Frankly Speaking: Le tennis, prochain «Grand Chelem» du sport saoudien?

Dans l'émission « Frankly Speaking », Arij Mutabagan a expliqué à l'animatrice Katie Jensen qu'il suffisait de consulter les chiffres pour se rendre compte de l'énorme potentiel de ce sport en Arabie saoudite, ce qui laisse entrevoir la possibilité pour le Royaume de participer à des tournois majeurs, voire de les accueillir (Photo, AN).
Dans l'émission « Frankly Speaking », Arij Mutabagan a expliqué à l'animatrice Katie Jensen qu'il suffisait de consulter les chiffres pour se rendre compte de l'énorme potentiel de ce sport en Arabie saoudite, ce qui laisse entrevoir la possibilité pour le Royaume de participer à des tournois majeurs, voire de les accueillir (Photo, AN).
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Publié le Lundi 19 février 2024

Frankly Speaking: Le tennis, prochain «Grand Chelem» du sport saoudien?

  • Des centaines de milliers de femmes et de jeunes filles pratiquent désormais le tennis, affirme la présidente de la Fédération saoudienne de tennis
  • Arij Mutabagani invite les détracteurs à visiter le Royaume qui se trouve actuellement dans «une phase de transformation» et à constater les progrès par eux-mêmes

DUBAΪ: Le tennis est en train de devenir un sport populaire en Arabie saoudite. Des milliers de jeunes, y compris des femmes et des filles, s'inscrivent dans des clubs et participent à des tournois dans tout le Royaume, a déclaré Arij Mutabagani, présidente de la Fédération saoudienne de tennis.

Lors de son passage à l'émission Frankly Speaking d'Arab News, Mme Mutabagani a déclaré qu'il suffisait de regarder les chiffres pour se rendre compte de l'énorme potentiel de ce sport, ce qui laisse entrevoir la possibilité pour le Royaume de participer à des tournois majeurs, voire de les accueillir.

« L'Arabie saoudite a connu une grande mutation, en particulier dans le domaine du sport et de la participation des femmes », affirme Mme Mutabagani.

« Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Nous avons augmenté la participation des femmes dans le sport. Aujourd'hui, 330 000 femmes sont inscrites à des activités sportives et environ 14 000 femmes participent à des tournois de tennis. »

Ce succès est dû en grande partie aux initiatives gouvernementales introduites dans le cadre du programme de réforme Vision 2030, qui a fait de l'investissement dans le sport et de la promotion de la santé publique et du bien-être des priorités.

« Nous disposons d’un vaste programme avec le ministère de l'Éducation, en partenariat avec la Fédération des sports pour tous, dans le cadre duquel nous aimerions présenter le tennis comme un nouveau sport aux enfants », explique Mme Mutabagani.

« Nous avons commencé en 2023 avec 30 écoles en Arabie saoudite. Nous sommes passés à 90 écoles en 2023 et en 2024. Nous sommes en train de l'étendre à 400 écoles. L'initiative ne tient pas compte du genre et répartie entre les écoles de garçons et de filles », précise-t-elle.

« En 2019, nous n'avions aucune participation féminine dans les clubs. Aujourd'hui, nous avons sept clubs qui comptent des joueuses », poursuit-elle, notant que l'équipe nationale féminine nouvellement créée a déjà participé à 20 événements.

« La participation a augmenté. Nous avions 90 femmes qui jouaient en 2019. Aujourd'hui, 700 femmes sont inscrites au tennis. »

La Fédération saoudienne des sports pour tous est responsable du développement des sports communautaires et de la promotion d'un mode de vie sain dans tout le Royaume, conformément au plan de développement à long terme du pays pour le progrès social et économique, Vision 2030.

« Nous constatons que le tennis a été introduit dans les clubs », a déclaré Mme Mutabagani à Katie Jensen, animatrice de Frankly Speaking. « En 2019, aucun club ne participait à des tournois. Aujourd'hui, nous avons sept clubs qui comptent des joueuses. Nous avons augmenté le nombre de tournois de tennis pour les femmes. Nous en avions trois. Aujourd'hui, nous en avons 20. On peut constater qu'il y a de gros progrès. »

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Des jeunes Saoudiennes comme Yara Alhogbani ouvrent la voie à la création d’un cadre de tennis prospère dans le Royaume (Photo, Fournie).

Malgré ces succès, les légendes du tennis Chris Evert et Martina Navratilova ont récemment déclaré que l'absence d'égalité entre les hommes et les femmes en Arabie saoudite devrait empêcher le Royaume d'accueillir de grands événements tels que les finales de la Women's Tennis Association (WTA).

