L'UE dénonce les conditions «inacceptables» pour les migrants en Bosnie

Des migrants se préparent à quitter le camp de migrants «Lipa», après qu'il a été détruit par un incendie, près de la ville de Bihac, au nord-ouest de la Bosnie, le 29 décembre 2020. Le camp «Lipa» était géré par la mission de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Bosnie et abritait environ 1 300 migrants illégaux jusqu'au 23 décembre, lorsque certaines des tentes ont pris feu et ont brûlé (Photo, AFP).
Des migrants se préparent à quitter le camp de migrants «Lipa», après qu'il a été détruit par un incendie, près de la ville de Bihac, au nord-ouest de la Bosnie, le 29 décembre 2020. Le camp «Lipa» était géré par la mission de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Bosnie et abritait environ 1 300 migrants illégaux jusqu'au 23 décembre, lorsque certaines des tentes ont pris feu et ont brûlé (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 03 janvier 2021

L'UE dénonce les conditions «inacceptables» pour les migrants en Bosnie

  • «La situation est totalement inacceptable. La vie et les droits fondamentaux de plusieurs centaines de personnes sont sérieusement en danger»
  • La discussion portait sur des «solutions urgentes pour une situation extrêmement préoccupante»

SARAJEVO: La vie de plusieurs centaines de migrants sans abris, coincés en Bosnie, à la frontière de l'Union européenne (UE), est en danger et cette situation est «totalement inacceptable» , a dénoncé samedi le représentant spécial de l'UE en Bosnie.

Depuis qu'un incendie a brulé le 23 décembre leur camp proche de la ville bosnienne de Bihac (nord-ouest), un millier de migrants sont sans abri par un temps très froid et pluvieux.

«La situation est totalement inacceptable. La vie et les droits fondamentaux de plusieurs centaines de personnes sont sérieusement en danger», a déclaré le représentant spécial de l'UE en Bosnie Johann Sattler, à l'issue d'une réunion avec le ministre bosnien de la Sécurité, Selmo Cikotic.

Le camp Lipa, du nom de la localité où il se trouvait, ouvert en avril, a été abandonné le 23 décembre par les équipes de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), son gestionnaire, parce que les conditions n'y étaient pas réunies pour abriter ses résidents pendant l'hiver.

Il n'a jamais été raccordé au réseau électrique et n'avait pas d'eau courante.

Il a été incendié aussitôt après, selon la police, vraisemblablement par des migrants eux-mêmes, pour protester contre le retrait de l'OIM.

M. Sattler a rencontré le ministre bosnien ensemble avec les ambassadeurs autrichien, allemand et italien en Bosnie, selon un communiqué de la délégation de l'UE à Sarajevo.

La discussion portait sur des «solutions urgentes pour une situation extrêmement préoccupante» , selon la même source.

La Commission européenne, qui finance le fonctionnement de plusieurs centres d'accueil pour les migrants en Bosnie, et l'OIM réclament la réouverture d'un centre dans la ville de Bihac, mais les autorités municipales et cantonales s'y opposent.

Ce centre, installé dans une usine désaffectée, a été fermé début octobre, sous la pression des habitants.

Dans ce pays très décentralisé, le gouvernement fédéral, qui souhaite également la réouverture de ce centre, qui pourrait accueillir 2 000 personnes, ne peut pas l'imposer au pouvoir local.

Pour essayer de pallier cette crise, le gouvernement a déployé l'armée qui est en train d'installer des tentes sur le site du camp incendié, mais il semble que les migrants n'ont pas l'intention de les utiliser, car elles ne seront pas équipées de chauffage, ni d'eau courante.

Une tentative de les reloger dans une caserne dans le sud du pays a échoué mercredi, faute d'un accord politique. 

En signe de protestation, ils ont refusé vendredi et samedi le seul repas qui leur est distribué par une ONG locale et la Croix-Rouge, a déclaré à la télévision publique (FTV), un responsable de la Croix-Rouge, Selam Midzic.

Quelque 8 500 migrants, qui veulent parvenir en Europe occidentale, se trouvent actuellement en Bosnie, dont près de 6 000 vivent dans des centres d'accueil, tandis qu'entre 2 500 et 3 000 n'ont pas d'abri, selon l'OIM.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.