Le négociateur houthi déclare que les attaques en mer Rouge ne décourageront pas la paix au Yémen, et félicite les «  frères  » saoudiens

Mohammed Abdulsalam, ci-dessus, négociateur en chef et porte-parole des Houthis, a appelé les responsables saoudiens ses "frères". (Photo d'archives AFP)
Mohammed Abdulsalam, ci-dessus, négociateur en chef et porte-parole des Houthis, a appelé les responsables saoudiens ses "frères". (Photo d'archives AFP)
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Publié le Vendredi 09 février 2024

Le négociateur houthi déclare que les attaques en mer Rouge ne décourageront pas la paix au Yémen, et félicite les «  frères  » saoudiens

  • Mohammed Abdulsalam a déclaré que les discussions avec les responsables saoudiens via Oman "se déroulent bien"
  • Les attaques en mer Rouge cesseront si l'assaut d'Israël sur Gaza prend fin, a-t-il ajouté

LONDRES : Mohammed Abdulsalam, négociateur en chef et porte-parole des Houthis, affirme que la récente réunion de la délégation de Sanaa avec des responsables saoudiens a "permis de surmonter les obstacles les plus importants de la feuille de route" vers la paix.

Ces solutions étaient conformes à celles défendues par l'envoyé de l'ONU au Yémen, Hans Grundberg, a déclaré Abdulsalam dans une interview approfondie avec Asharq Al-Awsat jeudi.

Abdulsalam avait précédemment qualifié les responsables saoudiens de ses "frères" dans une déclaration à Asharq Al-Awsat en janvier. Il l'a de nouveau fait jeudi et a répondu aux questions sur les initiatives de paix, les attaques en mer Rouge et les relations régionales et internationales.

Abdulsalam a déclaré que les attaques des Houthis contre des navires en mer Rouge cesseraient uniquement si Tel Aviv mettait fin à son assaut contre le peuple palestinien.

Abdulsalam estime que les efforts en vue de trouver la paix au Yémen "se déroulent bien, tant depuis le début de la trêve de l'ONU en avril 2022, correspondant au mois de Ramadan à cette époque, que grâce aux discussions avec le côté saoudien sous l'égide omanaise, qui se déroulent bien jusqu'à présent."

Interrogé sur la volonté des Houthis de commencer des négociations politiques comprenant le partage du pouvoir, des élections et une nouvelle constitution, Abdulsalam a déclaré que "la feuille de route incluait les préoccupations de chacun et mettait en lumière la situation humanitaire urgente dont souffre le peuple yéménite."

Dans une déclaration précédente à Asharq Al-Awsat, Abdulsalam avait déclaré que les opérations des Houthis en mer Rouge n'auraient pas d'impact sur les initiatives de paix. Il a dit qu'il était "nécessaire de répondre à la situation urgente en Palestine, qui représente un risque pour la sécurité régionale, arabe et islamique.

"Cela nous affectera au Yémen si Israël domine, élimine ou affaiblit le peuple palestinien et sa résistance. Cela aura des répercussions négatives sur tout le monde, en dehors de la position religieuse et morale vis-à-vis de cette question. Par conséquent, nous considérons que cela est distinct du processus de paix jusqu'à présent et pensons que les déclarations de l'Occident font partie d'une tentative de nous faire reculer."

Abdulsalam a ajouté : "Les opérations militaires en mer Rouge, qui visent les navires israéliens ainsi que les navires se dirigeant vers Israël, se poursuivront jusqu'à ce que l'agression contre la bande de Gaza prenne fin et que le siège soit levé en apportant une aide alimentaire dans le nord et le sud de la bande.

Il a déclaré que les Houthis étaient ouverts à des discussions avec les puissances occidentales sur la situation en mer Rouge, sous les "auspices de nos frères du Sultanat d'Oman."


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.