Les États-Unis lancent un nouveau barrage de frappes contre les Houthis du Yémen

Un policier houthi se tient debout sur une bannière présentant des images de Benjamin Netanyahou, Rishi Sunak et Joe Biden, à Sanaa, Yémen, 8 février 2024 (Photo, Reuters).
Un policier houthi se tient debout sur une bannière présentant des images de Benjamin Netanyahou, Rishi Sunak et Joe Biden, à Sanaa, Yémen, 8 février 2024 (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 09 février 2024

Les États-Unis lancent un nouveau barrage de frappes contre les Houthis du Yémen

  • Le Commandement central américain a déclaré que ses forces ont intercepté deux missiles de croisière antinavires mobiles des Houthis qui visaient des navires en mer Rouge
  • Les Etats-Unis ont également pris pour cible un autre missile de croisière mobile d'attaque terrestre des Houthis qui s'apprêtait à être lancé deux heures et demie plus tard

AL-MUKALLA: Le Commandement central américain (Centcom) a déclaré jeudi que ses forces avaient lancé des frappes sur les zones du Yémen contrôlées par les Houthis, ciblant des missiles antinavires prêts à être lancés, alors que le chef de la milice yéménite s'est engagé à poursuivre les attaques en mer Rouge.

Dans un message publié sur X, le Centcom a indiqué que, dans la nuit de mercredi à jeudi, ses forces avaient frappé deux missiles de croisière antinavires mobiles des Houthis visant des navires en mer Rouge, et qu'elles avaient également visé un autre missile de croisière d'attaque terrestre mobile des Houthis qui s'apprêtait à être lancé deux heures et demie plus tard, dans la même nuit.

Cela intervient alors que les Houthis ont indiqué que les États-Unis et le Royaume-Uni «ont mené des frappes» sur Ras Isa dans la province occidentale d’Al-Hodeïda jeudi, un jour après qu’un autre barrage de frappes ait secoué la province nord de Saada, le fief des Houthis.

Depuis le 12 janvier, les forces américaines et britanniques ont mené des dizaines de frappes contre des sites militaires à Sanaa, Saada, Al-Hodeïda, Ibb et dans d'autres provinces yéménites contrôlées par les Houthis, afin d'affaiblir leur puissance militaire et de les contraindre à cesser d'attaquer les navires en mer Rouge, dans le golfe d'Aden et à Bab al-Mandab.

Malgré les frappes américaines et britanniques, ainsi que les appels locaux et internationaux, les Houthis ont continué à attaquer des navires, touchant des dizaines de navires commerciaux et de guerre dans la mer Rouge et le golfe d'Aden. Les Houthis affirment que leurs frappes ont pour but de pousser Israël à briser le siège de Gaza.

86 frappes américaines

Ce jeudi, Abdelmalek al-Houthi, le chef de la milice houthie, s'est vanté de ses attaques en mer Rouge, ainsi que des missiles et des drones tirés sur Israël, qui ont paralysé le tourisme dans la ville d'Eilat, dans le sud d'Israël, et l'ont transformée en une ville de «peur». Ces attaques ont interrompu les activités de transport maritime dans le port d'Eilat. Al-Houthi a signalé que son groupe est le seul à avoir osé attaquer les navires de la marine américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.

«Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les Américains se sont retrouvés dans une situation difficile où leurs navires et leurs bâtiments de guerre sont devenus des cibles. Les attaques américaines et britanniques contre notre pays cette semaine ont totalisé 86 frappes et n'ont eu aucun impact sur la limitation de nos capacités», a souligné le dirigeant houthi.

Par ailleurs, Ahmed Awadh ben Moubarak, le nouveau Premier ministre du Yémen, a prêté le serment constitutionnel jeudi à Aden, la capitale provisoire du Yémen, devant Rachad al-Alimi, président du Conseil présidentiel du Yémen.

L'agence de presse officielle, Saba, a rapporté qu’Al-Alimi a demandé au nouveau Premier ministre d'accorder la priorité à la résolution des problèmes économiques, à l'amélioration des moyens de subsistance de la population, au versement des salaires des fonctionnaires dans les délais impartis, à la mise en place des services de base, à l'attention particulière accordée à Aden et aux activités menées à Aden.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.