Cancer de Charles III: La visite d'Harry fait renaître l'espoir d'une réconciliation royale

Le prince Harry quitte l'abbaye de Westminster après avoir assisté aux couronnements du roi Charles III dans le centre de Londres, le 6 mai 2023 (Photo, AFP).
Le prince Harry quitte l'abbaye de Westminster après avoir assisté aux couronnements du roi Charles III dans le centre de Londres, le 6 mai 2023 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 07 février 2024

Cancer de Charles III: La visite d'Harry fait renaître l'espoir d'une réconciliation royale

  • Le fils cadet du roi a quitté Los Angeles dans les heures suivant l'annonce choc du cancer de son père, découvert pendant son opération de la prostate il y a une dizaine de jours
  • Comme lors de sa visite éclair pour le couronnement de Charles en mai, le prince Harry, en froid avec son père et surtout avec son frère William, est venu seul de Californie, sans son épouse Meghan et leurs deux enfants, Archie et Lilibet

LONDRES: Après des années passées à se déchirer, les princes Harry et William vont-ils renouer?  L'arrivée du duc de Sussex mardi à Londres pour rendre visite à Charles III, atteint d'un cancer, ravive l'espoir d'une réconciliation au sein de la famille royale.

Le fils cadet du roi a quitté Los Angeles dans les heures suivant l'annonce choc du cancer de son père, découvert pendant son opération de la prostate il y a une dizaine de jours.

Il est arrivé à Londres mardi à la mi-journée à l'aéroport d'Heathrow d'où il s'est rendu à Clarence House, la résidence londonienne du monarque près du palais de Buckingham.

La visite à son père a toutefois été brève, puisque le roi et la reine Camilla ont été aperçus moins de 45 minutes plus tard quitter en voiture Clarence House.

Comme lors de sa visite éclair pour le couronnement de Charles en mai, le prince Harry, en froid avec son père et surtout avec son frère William, est venu seul de Californie, sans son épouse Meghan et leurs deux enfants, Archie et Lilibet.

"Est-ce le moment pour Harry de rentrer au bercail ?", interrogeait mardi le tabloïd The Mirror qui, comme la plupart des journaux britanniques, a consacré de longs articles sur une potentielle réconciliation entre les Windsor, dans une période difficile pour la monarchie britannique.

Après avoir rencontré son père, Harry rencontrera-t-il aussi William et son épouse Kate?

La princesse est convalescente, après une opération de l'abdomen pour laquelle elle a été hospitalisée 13 jours, avant une convalescence prévue au moins jusqu'à Pâques.

"Alors que Charles est déchiré par le conflit entre ses fils et espère un rapprochement, William est convaincu que la confiance (...) a été complètement rompue", a estimé le commentateur de la royauté Richard Kay dans le Daily Mail.

Le roi a continué d'exprimer de l'affection pour son fils cadet, lui faisant par exemple part de son "amour" dans son allocution au lendemain de la mort d'Elizabeth II en septembre 2022.

Mais son frère n'a semble-t-il pas digéré d'avoir été durement étrillé dans l'autobiographie de Harry, "Le Suppléant", parue quelques mois plus tard.

Le duc de Sussex s'y montre particulièrement critique de son aîné, qu'il décrit comme colérique, et raconte sa peine d'avoir été son "ombre, (sa) doublure, (son) plan B" toute sa vie. Il sous-entend également que William n'a pas épousé sa femme Kate par amour.

Dialogue rompu

La dernière fois où les princes sont apparus ensemble remonte à septembre 2022, pour l'enterrement de la reine Elizabeth II, et selon Richard Kay, William et Harry n'ont pas échangé "un mot" depuis des mois.

Et selon les médias britanniques mardi, aucune rencontre entre les deux frères n'est prévue pendant le séjour de Harry au Royaume-Uni.

Avant la publication du livre, la relation entre les deux fils de Lady Di, très soudés par le passé, s'était déjà profondément dégradée, avec des tensions et des conflits sur fond de pression constante de la presse à scandale britannique.

Le couple Harry et Meghan, qui est Américaine, a fini par claquer la porte de la famille royale et renoncé à ses obligations. Il est parti s'installer Etats-Unis en 2020, critiquant vertement la monarchie britannique dans des interviews et une série documentaire sur Netflix.

Lors d'un entretien avec la célèbre animatrice américaine Oprah Winfrey, ils ont aussi affirmé que des membres de la famille royale s'étaient interrogés sur la couleur de peau qu'aurait leur fils Archie avant sa naissance.

Le prince est revenu au Royaume-Uni à deux reprises l'an dernier: pour le couronnement de son père et en juin pour l'un des procès qui l'opposent aux tabloïds britanniques, contre lesquels il livre une guerre judiciaire.

Malgré la distance qui s'est installée entre les frères, "la famille royale, comme toute autre famille, doit se serrer les coudes" face à l'épreuve du cancer, et un rapprochement, même timide, pourrait avoir lieu dans les prochaines semaines, estime l'expert de la royauté Richard Fitzwilliams, interrogé par l'AFP.

