L'ambassadrice américaine en Russie visite un mémorial pour Navalny

L'ambassadrice américaine en Russie, Lynne Tracy, a dit s'être recueillie dimanche devant un mémorial improvisé dédié à l'opposant russe Alexeï Navalny à Moscou (Photo, AFP).
L'ambassadrice américaine en Russie, Lynne Tracy, a dit s'être recueillie dimanche devant un mémorial improvisé dédié à l'opposant russe Alexeï Navalny à Moscou (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 février 2024

L'ambassadrice américaine en Russie visite un mémorial pour Navalny

  • Lynne Tracy, a dit s'être recueillie dimanche devant un mémorial improvisé dédié à l'opposant russe Alexeï Navalny à Moscou
  • Ce message était accompagné d'une photo de l'ambassadrice, devant plusieurs bouquets de fleurs

MOSCOU: L'ambassadrice américaine en Russie, Lynne Tracy, a dit s'être recueillie dimanche devant un mémorial improvisé dédié à l'opposant russe Alexeï Navalny à Moscou, alors que les autorités ont fermement réprimé tout rassemblement de ce type depuis l'annonce de son décès en prison vendredi.

"Aujourd'hui, à la pierre de Solovetsky, nous pleurons la mort d'Alexeï Navalny et d'autres victimes de la répression politique en Russie", a écrit l'ambassade sur son compte Telegram.

Ce message était accompagné d'une photo de l'ambassadrice, devant plusieurs bouquets de fleurs déposés sur ce monument aux victimes de la répression politique situé juste à côté de la Loubianka, le tristement célèbre siège du KGB soviétique puis du FSB russe.

"Nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille, aux collègues et aux sympathisants d'Alexeï Navalny. Sa force est un exemple inspirant. Nous honorons sa mémoire", a indiqué l'ambassade américaine.

En dépit de la sévère répression et de mises en garde, des centaines de Russes ont participé à des petits rassemblements dans plusieurs villes pour rendre hommage à Alexeï Navalny, célèbre détracteur du Kremlin mort à 47 ans dans une prison de l'Arctique russe.

Les autorités russes ont procédé à plus de 400 arrestations vendredi et samedi lors de rassemblements organisés dans 36 villes, la majorité des interpellations ayant eu lieu à Saint-Pétersbourg et Moscou, selon l'ONG spécialisée OVD-Info.

Dimanche, des barrières avaient été installées autour d'un autre mémorial dans la capitale russe, devant un monument baptisé "Mur du deuil", a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs dizaines de policiers montaient la garde, mais quelques personnes étaient autorisées à s'approcher du mémorial pour y déposer des fleurs.

Le décès d'Alexeï Navalny, sur lequel le Kremlin reste muet, a provoqué une vague d'indignation des pays occidentaux, qui sont nombreux à accuser la Russie d'en être responsable.

Léonid Volkov, un allié de l'opposant, a assuré dimanche qu'il ne s'agissait "pas d'un décès, mais d'un meurtre".

Il a appelé les partisans d'Alexeï Navalny à "ne pas se décourager". "C'est ce qu'il attend de nous maintenant. Ce à quoi il a consacré sa vie doit gagner."


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com