Les chaînes de magasins appellent à agir pour mettre fin aux attaques des Houthis en mer Rouge

Le vraquier «lycavitos», battant pavillon de la Barbade, a été jeudi la cible d'une attaque de missiles des Houthis. (AFP)
Le vraquier «lycavitos», battant pavillon de la Barbade, a été jeudi la cible d'une attaque de missiles des Houthis. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 17 février 2024

Les chaînes de magasins appellent à agir pour mettre fin aux attaques des Houthis en mer Rouge

  • Les détaillants qui se procurent leurs produits en Chine et en Inde sont confrontés à des retards et à des augmentations de coûts
  • Les Houthis disent avoir ciblé le pétrolier Pollux

DJEDDAH: Les chaînes mondiales de vente au détail basées en Europe ont appelé vendredi l'UE à prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux attaques des Houthis contre la navigation commerciale en mer Rouge, qui perturbent le commerce international.

Les frappes de missiles et de drones menées par les milices soutenues par l’Iran depuis la mi-novembre ont contraint les compagnies maritimes à dérouter leurs porte-conteneurs, perturbant ainsi les chaînes d’approvisionnement des entreprises qui dépendent du canal de Suez pour transporter leurs produits d’Asie vers l’Europe et les États-Unis.

Samedi, les Houthis du Yémen, affiliés à l'Iran, ont tiré des missiles sur le pétrolier britannique Pollux en mer Rouge, a déclaré le porte-parole militaire du groupe, Yahya Sarea, dans un communiqué.

Le Département d'État américain a déclaré vendredi que le Pollux, un pétrolier battant pavillon panaméen et transportant du pétrole brut à destination de l'Inde, avait été touché à bâbord par un missile.

Les détaillants, qui se procurent leurs produits dans des usines en Chine, en Inde et en Asie du Sud-Est, ont été confrontés à des retards et des augmentations de coûts, car l’autre route de navigation maritime, autour de la pointe sud de l’Afrique, prend jusqu’à trois semaines de plus, entraînant une augmentation des dépenses en carburant et en main d’œuvre.

L’organisation faîtière du secteur de la vente au détail, Eurocommerce, a déclaré au ministre belge des Affaires étrangères que les attaques avaient déjà eu un «énorme impact» sur les entreprises.

«Plus les transporteurs sont contraints de dérouter, plus les entreprises, et en fin de compte les consommateurs, souffriront de coûts supplémentaires qui s'ajouteront au coût de la vie déjà élevé en Europe», a précisé Eurocommerce.

«Compte tenu de l'ampleur de l’impact sur les entreprises et la chaîne d'approvisionnement mondiale, nous appelons à des efforts continus, accrus et coordonnés de la part des institutions de l'UE et des États membres pour remédier à cette situation.»

Les membres d'Eurocommerce comprennent les géants des supermarchés Ahold Delhaize, Carrefour, Lidl, M&S et Tesco, ainsi que les détaillants de mode H&M, Inditex et Primark.

L’alarme a également sonné en Inde. «La semaine dernière, j'ai perdu une grosse commande au profit d'un concurrent polonais qui n'a pas besoin de payer des tarifs de fret plus élevés», a indiqué Atul Jhunjhunwala, directeur d'une société d'ingénierie à Calcutta qui expédie environ 700 conteneurs par an.

«Personne ne peut se permettre de perdre des acheteurs avec lesquels on travaille depuis des décennies», a-t-il soutenu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
Short Url
  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Short Url
  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Short Url
  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.