Le marché algérien suscite l’intérêt des hommes d’affaires américains

Une importante délégation d’hommes d’affaires américains a effectué une visite de travail de trois jours à Alger le mois dernier. (Photo fournie)
Une importante délégation d’hommes d’affaires américains a effectué une visite de travail de trois jours à Alger le mois dernier. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 16 février 2024

Le marché algérien suscite l’intérêt des hommes d’affaires américains

  • «Pour les entreprises américaines, le marché algérien est très attractif. La nouvelle loi sur l’investissement a changé la donne»
  • «Nous avons constaté que des projets d’envergure sont programmés au niveau du ministère des Travaux publics, notamment dans la filière chemin de fer»

PARIS: Avec pour objectif la prospection d’opportunités d’affaires et d’investissements, une importante délégation d’hommes d’affaires américains a effectué une visite de travail de trois jours à Alger le mois dernier. Ses membres, des acteurs majeurs du secteur de l’énergie (Chevron, Exxon et Oxy) et des investisseurs dans le bâtiment et les travaux publics (BTP), ont rencontré des ministres et des acteurs économiques locaux.

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Une importante délégation d’hommes d’affaires américains a effectué une visite de travail de trois jours à Alger le mois dernier. (Photo fournie)

L’événement était placé sous la responsabilité de David Wilhelm et Ismaïl Chikhoune, qui dirigent le Conseil d’administration du Conseil d’affaires algéro-américain (USABC). Les membres de la délégation ont rencontré Kamel Moula et Omar Rekkache, respectivement présidents de l’Agence algérienne pour la promotion de l’investissement (Aapi) et du Conseil du renouveau économique algérien (Créa), les dirigeants des compagnies nationales Sonatrach, Sonelgaz, Anaft (Agence nationale de valorisation des hydrocarbures) et la holding Madar.

Un marché attractif

«Pour les entreprises américaines, le marché algérien est très attractif. La nouvelle loi sur l’investissement a changé la donne. Les compagnies américaines, qui s’intéressent aux marchés stables à la fois sur le plan politique et législatif, constatent que les lois algériennes se sont alignées sur les standards internationaux.

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Une importante délégation d’hommes d’affaires américains a effectué une visite de travail de trois jours à Alger le mois dernier. (Photo fournie)

En matière d’investissements sur le continent, les Américains s’intéressent à cinq pays: l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte, le Ghana et l’Algérie. La situation géographique du pays – une porte d’entrée sur l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique – et la mise en place de zones de libre-échange, comme la grande zone arabe de libre-échange [Gzale] pour les pays arabes et la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) pour les pays africains, sont pour l’Algérie des atouts qui ajoutent à son l’attractivité, notamment dans une perspective d’exportation», confie Ismaïl Chikhoune dans un entretien accordé de Washington à Arab News en français.

Concernant les secteurs porteurs, M. Chikhoune explique que la coopération algéro-américaine est portée depuis longtemps par le secteur du pétrole et du gaz. «Aujourd’hui, ce sont des majors comme ExxonMobil ou Chevron qui s’installent sur le marché. Elles mènent des discussions très avancées avec le groupe Sonatrach qui devraient aboutir rapidement à la signature d’un accord de partenariat».

Le président d’USABC précise que le secteur des énergies renouvelables n’est pas en reste puisque Hecate Energy, groupe leader aux États-Unis dans la filière, retournera à Alger dans quelques jours pour approfondir les discussions avec Sonatrach autour du solaire et de son stockage.

«En Algérie, Il y a une attractivité pour tous les projets en cours. Les discussions avec nos partenaires algériens ont donné des résultats», se réjouit le président d’USABC.

«Nous avons constaté que des projets d’envergure sont programmés au niveau du ministère des Travaux publics, notamment dans la filière chemin de fer. Il est question de développer le réseau sur tout le territoire pour relier le Nord au Sud et réaliser des liaisons entre wilayas. Les entreprises qui ont participé à cette mission retourneront prochainement à Alger pour soumettre des propositions concrètes en matière de réalisation d’infrastructures de base comme les ports, les aéroports et les routes.»

