Espagne: le Real Madrid attend Mbappé

Kylian Mbappé a annoncé aux dirigeants du PSG son intention de quitter le club de la capitale à l'issue de la saison, à la fin, de son contrat (Photo, AFP).
Kylian Mbappé a annoncé aux dirigeants du PSG son intention de quitter le club de la capitale à l'issue de la saison, à la fin, de son contrat (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 17 février 2024

Espagne: le Real Madrid attend Mbappé

  • Si le train pour le Real Madrid ne passe en général qu'une fois, comme l'ont répété les supporters et observateurs de la Maison Blanche, Kylian Mbappé, lui, devrait bien avoir le droit à un deuxième ticket pour le club qui le fait rêver depuis l'enfance
  • Si Mbappé «s'en va» du PSG, c'est pour «venir» à Madrid, comme titre par exemple le quotidien Marca

MADRID: "Adieu Paris", "il arrive"... Madrid jubile d'avance après l'annonce du départ de Kylian Mbappé du PSG cet été, souhaitant que l'interminable feuilleton liant l'attaquant français au Real Madrid prenne bientôt fin.

Si le train pour le Real Madrid ne passe en général qu'une fois, comme l'ont répété les supporters et observateurs de la Maison Blanche, Kylian Mbappé, lui, devrait bien avoir le droit à un deuxième ticket pour le club qui le fait rêver depuis l'enfance.

La presse espagnole, qui a accueilli la nouvelle comme un "bombazo" (une bombe sur le marché des transferts, NDLR), est catégorique: si Mbappé "s'en va" du PSG, c'est pour "venir" à Madrid, comme titre par exemple le quotidien Marca.

"Le Real Madrid attendait que Mbappé fasse le premier pas. Et il l'a fait", a analysé le journal sportif de référence en Espagne, qui pense que le capitaine de l'équipe de France, libre de s'engager où il le souhaite depuis janvier, va annoncer sa décision "dans les prochains jours.

Négociations en cours

Marca a affirmé que le champion du monde 2018 avait déjà fait part aux dirigeants madrilènes "qu'il ne voulait jouer qu'au Real Madrid" et a précisé dans la soirée qu'il avait informé la "Maison blanche" de sa décision de quitter le PSG dès mardi, 48 heures avant qu'elle soit dévoilée de source proche du club parisien.

Son concurrent AS, qui se rappelle peut-être avoir annoncé trop tôt l'arrivée de l'attaquant français à l'été 2022, se veut plus prudent et se contente d'un "Adieu Paris", en précisant que le Real "gardera le silence tant que les deux équipes sont engagées en Ligue des champions".

Le club madrilène, avec lequel le clan Mbappé est actuellement en négociations sur son salaire selon une source proche du dossier, peaufinerait les derniers détails pour clore définitivement une quête qui dure depuis sept ans.

Les médias ibériques martèlent depuis plusieurs semaines que la proposition financière est inférieure à celle faite en 2022, l'entourage de Kylian Mbappé réclamant selon la radio Cadena SER un salaire de 50 millions d'euros brut par an et une prime à la signature de 120 millions.

Sollicité par l'AFP, le club aux 14 Ligues des champions n'a fait aucun commentaire.

«Le meilleur joueur du monde»

Du côté des supporters, l'euphorie n'est pas la même qu'il y a deux ans mais le constat reste: le Real Madrid est en passe de s'offrir le "meilleur joueur du monde", dans un championnat orphelin d'une superstar depuis les départs de Cristiano Ronaldo, Lionel Messi et Karim Benzema.

"J'adorerais qu'il vienne, je l'aime beaucoup! C'est un joueur exceptionnel, il est très fort et il a du caractère", a expliqué à l'AFP Migdalia Colorado, avocate de 57 ans.

"C'est le meilleur joueur du monde, c'est indiscutable. On l'a vu jouer, on sait ce qu'il est capable de faire. C'est un grand joueur" a estimé Luis Caceres, président de la fédération des "Peñas", les groupes de supporters du Real.

