Macron inquiet d'un «risque d'escalade» entre Arménie et Azerbaïdjan

Le président français Emmanuel Macron serre la main du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan lors d'une conférence de presse conjointe dans le cadre d'une réunion en marge de la cérémonie d'entrée du combattant de la Résistance arménienne Missak Manouchian et de ses camarades de la résistance au Panthéon, à l'Elysée, à Paris, le 21 février 2024 (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron serre la main du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan lors d'une conférence de presse conjointe dans le cadre d'une réunion en marge de la cérémonie d'entrée du combattant de la Résistance arménienne Missak Manouchian et de ses camarades de la résistance au Panthéon, à l'Elysée, à Paris, le 21 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 22 février 2024

Macron inquiet d'un «risque d'escalade» entre Arménie et Azerbaïdjan

  • Le 13 février, l'Arménie a accusé l'Azerbaïdjan d'avoir procédé à des tirs à la frontière entre les deux pays qui ont fait quatre morts et un blessé parmi les soldats arméniens selon Erevan
  • Le président Macron, dont le soutien à Erevan a provoqué des tensions avec Bakou, a appelé mercredi l'Azerbaïdjan à «lever toute ambiguïté» sur la question des frontières

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a pointé mercredi un "risque d'escalade" entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan après un récent regain de tension entre les deux pays rivaux du Caucase.

"Des incidents survenus récemment dans la région arménienne de Syunik montrent que le risque d'escalade sur le terrain reste réel", a déclaré le chef de l'Etat qui recevait le Premier ministre arménien Nikol Pachinian à l'occasion de l'entrée au Panthéon du résistant d'origine arménienne Missak Manouchian.

Le 13 février, l'Arménie a accusé l'Azerbaïdjan d'avoir procédé à des tirs à la frontière entre les deux pays qui ont fait quatre morts et un blessé parmi les soldats arméniens selon Erevan. La veille, un tir arménien avait fait un blessé du côté azerbaïdjanais.

"La France déplore justement le tir arménien qui a causé un blessé du côté azerbaïdjanais le 12 février, comme l'ont fait les autorités arméniennes elle-mêmes avec beaucoup de transparence. Mais nous regrettons très fermement la riposte disproportionnée de l'Azerbaïdjan", a affirmé M. Macron.

Malgré ces incidents, les deux pays voisins ont convenu samedi en Allemagne de poursuivre leurs négociations pour mettre un terme aux disputes territoriales qui ont provoqué plusieurs conflits armés depuis le début des années 1990.

En septembre 2023, l'Azerbaïdjan a reconquis l'enclave du Haut-Karabakh, contraignant quelque 100 000 Arméniens à l'exil, et est soupçonnée par Erevan d'avoir d'autres visées territoriales, ce que Bakou dément.

Plusieurs cycles de négociations se sont déroulés dans l'optique d'un traité de paix global, avec peu de résultats à ce stade.

Le président Macron, dont le soutien à Erevan a provoqué des tensions avec Bakou, a appelé mercredi l'Azerbaïdjan à "lever toute ambiguïté" sur la question des frontières.

"Cela me paraît plus nécessaire que jamais s'agissant du respect de l'intégrité territoriale de l'Arménie et en particulier toute ambiguïté sur les cartes de référence (dans les négociations, ndlr) pour un travail de bonne foi sur la délimitation et la démarcation de ces frontières", a précisé le chef de l'Etat, réaffirmant son soutien à Erevan.

"La France se tient aux côtés de votre pays parce que c'est là qu'est le camp de la justice, de l'indépendance, de la liberté et du droit international", a-t-il estimé.

A ses côtés, le Premier ministre arménien a salué l'entrée "historique" de Missak Manouchian au Panthéon, estimant qu'elle montrait "la profondeur des relations" entre Paris et Erevan.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.