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Une importante délégation d’hommes d’affaires américains a effectué une visite de travail de trois jours à Alger le mois dernier. (Photo fournie)

Le président d’USABC cite le projet de construction de la nouvelle rocade est-ouest sur 1 000 kilomètres. Ces projets nécessitent, selon lui, une haute technologie pour les adapter aux données climatiques locales. Il faut notamment prendre en compte des paramètres tels que la différence de températures entre le jour et la nuit ou le phénomène des vents de sable.

Des résultats

«En Algérie, Il y a une attractivité pour tous les projets en cours. Les discussions avec nos partenaires algériens ont donné des résultats. Des entreprises vont revenir à Alger pour poursuivre les pourparlers. D’autres, comme Reasol et Industries Services Solutions, ont signé un mémorandum d’entente avec Madar Holding qui vise à développer un projet intégré de culture et de transformation de la betterave sucrière, qui sera produite aux standards internationaux. Je suis très optimiste en ce qui concerne la conclusion de partenariats bilatéraux gagnant-gagnant», se réjouit-il.

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Une importante délégation d’hommes d’affaires américains a effectué une visite de travail de trois jours à Alger le mois dernier. (Photo fournie)

Au sujet des perspectives pour 2024, le président d’USABC nous confie que la prochaine mission sera consacrée au secteur de l’agriculture.

«Nous allons accompagner de nombreux experts et investisseurs du secteur, notamment dans la réalisation de grandes fermes spécialisées: culture du blé, des céréales, des aliments pour bétail, production laitière, engraissement des bovins, production des fertilisants biologiques et compagnies spécialisées dans le machinisme et les équipements agricoles nécessaires aux plantations et aux récoltes. Ces derniers, qui adoptent un système d’irrigation rationnelle grâce au recours à la technologie, feront partie de la prochaine délégation qui se rendra à Alger en avril prochain.»


Ameublement: Roche Bobois souffre d'un marché morose

 La morosité du marché de l'ameublement depuis la période faste du Covid-19 continue d'effriter le bénéfice net de Roche Bobois, en baisse de plus de 35% en 2025 à 10,2 millions d'euros, après une année 2024 déjà compliquée. (AFP)
La morosité du marché de l'ameublement depuis la période faste du Covid-19 continue d'effriter le bénéfice net de Roche Bobois, en baisse de plus de 35% en 2025 à 10,2 millions d'euros, après une année 2024 déjà compliquée. (AFP)
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  • Roche Bobois explique avoir été fortement pénalisé l'an dernier par la faiblesse du dollar et les taxes douanières mises en place par Donald Trump aux Etats-Unis, premier marché de l'enseigne
  • La zone États-Unis/Canada affiche ainsi un Ebitda en repli de 13,3%, à 30 millions d'euros, par rapport à 2024.

PARIS: La morosité du marché de l'ameublement depuis la période faste du Covid-19 continue d'effriter le bénéfice net de Roche Bobois, en baisse de plus de 35% en 2025 à 10,2 millions d'euros, après une année 2024 déjà compliquée.

Le chiffre d'affaires de l'enseigne d'ameublement haut de gamme résiste mieux mais s'affiche en repli de 2,8%, à 402,5 millions d'euros, selon un communiqué publié jeudi.

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) - un indicateur de la rentabilité - diminue de 4,3%, à 71,2 millions d'euros, dans la fourchette annoncée par le groupe.

Roche Bobois explique avoir été fortement pénalisé l'an dernier par la faiblesse du dollar et les taxes douanières mises en place par Donald Trump aux Etats-Unis, premier marché de l'enseigne.

La zone États-Unis/Canada affiche ainsi un Ebitda en repli de 13,3%, à 30 millions d'euros, par rapport à 2024.

La France a également beaucoup souffert avec un Ebitda en baisse de 9,3%, à 16,8 millions d'euros, "en lien avec la baisse des volumes" des ventes.

Ces résultats en baisse sont compensés par la bonne tenue de la marque de canapés Cuir Center, également propriété du groupe, qui affiche une croissance de son Ebitda de 25%, à 7,7 millions d'euros, "grâce à sa bonne performance commerciale et à la fermeture de magasins non rentables en 2024".

