Prise d'otage en Suisse: l'acte terroriste écarté, le preneur d'otage voulait aller en Angleterre

Un policier se tient à côté d'un train, où les passagers voyageant d'Yverdon à Sainte-Croix étaient précédemment retenus en otage, à Essert-Sous-Champvent, en Suisse romande, le 8 février 2024. (Photo, AFP)
Un policier se tient à côté d'un train, où les passagers voyageant d'Yverdon à Sainte-Croix étaient précédemment retenus en otage, à Essert-Sous-Champvent, en Suisse romande, le 8 février 2024. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 09 février 2024

Prise d'otage en Suisse: l'acte terroriste écarté, le preneur d'otage voulait aller en Angleterre

  • Le preneur d'otage est un iranien de 32 ans, demandeur d'asile en Suisse, selon les autorités
  • Les personnes qu'il retenait ont été libérées saines et sauves puis interrogées par la police dans la foulée pour établir les faits

GENÈVE: Le ressortissant iranien, auteur de la prise d'otages dans un train jeudi soir en Suisse avant d'être abattu par la police, se plaignait de sa condition de demandeur d'asile mais les autorités ont écarté la piste de "l'acte terroriste".

"Aucun élément ne nous oriente vers un acte terroriste. Ni terroriste ni jihadiste", a indiqué vendredi à l'agence Keystone-ATS le porte-parole de la police cantonale vaudoise, Jean-Christophe Sauterel.

Le preneur d'otage est un iranien de 32 ans, demandeur d'asile en Suisse, selon les autorités. Il a été abattu lors de l'assaut de la police jeudi soir, après avoir pris en otages 12 passagers et le conducteur de la rame pendant quatre heures.

Dans un premier temps la police avait fait état de 15 otages.

Les personnes qu'il retenait ont été libérées saines et sauves puis interrogées par la police dans la foulée pour établir les faits.

"D’après les premiers éléments de l’enquête, ses motivations seraient dues à ses conditions de requérant d’asile, ainsi qu’à sa volonté insistante d’avoir des contacts avec une collaboratrice d’un centre de requérants d’asile", précise la police dans un communiqué vendredi soir.

Elle ajoute que les forces de l'ordre avaient "dû intervenir à plusieurs reprises à cause de son comportement."

Dans une vidéo, publiée par le quotidien en ligne 24heures et filmée par un otage, l'homme, aux cheveux et à la barbe courts, tient des propos décousus dans un anglais très approximatif.

Il y explique vouloir aller en Angleterre parce qu'il n'est pas content de sa situation en Suisse.

Hache, couteau, marteau

La prise d'otages a commencé jeudi vers 18H35 quand le preneur d'otage est monté dans le train reliant Yverdon, au bord du lac de Neuchâtel dans l'ouest de la Suisse, à Baulmes, armé d'une hache, d'un couteau et d'un marteau.

Il a forcé le conducteur de la rame arrêtée en gare d'Essert-sous-Champvent, à une demi douzaine de kilomètres d'Yverdon, à quitter son poste et à rejoindre les autres passagers.

Les forces de l'ordre ont été alertées par ces derniers et les négociations avec le preneur d'otages se sont en parties déroulées par la messagerie Whatsapp et par le biais d'un interprète parlant le farsi, la langue majoritaire en Iran.

Les autorités ont finalement pris la décision de donner l'assaut. Les policiers sont entrés en action aux alentours de 22H15.

Des images diffusées sur le réseau social X montrent la rame immobilisée dans la nuit avant plusieurs fortes explosions très lumineuses. Une manœuvre des policiers pour arriver à éloigner le preneur d'otages de ses victimes, a expliqué M. Sauterel.

Attaqué par le preneur d'otage, un membre du groupe d'intervention a fait usage d'un pistolet électrique pour l'immobiliser. Mais comme il poursuivait sa course, un second policier a ouvert le feu et a mortellement blessé l'assaillant, qui tentait d'atteindre un des otages, souligne le communiqué diffusé vendredi.

Au total, une soixantaine de policiers ont été engagés dans cette opération. Les groupes d'intervention du canton et de la ville de Lausanne ont été appuyés par des tireurs d'élites de la police cantonale genevoise.

Rare en Suisse 

Les prises d'otages sont assez rares en Suisse, surtout de cette ampleur. Les dernières à avoir défrayé la chronique avaient des motivations crapuleuses.

En janvier 2022, des malfrats avaient pris en otage un couple et deux employés d'une entreprise pour accéder aux coffres où étaient entreposés des métaux précieux, mais ils avaient finalement fui sans leur butin.

En novembre 2021, un directeur d'une entreprise horlogère avait été pris en otage à son domicile avec des membres de sa famille. Après avoir dérobé de l'or de son entreprise, les six preneurs d'otages avaient fui en France voisine.

 

 


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.