son refus de soutenir Donald Trump pour le Prix Nobel de la Paix.

"Nous ne permettrons à personne de nuire aux relations américano-polonaises ni de manquer de respect à (Donald Trump) qui a tant fait pour la Pologne et le peuple polonais", a écrit l'ambassadeur Tom Rose sur X.

Le Premier ministre, Donald Tusk, a réagi aussitôt aux déclarations de l'ambassadeur, insistant sur le fait que "les alliés devraient se respecter et non pas se faire la morale".

Lundi, le président de la Diète polonaise, Wlodzimierz Czarzasty, a fustigé une proposition conjointe américano-israélienne visant à soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix.

"Je ne soutiendrai pas la motion en faveur d'un prix Nobel de la paix pour le président Trump, parce qu'il ne le mérite pas", a alors déclaré M. Czarzasty.

Il a estimé que plutôt que se rapprocher davantage de la Maison-Blanche, la Pologne devrait "renforcer les alliances existantes" telles que l'OTAN, l'ONU et l'OMS.

Il a critiqué M. Trump, notamment pour l'imposition de tarifs douaniers aux pays européens, ses menaces d'annexer le Groenland ou ses affirmations selon lesquelles les alliés des Etats-Unis au sein de l'OTAN, dont la Pologne, seraient "restés un peu loin des lignes de front" pendant la guerre en Afghanistan.

"C'est une violation de la politique des principes et des valeurs, souvent une violation du droit international", a déclaré M. Czarzasty.

Fin janvier, avec plusieurs autres hauts responsables polonais, M. Czarzasty a dénoncé des propos du président Trump selon lesquels les États-Unis "n’avaient jamais besoin" des alliés de l'OTAN.

Il a qualifié ces affirmations de "scandaleuses".

Quarante-trois soldats polonais sont morts au sein de la coalition de l’OTAN dirigée par les Etats-Unis en Afghanistan.

Jeudi, le président de la Diète a soutenu ses propos.

"Conformément à mes valeurs, j'ai défendu les soldats polonais engagés dans des missions et je n'ai pas soutenu la candidature du président @realDonaldTrump au prix Nobel de la paix", a-t-il déclaré sur X, accueillant "avec regret" la déclaration de l'ambassadeur.

M. Czarzasty dirige le parti La Nouvelle Gauche, membre de la coalition gouvernementale pro-européenne du Premier ministre Donald Tusk, avec laquelle M. Rose a déclaré entretenir "d'excellentes relations".

Cette coalition est confrontée à une cohabitation difficile avec le président conservateur-nationaliste Karol Nawrocki, fervent soutien de M. Trump.


Londres-Heathrow premier aéroport européen, Istanbul en embuscade

Des voyageurs attendent dans le terminal 4 de l’aéroport de Heathrow, à l’ouest de Londres, le 20 septembre 2025. (AFP)
Des voyageurs attendent dans le terminal 4 de l’aéroport de Heathrow, à l’ouest de Londres, le 20 septembre 2025. (AFP)
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  • Heathrow reste le premier aéroport européen en passagers en 2025, devançant de justesse Istanbul-IGA, dans un contexte de fréquentation record des aéroports européens
  • La croissance du trafic aérien est tirée par l’international, tandis que le trafic intérieur et les grands marchés d’Europe du Nord restent pénalisés par la fiscalité et un ralentissement structurel

PARIS: Londres-Heathrow est resté le premier aéroport européen en passagers l'année dernière, résistant de justesse au dynamisme d'Istanbul, sur fond de record absolu de fréquentation des plateformes du Vieux continent, a annoncé jeudi leur principale association.

Heathrow, l'un des six grands aéroports desservant la capitale britannique, a vu transiter 84,48 millions de voyageurs en 2025, une hausse de 0,7% sur un an, soit seulement 40.000 passagers de plus que le "hub" d'Istanbul (IGA) inauguré fin 2018 et dont la croissance annuelle a atteint 5,5%, a précisé ACI Europe.

Eurocontrol, organisme de surveillance du trafic aérien paneuropéen, avait placé le 23 janvier Istanbul-IGA en tête des aéroports du continent en 2025, par nombre de mouvements d'avions. Mais Heathrow, limité en créneaux de décollages et atterrissages, a tendance à accueillir davantage de gros porteurs.

La Turquie s'affirme de plus en plus comme une puissance du secteur aérien, grâce à sa position géographique stratégique, entre Europe et Asie, mais aussi comme plateforme de correspondance entre la Russie sous sanctions occidentales et le reste du monde.

Le deuxième aéroport d'Istanbul, Sabiha Gökçen, a vu sa fréquentation bondir de 16,7% l'année dernière, atteignant 48,4 millions de voyageurs, a remarqué ACI Europe.

Après Heathrow et IGA, le "Top 5" des aéroports européens est complété par Paris-Charles-de-Gaulle (72 millions de voyageurs), Amsterdam-Schiphol (68,8) et Madrid (68,1), a détaillé dans un communiqué ACI Europe, qui fédère plus de 600 installations de 55 pays.

Sur ce périmètre, l'association a relevé une croissance de la fréquentation de 4,4% sur un an, pour atteindre un record absolu de 2,6 milliards de passagers aériens. Les niveaux d'avant Covid avaient été dépassés dès 2024.

Cette croissance a été "entièrement soutenue par le trafic international, qui a progressé de 5,6%" l'année dernière, contre seulement 0,2% pour le trafic intérieur, un point faible de la reprise, en particulier dans les grands pays d'Europe du Nord.

En 2025, les aéroports britanniques, français et allemands ont connu une croissance plus basse que la moyenne, "en particulier à cause de fiscalités punitives" sur le secteur aérien, a dénoncé ACI Europe. La fréquentation des lignes intérieures en Allemagne et en France est inférieure de 48% et 27%, respectivement, à 2019.

Pour 2026, ACI Europe a jugé que la croissance du volume de passagers aériens allait se "normaliser" dans la zone après un fort rebond post-Covid, l'estimant à 3,3%.