Dans une déclaration, la princesse Rima bent Bandar al-Saoud, ambassadrice saoudienne aux États-Unis, a rejeté les propos « plus que décevants » de Chris Evert et Martina Navratilova.

« Comme beaucoup de femmes dans le monde, nous avons considéré les légendes du tennis comme des pionnières et des modèles... des lueurs d'espoir qui prouvent que les femmes pouvaient vraiment tout réussir », a-t-elle déclaré.

« Mais ces championnes ont tourné le dos aux femmes qu'elles ont inspirées et c'est vraiment décevant. »

Nullement découragée par les commentaires d'Evert et de Navratilova, Mme Mutabagani a invité les stars du tennis à se rendre dans le Royaume pour constater de visu la transformation du sport saoudien et les progrès considérables réalisés au niveau de la participation féminine.

« Prenez part à ce voyage pour changer et transformer le tennis, surtout pour la participation des femmes. Nous apprendrons beaucoup d'elles , et elles n'ont qu'à venir voir par elles-mêmes », a-t-elle poursuivi.

« Elles ont tant fait pour le tennis et la participation des femmes, pour l'égalité des sexes et pour l'obtention de prix égaux. Je respecte le fait que tout le monde soit libre de s'exprimer et de commenter. »

« Mais j'aimerais vraiment les inviter à venir en Arabie saoudite pour compter les progrès accomplis. Nous sommes dans une phase de changement. Nous essayons de changer. »

Mme Mutabagani espère que le Royaume accueillera bientôt un événement majeur de tennis ou un Grand Chelem, car cela encouragera les Saoudiens à pratiquer ce sport.

« Tout est possible », affirme-t-elle. « Le fait d'organiser ce type d'événement international dans le pays ne fera que mettre en lumière le tennis. Cela le rendra plus populaire. »

« Les joueurs auront des références. Cela incitera une nouvelle génération à travailler plus dur et à s'entraîner davantage pour devenir des champions à l'avenir et être en mesure de participer à ces tournois dans leur pays. »

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Lors de l'émission Frankly Speaking, Arij Mutabagan a expliqué à l'animatrice Katie Jensen qu'il suffisait de consulter les chiffres pour se rendre compte de l'énorme potentiel du tennis en Arabie saoudite, ce qui laisse entrevoir la possibilité pour le Royaume de participer à des tournois majeurs, voire de les accueillir (Photo, AN).

Bien que rien ne soit gravé dans le marbre, Mme Mutabagani espère que la Women's Tennis Association (WTA) ou l'Association of Tennis Professionals (ATP) choisiront le Royaume pour accueillir un tournoi du Grand Chelem.

« Nous y travaillons dur. Nous travaillons en étroite collaboration avec la WTA et l'ATP pour essayer de rendre cela possible et d'y parvenir, dans un avenir proche, je l'espère », affirme-t-elle.

« Nous essayons d'établir une relation durable avec les instances dirigeantes officielles du tennis, qu'il s'agisse de l'ATP, de la WTA ou de l'ITF (International Tennis Federation) », poursuit-elle.

« Nous avons organisé avec succès les finales de la Next Gen l'année dernière à Djeddah, ce qui nous a permis d'entamer cette relation avec l'ATP. Aujourd'hui, nous essayons également d'établir des relations avec la WTA. »

Les championnats du Grand Chelem, les tournois les plus prestigieux du tennis professionnel, sont organisés par la WTA et l'ATP, et supervisés par la Fédération internationale de tennis (ITF).

Mme Mutabagani prévoit que ces événements professionnels contribueront à accroître la participation au sport amateur en Arabie saoudite, en particulier chez les jeunes.

« Nous sommes encore en discussion », a-t-elle déclaré. « Mais notre objectif est d'établir toutes ces relations à long terme qui contribueront à développer le tennis en Arabie saoudite, qu'il s'agisse de grands événements ou d’événements plus modestes, de défis à relever, car cela améliorera le niveau de nos joueurs de tennis locaux. »

L'Arabie saoudite a cherché à accroître sa présence sportive en créant la série LIV Golf, en recrutant des joueurs de football de premier plan comme Cristiano Ronaldo et en accueillant les finales de l'ATP Next Generation en 2023.

« Le tennis a joué un rôle très important dans l’évolution du sport en Arabie saoudite », affirme Mme Mutabagani. « Nous l'avons constaté par l'augmentation du nombre d'événements spécifiques au tennis. En 2022, nous avons commencé à accueillir le premier tournoi international junior qui s'est déroulé à Riyad. »

Le Royaume a accueilli son premier tournoi professionnel en 2019 avec la Diriyah Tennis Cup. Il a profité de son succès de 2019 à 2022 pour organiser les Next Gen ATP Finals, qui se tiendront à Riyad de 2023 à 2027.

