Etats-Unis: 10 anciens chefs du Pentagone plaident pour une transition pacifique

Le secrétaire adjoint à la défense pour les affaires de santé, Thomas McCaffery, et le directeur de l'Agence de santé de la défense, le lieutenant général Ronald Place, s'adressent aux journalistes lors d'une conférence de presse pour discuter des plans de distribution du vaccin COVID-19 aux membres de l'armée américaine, au Pentagone le 9 décembre 2020 à Arlington, en Virginie.  (Drew Angerer/Getty Images/AFP)
Le secrétaire adjoint à la défense pour les affaires de santé, Thomas McCaffery, et le directeur de l'Agence de santé de la défense, le lieutenant général Ronald Place, s'adressent aux journalistes lors d'une conférence de presse pour discuter des plans de distribution du vaccin COVID-19 aux membres de l'armée américaine, au Pentagone le 9 décembre 2020 à Arlington, en Virginie. (Drew Angerer/Getty Images/AFP)
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Publié le Lundi 04 janvier 2021

Etats-Unis: 10 anciens chefs du Pentagone plaident pour une transition pacifique

  • Les dix anciens chefs du Pentagone, Ashton Carter, Leon Panetta, William Perry, Dick Cheney, William Cohen, Donald Rumsfeld, Robert Gates, Chuck Hagel, James Mattis et Mark Esper, ont appelé dans cette tribune le Pentagone à s'engager en faveur d'un trans
  • Leur appel intervient alors que le Congrès doit certifier mercredi que le démocrate Joe Biden a remporté l'élection présidentielle de novembre et doit succéder le 20 janvier au républicain Donald Trump.

WASHINGTON: Les dix anciens secrétaires américains à la Défense actuellement en vie se sont prononcés contre toute implication des forces armées dans la transition politique en cours, dans un article publié dimanche par le Washington Post.

Les dix anciens chefs du Pentagone, Ashton Carter, Leon Panetta, William Perry, Dick Cheney, William Cohen, Donald Rumsfeld, Robert Gates, Chuck Hagel, James Mattis et Mark Esper, ont appelé dans cette tribune le Pentagone à s'engager en faveur d'un transfert pacifique du pouvoir.

Leur appel intervient alors que le Congrès doit certifier mercredi que le démocrate Joe Biden a remporté l'élection présidentielle de novembre et doit succéder le 20 janvier au républicain Donald Trump.

"Des efforts en vue d'impliquer les forces armées américaines dans la résolution de différends électoraux nous conduiraient dans un territoire dangereux, illégal et non constitutionnel", estiment les signataires, dont deux, MM. Mattis et Esper, ont été nommés au Pentagone par Donald Trump.

Ils déclarent que des responsables qui chercheraient à impliquer les forces armées dans le processus de transition pourraient subir de sérieuses conséquences professionnelles et judiciaires.

Alors que le Congrès doit procéder le 6 janvier à la certification du résultat de la présidentielle, Donald Trump continue d'affirmer que c'est lui qui a remporté l'élection et que la victoire de Joe Biden, reconnue par les grands électeurs, a été obtenue par la fraude.

Plusieurs dizaines de recours du camp Trump contre les résultats de l'élection ont été rejetés par les tribunaux américains ces derniers mois.

Les anciens secrétaires à la Défense relèvent qu'à l'exception de l'élection en 1860 de l'élection d'Abraham Lincoln, suivie de la sécession des Etats esclavagistes du Sud et de la guerre civile, les Etats-Unis détiennent un nombre record de transitions pacifiques.

"Cette année ne devrait pas être une exception", déclarent-ils.

Les signataires ne citent pas précisément la raison qui les a poussés à intervenir publiquement.

Mais la classe politique washingtonienne a été dernièrement troublée par des informations de médias américains selon lesquelles la possibilité d'instaurer la loi martiale aurait été évoquée lors d'une réunion à la Maison Blanche. Ces informations ont été démenties par Donald Trump.

Les signataires de l'appel, qui viennent des deux grands partis politiques américains, relèvent que les contestations des résultats de l'élection dans plusieurs Etats ont été rejetées par les tribunaux et que les votes ont été certifiés par les gouverneurs des Etats.

Ils appellent le secrétaire à la Défense par intérim, Christopher Miller, et tous les responsables du département de la Défense à faciliter la transition vers l'administration du président élu Biden.

"Ils doivent aussi s'abstenir de toute action politique qui saperait les résultats de l'élection ou compromettrait la réussite de la nouvelle équipe", ajoutent-ils.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.