Somalie: quatre militaires émiratis et un Bahreïni tués lors d'une attaque

Des soldats de l'armée nationale somalienne défilent lors de célébrations à Mogadiscio, le 12 avril 2022 (Photo, AFP).
Des soldats de l'armée nationale somalienne défilent lors de célébrations à Mogadiscio, le 12 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 11 février 2024

Somalie: quatre militaires émiratis et un Bahreïni tués lors d'une attaque

  • Quatre militaires émiratis et un officier bahreïni ont été tués lors d'une attaque en Somalie où ils effectuaient une mission de formation de l'armée
  • Les corps sont arrivés dimanche à Abou Dhabi à bord d'un avion militaire

DUBAÏ: Quatre militaires émiratis et un officier bahreïni ont été tués lors d'une attaque en Somalie où ils effectuaient une mission de formation de l'armée, a annoncé samedi soir le ministère de la Défense des Emirats arabes unis, une action revendiquée par les islamistes shebab.

Les militaires ont été "exposés à un acte terroriste" alors qu'"ils effectuaient leurs tâches de formation" des "forces armées somaliennes" dans "le cadre d'un accord de coopération militaire", a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur le réseau social X.

"Les Emirats arabes unis continuent de se coordonner et de coopérer avec le gouvernement somalien dans l'enquête sur cet acte terroriste", ajoute le texte.

Les corps sont arrivés dimanche à Abou Dhabi à bord d'un avion militaire, a indiqué l'agence de presse officielle WAM, qui a diffusé des images montrant trois cercueils drapés de drapeaux émiratis transportés sur le tarmac lors d'une cérémonie militaire.

L'agence, qui avait dans un premier temps annoncé un bilan de trois soldats émiratis tués, a indiqué qu'un des deux soldats blessés lors de l'attaque était "décédé à son arrivée" aux Emirats arabes unis.

Une source militaire somalienne avait auparavant déclaré à l'AFP que le tireur était un membre de l'armée somalienne qui a ouvert le feu à l'intérieur d'un camp d'entraînement dans la capitale Mogadiscio, tuant et blessant un nombre indéterminé de personnes, parmi lesquelles des soldats émiratis.

"Les tirs ont été effectués par un membre de l'armée qui séjournait dans le camp. Il a été tué dans la fusillade", a déclaré un haut responsable de l'armée somalienne s'exprimant sous couvert d'anonymat pour évoquer des questions de sécurité sensibles.

L'attaque a été revendiquée par les islamistes radicaux shebab, un groupe lié à Al-Qaïda qui mène depuis plus de 15 ans une violente insurrection contre le gouvernement de la Somalie.

Le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, a adressé ses condoléances "au gouvernement et au peuple des Emirats arabes unis pour la mort des officiers militaires à Mogadiscio qui étaient venus aider à la reconstruction de l'armée".

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté l'acte odieux au cours duquel ces officiers ont été tués. J'ai demandé une enquête urgente à ce sujet", a-t-il écrit sur le réseau social X.

Les Emirats et la Somalie, en proie à un conflit interne avec les islamistes radicaux shebab, ont signé en janvier 2023 un accord de coopération militaire et de sécurité.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.