Le tournoi de tennis masculin Six Kings Slam mettra en vedette les stars internationales Rafael Nadal et Novak Djokovic, ainsi que trois autres vainqueurs du Grand Chelem, en octobre.

Compte tenu de la relative nouveauté de ce sport en Arabie saoudite, on a d'abord douté de la popularité des tournois de tennis. Cependant, Mme Mutabagani affirme que les joueurs sont ravis du nombre de spectateurs qui assistent aux matchs.

« Ils ont été extrêmement satisfaits du public », a-t-elle déclaré. « Le stade était plein pour le match de démonstration à Riyad. Les billets ont été vendus à guichets fermés et le public s'est vraiment, vraiment impliqué. »

« Nous avons remarqué que le public comprenait le tennis, ce qui est très important. »

Les meilleurs joueurs internationaux commencent généralement à jouer dans des académies ou des clubs sportifs dès leur plus jeune âge. Le Royaume aura besoin d'entraîneurs expérimentés, de formateurs et d'installations spécialisées pour retenir ses propres talents.

« Notre principal objectif est de commencer par la base et d'introduire le tennis dans toute la population, puis de le développer à partir de là et de se concentrer sur les performances de haut niveau », soutient Mme Mutabagani.

Yara al-Hogbani, 19 ans, est l'une des jeunes stars du tennis saoudien.

« Elle est une grande ambassadrice de ce sport et une source d'inspiration pour la nouvelle génération de jeunes, garçons ou filles », affirme Mme Mutabagani.

Cette année, Yara al-Hogbani a participé à l'Open Mubadala d'Abu Dhabi avec des joueuses internationales de premier plan comme Ons Jabeur, tunisienne et numéro six à la WTA, et Naomi Osaka, japonaise, première joueuse asiatique à être classée numéro un au monde.

« Al-Hogbani a travaillé très dur dès son plus jeune âge », confie Mme Mutabagani. « Elle a deux autres frères et sœurs qui sont également des joueurs nationaux. »

Elle a joué avec son frère aîné, Ammar, aux Jeux asiatiques de Hangzhou en 2023, et a ainsi constitué la première équipe professionnelle de double mixte du Royaume. Leur deuxième frère, Saud, joue à l'université de Wake Forest aux États-Unis.

Yara Al-Hogbani a également rencontré des légendes du tennis comme Novak Djokovic et Rafael Nadal, le nouvel ambassadeur de la Fédération saoudienne de tennis, lors des Next Gen ATP Finals à Djeddah en décembre. Nadal s'est engagé à aider l'Arabie saoudite à développer ses jeunes talents.

« Il lui a donné la chance de sentir ce que c'est que d'être à ce haut niveau et l'a incitée à travailler plus dur, à faire plus d'efforts et à atteindre des niveaux plus élevés à l'avenir », révèle Mme Mutabagani. « Avoir ces opportunités peut changer l'avenir de quelqu'un et... en faire une star pour les générations à venir. »

Interrogée sur le message qu'elle adresserait aux jeunes Saoudiens qui envisagent de se mettre au tennis, Mme Mutabagani, elle-même joueuse de tennis depuis toujours, confie : « Je leur dirais de prendre une raquette de tennis, d'essayer ce sport, de jouer au tennis, d'être les champions de la prochaine génération, d'être un exemple sur le court et en dehors du court. »

« Parce que le tennis est une expérience d'apprentissage de la vie, il nous enseigne à être de grands êtres humains avant d'être des sportifs. Alors, soyez un ambassadeur du tennis en Arabie saoudite, sur le terrain et en dehors. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


L'Arabie saoudite intercepte des drones visant le quartier diplomatique de Riyad et le champ pétrolier de Shaybah

L'Arabie saoudite a déclaré que des attaques de drones avaient visé le quartier diplomatique de Riyad et le champ pétrolifère de Shaybah. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
L'Arabie saoudite a déclaré que des attaques de drones avaient visé le quartier diplomatique de Riyad et le champ pétrolifère de Shaybah. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
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  • Une série d'attaques de drones déjouées par les défenses aériennes du royaume
  • Le ministère de la Défense a fait état d'un certain nombre d'attaques dans une série de messages sur X au cours de la journée

RIYAD: L'Arabie saoudite a abattu jeudi des drones qui visaient le quartier diplomatique de Riyad et le champ pétrolier de Shaybah, dans le sud-est du pays.