"Mais tant que je ne l'ai pas vu signer, je n'y croirai pas, après ce qu'il s'est passé en 2022", a-t-il ajouté en référence au choix de Mbappé de prolonger au PSG jusqu'en 2024 avec une option d'un an supplémentaire, alors qu'il était annoncé avec insistance à Madrid.

Le représentant des supporters, prévient: "le Real Madrid n'est pas le PSG. A Paris tout le monde était à ses pieds. Ici, il devra en faire beaucoup pour faire ses preuves".

"C'est un transfert qui m'a toujours fait rêver. Aujourd'hui plus que jamais!" lance Enrique Higueras, supporter du Real de 22 ans et doctorant en sciences du sport, qui avait peut-être eu le scoop après lequel courait toute la presse sportive le 10 juin 2023.

Dans une vidéo devenue virale, il avait demandé devant un restaurant au président du Real Madrid Florentino Perez s'il allait recruter Kylian Mbappé. Ce à quoi le dirigeant avait répondu "Oui oui. Mais pas cette année". Signe que l'international français n'a jamais cessé d'être au centre du projet de la direction merengue.

L'annonce de jeudi est "un soulagement" pour Enrique Higueras, désormais "sûr qu'il va jouer au Real Madrid et qu'il va marquer l'histoire".

Même les plus sceptiques ne demandent qu'à voir.


Macron dans un lycée en Lozère mardi pour la rentrée scolaire

Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende pour échanger sur la généralisation de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée
  • Il visitera ensuite la faculté d’éducation de l’université de Montpellier à Mende pour présenter la réforme de la formation des enseignants, destinée notamment à renforcer le recrutement

PARIS : Emmanuel Macron se rendra au lycée Chaptal de Mende (Lozère) mardi, où il échangera avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, pour la dernière rentrée scolaire de son double quinquennat, a annoncé vendredi l'Elysée.

"Dans la suite de son engagement pour renforcer la protection des mineurs face aux expositions permanentes aux écrans, le chef de l'Etat échangera avec les élèves et les enseignants sur la généralisation de l'interdiction des téléphones portables au lycée, dans la continuité de ce qui est mis en place au collège depuis 2018", a précisé la présidence.

Déjà en vigueur de la maternelle au collège, l'interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée par la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a promulgué ce texte mardi alors que le Conseil constitutionnel a censuré sa mesure phare interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Il se rendra ensuite à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier sur le site de Mende à l'occasion de la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants, "grand engagement du second quinquennat" selon l'Elysée.

Pour répondre à la crise du recrutement, le ministère de l'Education nationale a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.

Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence (bac+3). Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).

Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.

Cette réforme "permet de préparer plus tôt et plus progressivement les futurs enseignants à leur métier, grâce à des programmes rénovés, une formation renforcée et mieux répartie sur le territoire", estime la présidence.

"Elle doit renforcer durablement l'attractivité du métier et élargir le vivier de candidats qui seront rémunérés pendants leurs années de master", ajoute-t-elle.

Le chef de l’Etat échangera avec des étudiants se préparant au professorat des écoles, dont notamment les premiers lauréats du nouveau concours.


Mélenchon aux patrons: "si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession"

Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
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  • Jean-Luc Mélenchon appelle les chefs d’entreprise à augmenter les salaires pour éviter une récession en France
  • Lors du débat du Medef, les principaux candidats ont exposé leurs visions économiques, de la réduction de la bureaucratie à la relance sociale et écologique

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession", en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.

"Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession", a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.

Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central.

Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays.

"Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France", a dit la candidate du Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.

Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à "présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites".

Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du "sang et des larmes", s'est dit "convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur".

Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, "brûler la dette" mettra la France en "interdit bancaire".

"Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe", a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son "nouveau contrat patriotique".

A droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", "paperasse", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui.

L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, "les Ecologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".


Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
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  • Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source
  • José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio

BOGOTA: Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.

Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document.

Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.

José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.

Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.

Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.

Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.