Mer Rouge: Les Houthis tirent deux missiles sur un navire à Bab Al-Mandeb

Un bateau des garde-côtes passe devant un porte-conteneurs commercial amarré au port de Hodeidah sur la mer Rouge, le 25 février 2023. (Reuters)
Un bateau des garde-côtes passe devant un porte-conteneurs commercial amarré au port de Hodeidah sur la mer Rouge, le 25 février 2023. (Reuters)
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Publié le Mardi 13 février 2024

Mer Rouge: Les Houthis tirent deux missiles sur un navire à Bab Al-Mandeb

  • Une société de sécurité, Ambrey, avait déclaré que le vraquier grec «avait été visé par des missiles lors de deux incidents distincts» en 20 minutes
  • Il «aurait été touché et aurait subi des dégâts du côté tribord», une équipe de sécurité armée privée se trouvait à bord

WASHINGTON: Les rebelles houthis ont visé lundi au large du Yémen un navire grec qui a continué sa traversée en mer Rouge en direction de l'Iran, n'ayant subi que des dégâts mineurs, a confirmé l'armée américaine.

"Le 12 février, de 03H30 à 03H45 heure de Sanaa (06H30 GMT à 06H45 GMT), les combattants houthis, soutenus par l'Iran, ont tiré deux missiles depuis les zones qu'ils contrôlent vers le détroit stratégique de Bab el-Mandeb", a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans un message posté sur le réseau social X.

"Les deux missiles ont été tirés vers le cargo grec battant pavillon des Iles Marshall MV Star Iris, qui circulait en mer Rouge, en provenance du Brésil", a précisé le Centcom.

Avant l'annonce du Centcom, plusieurs agences de sécurité avaient mentionné cet incident.

L'agence britannique Maritime Trade Operations (UKMTO) avait indiqué dans un rapport que l'attaque s'était produite avant 04H00 (01H00 GMT). "L'équipage est sain et sauf et le navire se dirige vers le prochain port d'escale", selon l'UKMTO.

Une autre société de sécurité, Ambrey, avait déclaré que le vraquier grec "avait été visé par des missiles lors de deux incidents distincts" en 20 minutes. Il "aurait été touché et aurait subi des dégâts du côté tribord", avait précisé Ambrey, ajoutant qu'une équipe de sécurité armée privée se trouvait à bord.

Le propriétaire du groupe et exploitant du cargo visé lundi échange régulièrement des marchandises avec l'Iran, "cela a donc été considéré comme la destination probable", avait ajouté Ambrey.

"Le groupe propriétaire du vraquier était également coté à la bourse de New York, ce qui a été identifié comme la raison probable de l'attaque", selon la même source.

Les Houthis font partie avec d'autres groupes islamistes soutenus par l'Iran, de ce que Téhéran appelle "l'axe de résistance" anti-occidentale et anti-israélienne. Les Houthis prennent pour cible les navires de transport en mer Rouge depuis novembre, déclenchant des attaques de représailles américaines et britanniques.

Les rebelles affirment mener ces attaques en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, ravagée par la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis octobre.

"Les forces navales des forces armées yéménites ont visé le navire" Star Iris en mer Rouge avec un certain nombre de missiles navals"  et "les frappes ont été précises et directes", a déclaré le porte-parole des Houthis, Yahya Saree.

Les Houthis "n'hésiteront pas à mener davantage d'opérations en représailles aux crimes sionistes contre nos frères dans la bande de Gaza, ainsi qu'en réponse à l'agression américano-britannique en cours contre notre cher pays".

Les Houthis sont en guerre depuis 2014 contre le gouvernement du Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, et ont pris le contrôle de vastes territoires dont la capitale Sanaa.

Les attaques des Houthis ont obligé certaines compagnies maritimes à contourner l'Afrique australe pour éviter la mer Rouge, une route vitale qui transporte normalement environ 12% du commerce maritime mondial.

Premier allié d'Israël, Washington, qui a désigné les Houthis comme une entité "terroriste", a mis en place en décembre une coalition multinationale afin de "protéger" le trafic maritime en mer Rouge.

Cette coalition n'ayant pas permis jusque-là un arrêt des attaques, les forces américaines, parfois avec l'allié britannique, ont mené plusieurs frappes contre les Houthis au Yémen depuis mi-janvier.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.