Le ministère de la Défense a fait état d'un certain nombre d'attaques dans une série de messages sur X au cours de la journée.

"Un drone ennemi a été abattu alors qu'il tentait de s'approcher" du quartier diplomatique de la capitale, a déclaré tôt jeudi un porte-parole du ministère.

Au moins six drones ont été "interceptés et détruits" plus tard dans la journée dans le quartier vide "en direction du champ pétrolier de Shaybah", selon les déclarations.
Auparavant, le ministère avait déclaré qu'au moins 20 drones avaient été abattus dans la région de l'Est.

L'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe sont confrontés à des vagues d'attaques de missiles et de drones iraniens depuis qu'Israël et les États-Unis ont lancé une guerre contre l'Iran le 28 février.

Ces attaques ont visé la base aérienne Prince Sultan, l'ambassade des États-Unis à Riyad, des champs pétroliers et des infrastructures énergétiques.

Le ministre saoudien de la défense, le prince Khalid bin Salman, a condamné les attaques lors d'un appel avec son homologue turc.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a salué l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d'une résolution exigeant la fin des attaques de l'Iran contre les États du Golfe et la Jordanie.


Liban: nouvelle frappe en plein jour sur Beyrouth, Israël menace de «prendre des territoires»

Plusieurs frappes israéliennes ont visé jeudi après-midi un immeuble en plein cœur de Beyrouth, ont constaté des journalistes de l'AFP, Israël menaçant de "prendre des territoires" au Liban. (AFP)
Plusieurs frappes israéliennes ont visé jeudi après-midi un immeuble en plein cœur de Beyrouth, ont constaté des journalistes de l'AFP, Israël menaçant de "prendre des territoires" au Liban. (AFP)
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  • L'armée israélienne a confirmé dans un communiqué avoir "lancé une série de frappes contre les infrastructures terroristes du Hezbollah à Beyrouth"
  • Il s'agit de la quatrième frappe sur le centre de Beyrouth - et la première en plein jour - depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël

BEYROUTH: Plusieurs frappes israéliennes ont visé jeudi après-midi un immeuble en plein cœur de Beyrouth, ont constaté des journalistes de l'AFP, Israël menaçant de "prendre des territoires" au Liban.

La guerre a fait depuis le 2 mars plus de 687 morts, dont 98 enfants, et déplacé plus de 800.000 personnes, selon le dernier bilan libanais officiel.

Les explosions ont généré la panique et une épaisse colonne de fumée noire se dégage d'un immeuble du quartier de Bachoura, situé à proximité d'un des principaux centres d'affaires de la capitale, accueillant aussi des institutions.

L'armée israélienne a confirmé dans un communiqué avoir "lancé une série de frappes contre les infrastructures terroristes du Hezbollah à Beyrouth", peu après un avertissement inédit à évacuer dans le centre de la capitale libanaise. Selon elle, le groupe avait "caché des millions de dollars pour financer ses activités" sous le bâtiment visé.

Il s'agit de la quatrième frappe sur le centre de Beyrouth - et la première en plein jour - depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

Une cinquième frappe sur un quartier central a par ailleurs visé un bureau de la société financière Al-Qard al-Hassan, liée au Hezbollah, a constaté l'AFP.

"C'est une guerre que nous n'avons pas voulue, au contraire, nous travaillons jour et nuit pour l'arrêter", a déclaré jeudi à la télévision le Premier ministre Nawaf Salam.

Un peu plus tôt, le ministre israélien de la Défense Israël Katz avait déclaré avoir ordonné à l'armée de se préparer à "étendre" ses opérations au Liban.

"J'ai averti le président libanais que si son gouvernement ne parvient pas à contrôler le territoire et à empêcher le Hezbollah de menacer les communautés du nord et de tirer sur Israël, nous prendrons des territoires et le ferons nous-mêmes", a-t-il dit.

Selon Israël, le groupe chiite a mené mercredi soir une attaque coordonnée avec l'Iran, lançant quelque "200 roquettes et environ 20 drones", combinés à des missiles balistiques tirés par Téhéran.

Désolation 

Le Hezbollah a également revendiqué jeudi des tirs de missiles sur les systèmes de défense antiaérienne dans la région de Césarée (centre d'Israël), où le Premier ministre Benjamin Netanyahu a une résidence.

A Beyrouth, une frappe israélienne a fait 12 morts et 28 blessés à l'aube sur le front de mer de Ramlet al-Bayda où ont afflué les déplacés venus des bastions du Hezbollah, selon un dernier bilan officiel.

