L'Irak a repris des pourparlers avec Washington sur l'avenir de la coalition

Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein (Photo, AFP).
Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 12 février 2024

L'Irak a repris des pourparlers avec Washington sur l'avenir de la coalition

  • Cherchant une désescalade, Bagdad et Washington ont lancé des pourparlers fin janvier via une «Commission militaire suprême» conjointe
  • Le processus a été quasi-immédiatement suspendu quand le 28 janvier une attaque de drone avait tué trois soldats américains en plein désert jordanien

BAGDAD: Les autorités irakiennes ont annoncé avoir repris dimanche des pourparlers avec Washington sur l'avenir de la coalition internationale antijihadiste, espérant que rien ne viendrait "perturber" ces discussions afin de les achever "le plus rapidement possible".

Depuis la mi-octobre, des groupes armés pro-iraniens ont enchaîné les attaques contre les troupes américaines déployées en Irak et en Syrie avec une coalition internationale engagée contre le groupe Etat islamique (EI). En représailles, Washington a mené plusieurs frappes meurtrières contre ces factions.

Cherchant une désescalade, Bagdad et Washington ont lancé des pourparlers fin janvier via une "Commission militaire suprême" conjointe. Le processus a été quasi-immédiatement suspendu quand le 28 janvier une attaque de drone avait tué trois soldats américains en plein désert jordanien, à la frontière syrienne.

"La Commission militaire suprême irakienne a repris dimanche ses réunions avec les forces de la coalition internationale à Bagdad", a indiqué dans un communiqué le général Yehia Rasool, porte-parole militaire du Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani.

A ce stade, les discussions visent à évaluer le danger posé par l'EI, mais aussi "l'environnement opérationnel" et "les capacités des forces armées irakiennes", rappelle le responsable dans son communiqué.

"Sur la base de ces réunions, un calendrier sera élaboré pour une réduction étudiée et progressive" des effectifs, "jusqu'à une fin de mission des forces de la coalition internationale anti-EI", ajoute le communiqué.

"Tant que rien ne vient perturber la sérénité des pourparlers, les réunions auront lieu avec régularité pour achever les travaux de la Commission le plus rapidement possible", a-t-il dit.

Coopération militaire bilatérale

Depuis la mi-octobre, plus de 165 frappes de drones ou tirs de roquettes ont visé les soldats américains en Irak et en Syrie, des violences attisées par la guerre à Gaza entre Israël et le Hamas palestinien. La plupart de ces attaques ont été revendiquées par "La Résistance islamique en Irak", nébuleuse de combattants pro-iraniens.

Les Etats-Unis déploient 2.500 soldats en Irak avec la coalition, fournissant assistance et conseils aux forces gouvernementales, pour empêcher une résurgence de l'EI.

Pour remplacer la coalition internationale, les autorités irakiennes souhaitent basculer vers une coopération militaire bilatérale avec chaque pays membre.

La coalition et les Etats-Unis laissent entendre par contre que le processus pourrait prendre du temps. En annonçant la reprise des pourparlers, la coalition assurait jeudi dans un communiqué que leur objectif était "d'évaluer les progrès dans notre mission commune de défaite de l'EI, et discuter de la transition future de notre mission".


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Des Casques bleus français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) patrouillent à l’entrée du village frontalier libanais de Sarada, dans le sud du Liban, le 24 février 2026. (AFP)
Des Casques bleus français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) patrouillent à l’entrée du village frontalier libanais de Sarada, dans le sud du Liban, le 24 février 2026. (AFP)
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  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
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  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
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  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".