"La seule chose qu'ils ont encore en commun est leur amour pour leur +Papa chéri+, le seul parent qui leur reste", a également souligné Camilla Tominey, une autre spécialiste de la monarchie dans le Telegraph.


Trump vante un «changement de régime» en Iran, annonce le passage de 20 pétroliers à Ormuz

Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique. (Reuters)
Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique. (Reuters)
Short Url
  • Les objectifs de la guerre déclenchée par le milliardaire républicain sont toujours flous, et des milliers de soldats américains ont été envoyés dans la région ces derniers jours
  • Malgré ce déploiement de militaires autour de l'Iran, M. Trump agite toujours la possibilité d'un accord de paix imminent

WASHINGTON: Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique.

Ces annonces du président américain interviennent alors que les inquiétudes grandissent aux Etats-Unis sur un possible enlisement américain au Moyen-Orient. Les prix du pétrole ont repris leur flambée et Wall Street a accusé un repli marqué la semaine dernière.

Les objectifs de la guerre déclenchée par le milliardaire républicain sont toujours flous, et des milliers de soldats américains ont été envoyés dans la région ces derniers jours.

Malgré ce déploiement de militaires autour de l'Iran, M. Trump agite toujours la possibilité d'un accord de paix imminent.

"Je pense que nous allons conclure un accord avec eux, j'en suis presque sûr", a-t-il affirmé lors d'un point presse à bord d'Air Force One.

Le président a également tenté de rassurer, en estimant avoir déjà obtenu un changement de la nature du pouvoir à Téhéran, grâce aux frappes qui ont tué le Guide suprême Ali Khamenei et de nombreux hauts responsables de la République islamique.

"Nous avons eu un changement de régime, on le voit déjà, parce que le premier régime a été décimé, détruit, ils sont tous morts", a estimé le président américain lors d'un point presse. "Le régime suivant", nommé dans la foulée de la mort de l'ayatollah Khamenei "est en grande partie mort" également, a-t-il remarqué.

Désigné pour lui succéder, son fils Mojtaba Khamenei n'a pas été aperçu depuis qu'il est censé être à la tête du pays. Les autorités iraniennes ne diffusent que des messages écrits de sa part.

"Personne n'a entendu parler de lui. Il est peut-être vivant, mais il est de toute évidence dans une situation très, très grave", a estimé M. Trump.

Cette situation a conduit de facto à la mise en place d'un "troisième régime" en Iran, selon le président américain.

"Nous avons affaire à des personnes différentes de celles auxquelles quiconque a eu affaire auparavant", a-t-il résumé. "C'est tout un autre groupe de personnes, donc je considérerais que c'est un changement de régime."

Le locataire de la Maison Blanche a également annoncé que ces responsables iraniens ont accepté de desserrer légèrement l'étau autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale par laquelle transite habituellement 20% du pétrole mondial et qui est paralysée depuis le début de la guerre.

"Ils nous ont donné, par respect je pense, 20 bateaux de pétrole de grands, grands bateaux de pétrole qui vont passer par le détroit d'Ormuz, et ça commence demain matin, pour les prochains jours", a-t-il assuré.

 

 


Guerre au Moyen-Orient: prochaine réunion des chefs de diplomatie du Pakistan, Arabie saoudite, Turquie et Egypte

Les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, Arabie saoudite, Egypte et Turquie se réuniront dimanche et lundi à Islamabad pour évoquer la guerre au Moyen-Orient, a annoncé samedi le gouvernement pakistanais. (AFP)
Les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, Arabie saoudite, Egypte et Turquie se réuniront dimanche et lundi à Islamabad pour évoquer la guerre au Moyen-Orient, a annoncé samedi le gouvernement pakistanais. (AFP)
Short Url
  • Les chefs de la diplomatie de ces pays, à l'invitation du Pakistanais Ishaq Dar, se rencontreront "à Islamabad les 29 et 30 mars" pour tenir "des discussions approfondies sur une série de sujets, y compris les efforts visant à réduire les tensions"
  • Ils doivent également rencontrer le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif. Celui-ci s'est entretenu plus d'une heure samedi avec le président iranien Massoud Pezeshkian, dans le cadre de la préparation de cette réunion

ISLAMABAD: Les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, Arabie saoudite, Egypte et Turquie se réuniront dimanche et lundi à Islamabad pour évoquer la guerre au Moyen-Orient, a annoncé samedi le gouvernement pakistanais.

Conservant des liens tant avec l'Iran qu'avec les Etats-Unis, de même que de nombreux contacts avec les pays du Golfe, le Pakistan est apparu ces derniers jours comme un possible facilitateur de négociations entre les deux camps de la guerre au Moyen-Orient déclenchée il y a un mois.

