Les États-Unis détruisent des bateaux télécommandés des Houthis en mer Rouge

Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a déclaré dimanche que ses forces avaient détruit deux bateaux télécommandés chargés d’explosifs des Houthis et trois missiles de croisière antinavires dans la province occidentale de Hodeïda, au Yémen. (Centcom).
Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a déclaré dimanche que ses forces avaient détruit deux bateaux télécommandés chargés d’explosifs des Houthis et trois missiles de croisière antinavires dans la province occidentale de Hodeïda, au Yémen. (Centcom).
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Publié le Lundi 12 février 2024

Les États-Unis détruisent des bateaux télécommandés des Houthis en mer Rouge

  • La milice yéménite a considérablement réduit ses frappes en mer Rouge au cours des quatre-vingt-seize dernières heures
  • Samedi après-midi, l’armée américaine a lancé des frappes qui ont touché deux navires de surface sans pilote

AL-MOUKALLA: Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a déclaré dimanche que ses forces avaient détruit deux bateaux télécommandés chargés d’explosifs des Houthis et trois missiles de croisière antinavires dans la province occidentale de Hodeïda, au Yémen.

Cela s’est produit alors que la milice yéménite a considérablement réduit ses frappes en mer Rouge au cours des quatre-vingt-seize dernières heures.

Samedi après-midi, l’armée américaine a lancé des frappes qui ont touché deux navires de surface sans pilote. Elle a également lancé trois missiles de croisière antinavires mobiles au nord de Hodeïda, déjouant les assauts des Houthis contre des navires en mer Rouge, selon un article publié par le Centcom sur le réseau social X.

«Le Centcom a identifié ces navires de surface sans pilote et ces missiles dans les zones du Yémen contrôlées par les Houthis et il a déterminé qu’ils représentaient une menace imminente pour les navires de la marine américaine et les navires commerciaux dans la région», indique le communiqué.

Les Houthis ont déclaré samedi que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient mené trois attaques dans la région d’Al-Salif, au nord-ouest de Hodeïda.

Samedi, le Centcom a indiqué avoir détruit deux drones houthis chargés d’explosifs ainsi que cinq missiles de croisière qui devaient être tirés vendredi contre des navires commerciaux et navals américains et internationaux en mer Rouge.

Le dernier barrage d’artillerie américaine sur Hodeïda, une ville contrôlée par les Houthis, intervient alors que les milices soutenues par l’Iran n’ont pas encore revendiqué la responsabilité de nouvelles attaques contre des navires en mer Rouge, à Bab al-Mandab et dans le golfe d’Aden. Leurs dirigeants ont pourtant menacé de lancer des attaques de missiles et de drones sur des navires qui ont un lien avec Israël, les États-Unis et le Royaume-Uni, jusqu’à ce qu’Israël mette fin à son siège de Gaza et que les États-Unis et le Royaume-Uni cessent leurs frappes sur leur territoire.

L’agence britannique Maritime Trade Operations, qui documente les attaques navales, n’a émis aucune nouvelle alerte de sécurité maritime depuis mardi.

Depuis le mois de novembre, les Houthis ont lancé des navires télécommandés, des drones chargés d’explosifs et des missiles balistiques contre des navires commerciaux et militaires en mer Rouge, parmi d’autres eaux internationales au large du Yémen. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de ce que la milice yéménite considère comme des actions de soutien à la Palestine et des moyens de pression pour qu’Israël lève le siège imposé à Gaza.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.