Après ce nouvel exercice difficile, Roche Bobois proposera de verser un dividende de 0,80 euro par action lors de sa prochaine assemblée générale, contre 1,25 euros l'an dernier.

Le groupe dit aborder 2026 avec "prudence compte tenu du contexte géopolitique actuel qui pèse sur la vigueur de la consommation et des effets de change toujours peu favorables".

Roche Bobois détient actuellement un réseau de 339 magasins en propre ou franchisé dans 54 pays, ses principaux marchés étant l'Amérique du Nord, la France et le reste de l'Europe.

 


L'UE choisit Lille pour le siège de la future Autorité douanière européenne

Bâtiment destiné à accueillir l’Autorité douanière européenne à Lille, 25 mars 2026. (AFP)
Bâtiment destiné à accueillir l’Autorité douanière européenne à Lille, 25 mars 2026. (AFP)
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  • Lille a été choisie pour accueillir le siège de la future Autorité douanière européenne (EUCA) en 2028, après avoir battu Rome et huit autres villes, renforçant le rôle stratégique de la France dans le commerce et la logistique européens
  • La ville bénéficiera d’une implantation à Euralille, au cœur des axes logistiques européens, avec environ 250 emplois prévus d’ici 2034, dans le cadre de la réforme du système douanier de l’UE

BRUXELLES: Lille a été choisie mercredi pour accueillir le siège de la future Autorité douanière européenne, face à huit autres villes candidates, prenant ainsi sa revanche après avoir vu lui échapper l'Autorité européenne du médicament en 2017.

La métropole du nord de la France, chef lieu de la région des Hauts-de-France, était en concurrence avec Rome, finaliste, ainsi que Varsovie, Zagreb, Bucarest, La Haye, Liège, Porto et Malaga.

"C'est le choix d'une métropole ouverte et pleinement européenne, une fierté pour la France. Nous serons au rendez-vous", a salué le président français Emmanuel Macron, sur le réseau X.

La décision a été prise conjointement par le Parlement européen et le Conseil de l'UE, l'instance qui représente les 27 États membres, via une procédure spéciale.

Le Conseil et le Parlement européen avaient chacun présélectionnés Lille et Rome, sans se concerter. Il a fallu ensuite trois tours de scrutin pour les départager.

L'Autorité douanière de l'Union européenne (également connue sous son acronyme anglais EUCA) doit voir le jour en 2028. Sa création est l'un des principaux éléments de la réforme du système douanier européen, avec une nouvelle plateforme des données douanières, qui centralisera les informations des 27 États membres.

- "Au carrefour de l'Europe" -

"Fier de cette victoire collective: élus, entreprises, universités, une mobilisation exemplaire de tout le territoire", s'est félicité le maire de Lille, Arnaud Deslandes, dans un message sur X.

"Ça montre aussi que la France n'est pas isolée en Europe, contrairement à ce que beaucoup disent ou souhaiteraient", a assuré à l'AFP Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France.

Ce dernier y voit la preuve de "l'attractivité" de la région et des "atouts techniques clairs" de la candidature lilloise, laquelle avait tiré les leçons de 2017, lorsque la ville avait vu lui échapper l'Agence européenne du médicament, autrefois installée à Londres et transférée à Amsterdam après le Brexit.

Il salue aussi "un réel travail collectif" qui montre "l'influence et le rayonnement des Hauts-de-France".

"C'est un choix judicieux", a estimé aussi l'eurodéputé néerlandais Dirk Gotlink (PPE, droite), l'un des représentants du Parlement dans cette procédure.

"La France est l'un des principaux pays douaniers d'Europe, un colis sur trois entrant dans l'UE transite par son territoire. La situation stratégique de Lille, au carrefour de l'Europe, en fait le centre névralgique de cette autorité. Ce choix envoie un signal clair: la France jouera un rôle central dans l'avenir de notre union douanière", a-t-il souligné dans un communiqué.

Selon les propositions de la Commission européenne, la future agence devrait employer 250 personnes en équivalent temps plein d'ici 2034.

Elle aidera à moderniser les procédures de contrôle et de taxation des biens importés dans l'UE, alors que les services douaniers européens sont de plus en plus engorgés par l'afflux de colis de faible valeur en provenance de Chine.