Les chefs de la diplomatie de ces pays, à l'invitation du Pakistanais Ishaq Dar, se rencontreront "à Islamabad les 29 et 30 mars" pour tenir "des discussions approfondies sur une série de sujets, y compris les efforts visant à réduire les tensions dans la région", a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ils doivent également rencontrer le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif. Celui-ci s'est entretenu plus d'une heure samedi avec le président iranien Massoud Pezeshkian, dans le cadre de la préparation de cette réunion, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale pakistanaise. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty est arrivé à Islamabad samedi.

Selon la présidence iranienne, M. Pezeshkian a a salué les efforts de médiation d’Islamabad et "a remercié le Pakistan pour ses efforts de médiation visant à stopper l’agression contre la République islamique".

Les deux hommes s'étaient déjà entretenus ces dernières semaines à propos du conflit et de l'intermédiation du Pakistan.

"J’ai réitéré la ferme condamnation par le Pakistan de la poursuite des attaques israéliennes contre l’Iran, y compris les frappes récentes visant les infrastructures civiles, et j’ai exprimé la solidarité du Pakistan avec le vaillant peuple iranien", a écrit sur X. M. Sharif à propos de son appel au président iranien.

"Je l’ai informé des efforts diplomatiques en cours du Pakistan — impliquant les États-Unis ainsi que des pays frères du Golfe et du monde islamique — afin de faciliter le dialogue et la désescalade", a-t-il ajouté.

L’Égypte a confirmé la tenue des discussions de dimanche et lundi.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, avait évoqué dès vendredi la possibilité d'une réunion des quatre chefs de diplomatie.

"Initialement, nous avions prévu de tenir cette réunion en Turquie (...) entre la Turquie, le Pakistan, l'Égypte et l'Arabie saoudite. Cependant, nos homologues pakistanais étant tenus de rester dans leur pays, nous avons déplacé la réunion au Pakistan. Il est possible que nous nous y réunissions ce week-end", avait-il déclaré sur la chaîne privée turque A Haber.

Si Téhéran refuse d'admettre des "discussions" avec les Etats-Unis, les Iraniens ont transmis "officiellement", via le médiateur pakistanais, une réponse à un plan américain en 15 points, selon une source anonyme citée jeudi par l'agence de presse iranienne Tasnim.

L'émissaire américain Steve Witkoff a affirmé vendredi espérer que des réunions entre l'Iran et Washington se dérouleraient dans la semaine afin de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

 


Trump dit que les Etats-Unis pourraient ne pas venir en aide à l'Otan en cas de besoin

Le président américain Donald Trump a à plusieurs reprises exprimé sa frustration face au manque de soutien des alliés occidentaux et à leur réticence à engager des forces pour aider à rouvrir le détroit d’Ormuz dans le contexte de sa guerre avec l’Iran. (Reuters)
Le président américain Donald Trump a à plusieurs reprises exprimé sa frustration face au manque de soutien des alliés occidentaux et à leur réticence à engager des forces pour aider à rouvrir le détroit d’Ormuz dans le contexte de sa guerre avec l’Iran. (Reuters)
Short Url
  • Donald Trump menace que les États-Unis pourraient ne pas soutenir l’OTAN en cas de besoin, critiquant l’Alliance pour ne pas avoir répondu aux demandes américaines pour sécuriser le détroit d’Ormuz
  • Il dénonce le coût élevé de l’OTAN pour les États-Unis et loue l’avancée de l’opération militaire américaine contre l’Iran, alors que le trafic dans le détroit reste fortement perturbé

MIAMI: Donald Trump a déclaré vendredi que les Etats-Unis pourraient ne pas venir en aide à l'Otan en cas de besoin, réitérant ses critiques contre l'Alliance atlantique, lors d'un forum d'affaires à Miami.

"Ils n'étaient tout simplement pas là", a déclaré le président américain, se référant à la demande de Washington - restée lettre morte - de soutien militaire de ses alliés pour sécuriser le détroit d'Ormuz.

"Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l'Otan, des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n'avons plus à l'être, n'est-ce pas ?", a-t-il dit.

Ces dernières semaines, le président américain a multiplié les prises de parole belliqueuses envers l'Otan, la qualifiant notamment sur son réseau Truth Social de "TIGRE DE PAPIER" et de "LACHES". Les Etats-Unis "s'en souviendront", avait-il déjà déclaré jeudi en Conseil des ministres.

Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon s'étaient dit prêts, dans un communiqué conjoint le 19 mars, "à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité de la traversée du détroit", où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale. Ils avaient cependant exclu toute participation militaire directe.

Le trafic dans ce passage étroit est pratiquement paralysé, entraînant une flambée des prix de l’énergie.

Lors de sa prise de parole à Miami, devant des chefs d'entreprise et des investisseurs réunis pour le sommet du "FII Priority", Donald Trump a une nouvelle fois assuré que l'opération militaire contre l'Iran, qui va entrer dans sa cinquième semaine, se passait pour le mieux.