Des communautés du nord du Canada coupées du reste du monde à cause d'un hiver trop doux

Une voiture roule sur la route de glace reliant les villes de Pointe-Fortune et de Saint-André-d'Argenteuil, à Pointe-Fortune, au Québec, le 17 février 2021. (Photo Andrej Ivanov AFP)
Une voiture roule sur la route de glace reliant les villes de Pointe-Fortune et de Saint-André-d'Argenteuil, à Pointe-Fortune, au Québec, le 17 février 2021. (Photo Andrej Ivanov AFP)
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Publié le Samedi 10 février 2024

Des communautés du nord du Canada coupées du reste du monde à cause d'un hiver trop doux

  • Indispensables à la survie des populations dispersées du Grand Nord canadien, les éphémères routes de glace - plus de 8.000 kilomètres dans le pays - sont des liens essentiels à l'activité sociale et économique
  • Faites de neige et glace compactées sur le sol gelé, les lacs et les rivières, elles permettent aux camions de rejoindre normalement entre décembre et avril des secteurs qui sont inaccessibles le reste de l'année

MONTRÉAL, Canada : «Nous sommes très inquiets! La route d'hiver, c'est notre seul accès»: plusieurs communautés du nord canadien ont déclaré l'état d'urgence ces derniers jours en raison de la fonte des routes de glace à cause d'un hiver trop doux.

Indispensables à la survie des populations dispersées du Grand Nord canadien, ces routes éphémères - plus de 8.000 kilomètres dans le pays - sont des liens essentiels à l'activité sociale et économique.

Faites de neige et glace compactées sur le sol gelé, les lacs et les rivières, elles permettent aux camions de rejoindre normalement entre décembre et avril des secteurs qui sont inaccessibles le reste de l'année. Mais elles sont de moins en moins praticables avec le réchauffement climatique.

«Si vous vous aventurez sur la route d'hiver, vous verrez des trous, de la roche et parfois un peu de terre et de neige», décrit vendredi à l'AFP Victor Walker, résident de Saint Theresa Point, petite localité située à 600 kilomètres au nord de Winnipeg, dans le centre du pays.

Cette communauté autochtone de 5.000 âmes ne compte aucune route asphaltée la reliant au reste du Canada. Le transport de biens s'y effectue par avion ou par ces routes de glace.

Mais «cet hiver, il a plu et fait plus chaud», explique le chef de la communauté, Raymond Flett. La route d'hiver a donc commencé à fondre et «nous manquons maintenant de provisions et de carburant», poursuit Victor Walker.

Comme des dizaines d'autres communautés dans les régions du Manitoba et de l'Ontario, Saint Theresa Point a décrété l'état d'urgence, sollicitant l'aide financière des gouvernements pour transporter denrées, carburant et matériel par voie aérienne.

«A cause des conditions météorologiques, les routes ne sont pas adaptées aux poids lourds. Donc nous avons besoin d'une aide d'urgence», explique à l'AFP Cathy Merrick, la grande cheffe de l'Assemblée des chefs autochtones du Manitoba.

Ensuite, il faudra «penser aux solutions à plus long terme» face au réchauffement climatique, ajoute-t-elle.

Vendredi, au sud du pays, la ville de Toronto a battu un record de chaleur avec une température de 14,4°C.

Le mois de janvier 2024 n'a jamais été aussi chaud à l'échelle planétaire et, pour la première fois, la planète a dépassé sur 12 mois consécutifs la barre de 1,5°C de réchauffement par rapport à l'ère préindustrielle, selon les données de l'observatoire européen Copernicus.

A l'échelle du Canada, les températures hivernales ont été plus douces, et se situaient en moyenne 4 degrés Celsius au-dessus des normales de saison, selon le ministère de l'Environnement.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.