Des auditions s'étaient déroulées fin janvier au Parlement européen pour aider à départager les candidatures.

Celle de Lille avait été défendue à cette occasion par l'ex-ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, et Xavier Bertrand.

L'Autorité sera installée dans un bâtiment du quartier d'affaires d'Euralille, à deux pas des gares de Lille-Flandres et Lille-Europe.

La France avait fait valoir la situation géographique privilégiée de la capitale des Hauts-de-France, située "au carrefour des grandes routes de la logistique et du commerce international européen", et à une demi-heure de Bruxelles, des institutions européennes et de l'Organisation mondiale des douanes.


Le dollar remonte avec la perspective de troupes américaines au Moyen-Orient

Des conteneurs sont visibles au terminal à conteneurs de Lianyungang, dans la province du Jiangsu, dans l'est de la Chine, le 24 mars 2026.  (AFP)
Des conteneurs sont visibles au terminal à conteneurs de Lianyungang, dans la province du Jiangsu, dans l'est de la Chine, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Selon Axios, le président et son administration envisagent de s'emparer de l'île de Kharg, d'où partent environ 90% des exportations de brut de l'Iran, afin de forcer Téhéran à rouvrir le détroit d'Ormuz
  • Or le Wall Street Journal rapporte que Washington va envoyer dans la région entre 2.200 et 2.500 Marines capables de mener des opérations amphibies

LONDRES: Le dollar profite mardi de la remontée des cours de l'énergie, après des informations de presse selon lesquelles l'armée américaine va déployer des troupes supplémentaires au Moyen-Orient, douchant les espoirs de négociations évoquées la veille par Donald Trump.

Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), la devise américaine prenait 0,22% à l'euro, à 1,1587 dollar.

"L'optimisme prudent des marchés financiers, suscité par le report des frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes par le président Trump, s'est dissipé durant la séance asiatique après la publication d'informations pessimistes", et "le dollar s'est apprécié", résume Carol Kong, analyste chez CBA.

Selon Axios, le président et son administration envisagent de s'emparer de l'île de Kharg, d'où partent environ 90% des exportations de brut de l'Iran, afin de forcer Téhéran à rouvrir le détroit d'Ormuz.

Or le Wall Street Journal rapporte que Washington va envoyer dans la région entre 2.200 et 2.500 Marines capables de mener des opérations amphibies.

Par ailleurs, deux infrastructures énergétiques iraniennes ont finalement été visées par des frappes israélo-américaines, a affirmé tôt mardi l'agence de presse Fars, tandis que le ministère iranien des Affaires étrangères a nié lundi être en pourparlers avec les Etats-Unis.

Lundi, la livre sterling avait gagné jusqu'à 1% face au dollar, et le rendement obligataire britannique à 10 ans a connu un nouveau sommet depuis 2008, à 5,12%, avant de retomber de concert.

Depuis, la devise britannique relâchait mardi 0,26% au billet vert, à 1,3396 dollar, et les taux d'emprunt se sont apaisés.

Les marchés, qui anticipaient la veille quatre hausses de taux de la Banque d'Angleterre cette année, tablent désormais sur entre deux et trois, d'après Bloomberg.

"Les conditions sont exceptionnellement difficiles à remplir pour que la Banque d'Angleterre relève son taux directeur, déjà en territoire restrictif", et au vu de données économiques faibles, estime en effet Chris Turner, analyste chez ING.

L'indice d'activité PMI au Royaume-Uni a faiblit en mars, à 51, contre 53,7 en février, et moins que les 52,8 projetés par le consensus des analystes sondés par Bloomberg, selon les chiffres publiés mardi par S&P Global.

Mercredi, sera dévoilée l'inflation en février dans le pays, qui ne capturera cependant pas les effets de la guerre.

Le prix d'une once d'or progressait aussi de 0,27%, à 4.419,40 dollars.

La veille, les cours des métaux précieux s'étaient brièvement effondrés, les investisseurs préférant engranger leurs bénéfices sur l'or et l'argent pour récupérer des liquidités, plus facilement mobilisables et accessibles.