"Nous avons soudain entendu le fracas d'une explosion", a raconté Aseel Habbaj, une femme portant son bébé, qui dormait dans une tente avec sa famille. Elle dit avoir "vu des gens tués étendus par terre".

"Nous avons choisi cet endroit parce qu'on aurait jamais imaginé qu'Israël frappe" en plein Beyrouth, a dit Dalal al-Sayed, 40 ans.

Après la première frappe, "une deuxième a suivi", entrainant "un carnage", a-t-elle dit.

Un correspondant de l'AFP sur place a vu des taches de sang sur le trottoir et des éclats d'obus ont atteint quelques tentes.

Des frappes ont également visé jeudi Aramoun, un quartier résidentiel au sud de Beyrouth, hors des bastions du Hezbollah, faisant cinq morts et cinq blessé, selon un nouveau bilan des autorités.

Et deux enseignants ont été tués sur un campus de l'Université publique libanaise en lisière de la banlieue sud, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne continue de frapper quasi quotidiennement la banlieue sud de Beyrouth, fief du groupe chiite dont une grande partie de la population a fui.

Un photographe de l'AFP a été témoin d'un spectacle de désolation dans la banlieue déserte: immeubles en ruines, certains encore en feu, gravats jonchant les rues.

Alors que toutes les issues diplomatiques semblent bloquées, Israël a massé des troupes à sa frontière avec le Liban et son armée s'est avancée dans plusieurs villages frontaliers.

L'armée israélienne a étendu jeudi son appel à évacuer côté libanais, demandant aux habitants de se déplacer au-delà d'un fleuve à environ 40 kilomètres de la frontière.

"Le déplacement massif de population que nous constatons ici (au Liban, ndlr) est sans précédent", a déclaré à l'AFP Carl Skau, le directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM).

"On a enregistré quelque 800.000 personnes en une semaine, c'est énorme", a-t-il dit depuis Beyrouth.

 


L'armée israélienne annonce avoir frappé un site en Iran utilisé selon elle pour produire des armes nucléaires

L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé un site en Iran utilisé selon elle pour produire des armes nucléaires, au 13e jour de la guerre déclenchée par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé un site en Iran utilisé selon elle pour produire des armes nucléaires, au 13e jour de la guerre déclenchée par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique. (AFP)
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  • "Dans le cadre des vagues de frappes menées ces derniers jours", l'armée de l'air israélienne a bombardé "le complexe +Taleghan+ (...) utilisé par le régime pour développer des capacités essentielles à la fabrication d'armes nucléaires"
  • "L'armée israélienne a récemment découvert que le régime avait pris des mesures pour réhabiliter le complexe après qu'il a été frappé en octobre 2024", poursuit le texte

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé un site en Iran utilisé selon elle pour produire des armes nucléaires, au 13e jour de la guerre déclenchée par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.

"Dans le cadre des vagues de frappes menées ces derniers jours", l'armée de l'air israélienne a bombardé "le complexe +Taleghan+ (...) utilisé par le régime pour développer des capacités essentielles à la fabrication d'armes nucléaires", a déclaré l'armée dans un communiqué.

L'armée fait probablement référence à une installation située à Parchin, au sud-est de Téhéran, où, selon l'Institut pour la science et la sécurité internationale, un organisme basé aux Etats-Unis spécialisé dans la surveillance de la prolifération nucléaire, l'Iran mène des activités militaires secrètes.

"L'armée israélienne a récemment découvert que le régime avait pris des mesures pour réhabiliter le complexe après qu'il a été frappé en octobre 2024", poursuit le texte.

Début mars, l'armée israélienne avait annoncé avoir frappé un centre militaire souterrain secret du programme nucléaire de l'Iran dans la région de Téhéran, où d'après elle des scientifiques travaillaient sur "un élément clé de la capacité du régime iranien à développer des armes atomiques".

Israël et les Occidentaux affirment que l'Iran cherche à se doter de l'arme atomique, ce que la République islamique dément tout en défendant son droit à développer un programme nucléaire civil.

Israël a lancé le 28 février, conjointement avec les Etats-Unis, une offensive massive pour faire disparaître la "menace existentielle" que représentent selon lui les programmes nucléaire et balistique iraniens.

Les responsables israéliens affirment que Téhéran avait intensifié ses efforts pour se doter de l'arme atomique depuis la fin de la guerre de 12 jours déclenchée en juin 2025 par Israël, au cours de laquelle les Etats-Unis avaient bombardé trois installations nucléaires, dont une usine d'enrichissement.