Tirs de missiles sur un navire au large du Yémen, incendie à bord

Dans un communiqué, les rebelles houthis soutenus par l'Iran ont revendiqué "trois opérations militaires, dont des tirs de missiles contre un navire britannique (Photo, AFP).
Dans un communiqué, les rebelles houthis soutenus par l'Iran ont revendiqué "trois opérations militaires, dont des tirs de missiles contre un navire britannique (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 23 février 2024

Tirs de missiles sur un navire au large du Yémen, incendie à bord

  • Une attaque de missiles a visé un navire dans le golfe d'Aden au large du Yémen, provoquant un incendie à bord
  • Lors d'une troisième opération revendiquée par les Houthis, un «destroyer américain en mer Rouge a été visé par plusieurs drones»

DUBAI: Dans un communiqué, les rebelles houthis soutenus par l'Iran ont revendiqué "trois opérations militaires, dont des tirs de missiles contre le "navire britannique (Islander) dans le golfe d'Aden" ainsi que des tirs de missiles "dans le région d'Umm al-Rashrash, au sud de la Palestine occupée".

Une attaque de missiles a visé un navire dans le golfe d'Aden au large du Yémen, provoquant un incendie à bord, dernière attaque en date visant la navigation dans les eaux stratégiques de la région.

"Un navire a été attaqué par deux missiles, entraînant un incendie à bord", affirme la société UKMTO dirigée par la marine britannique, ajoutant que "les forces de la coalition répondaient" aux tirs.

La société de sécurité maritime Ambrey a elle aussi fait état d'un incendie déclenché à bord d'un cargo battant pavillon des Palaos et de propriété britannique après avoir subi deux tirs de missiles dans le sud du Yémen.

Le navire "semblait se diriger de Map Ta Phut, en Thaïlande, vers la mer Rouge", a-t-elle indiqué.

Il s'agit du cargo "Islander", selon le cabinet d'analyse de données Ambrey Analytics.

Lors d'une troisième opération revendiquée par les Houthis, un "destroyer américain en mer Rouge a été visé par plusieurs drones".

La navigation en mer Rouge et dans le golfe d'Aden est la cible de frappes récurrentes des insurgés yéménites qui disent agir en solidarité avec les Palestiniens dans le contexte de la guerre à Gaza.

Un autre navire, le Rubymar, a été endommagé dans le golfe d'Aden lors d'une attaque de missiles dimanche revendiquée par les Houthis.

Le site de suivi TankerTrackers.com a confirmé que le Rubymar n'avait pas coulé mais signalé une fuite de fioul.

Pour sa part, Washington a affirmé avoir abattu jeudi en mer Rouge, avec l'appui d'un navire allié, six drones d'attaque des rebelles houthis du Yémen.

Les drones ont été identifiés par le commandement militaire des Etats-Unis pour le Moyen-Orient (Centcom) comme "visant probablement des navires militaires américains et de la coalition et constituaient une menace imminente".

Dans un communiqué, le Centcom ne précise pas la nationalité du navire de la coalition mais la Marine française avait annoncé plus tôt qu'une de ses frégates avait détruit dans la nuit de mercredi à jeudi deux drones en provenance du Yémen.

Les attaques des Houthis se sont poursuivies malgré la mise en place d'une force multinationale de protection maritime en mer Rouge en décembre par les Etats-Unis et des frappes américaines et britanniques répétées depuis janvier sur des cibles des Houthis au Yémen.

Les Houthis qui visaient au départ des navires qu'ils estimaient liés à Israël, ont élargi leurs attaques à des navires liés aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni depuis que ces deux pays ont lancé des frappes sur le Yémen.

L'Union européenne a annoncé lundi le lancement de sa propre mission de protection maritime. L'armée israélienne a indiqué que son système de défense "a réussi à intercepter un lancement identifié dans la zone de la mer Rouge et en route vers Israël", mais précisé que l'attaque "n'a pas touché le territoire israélien et n'a pas représenté une menace pour la population civile".


Le Liban annonce qu'une délégation américaine supervisera le début du retrait israélien

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
  • Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause
  • "La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington

BEYROUTH: L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence.

Un accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre le Liban et Israël, en guerre depuis des décennies, prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des zones dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud, sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause relative aux "zones pilotes", selon un communiqué de la présidence.

"La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington.

Il a déclaré que le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) assurerait la coordination avec les deux pays concernant ces zones.

"Nous allons bientôt entamer des discussions avec des partenaires internationaux afin d'aider le gouvernement libanais à rétablir effectivement sa souveraineté dans ces zones, puis plus largement sur l'ensemble de son territoire", a ajouté ce responsable.

Il a confirmé que les discussions prévues à Rome les 15 et 16 juillet entre Israël et le Liban auraient bien lieu, après qu'une source diplomatique eut indiqué plus tôt à l'AFP que le Liban avait exigé un retrait israélien avant de participer aux pourparlers.

Le président libanais Joseph Aoun a de son côté appelé une nouvelle fois les Etats-Unis à "faire pression sur Israël". Il a également souligné, devant des visiteurs, "l'importance de parvenir à mettre fin à l'état d'hostilité" avec son voisin.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir pour l'heure maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix kilomètres de sa frontière.

Il a été conclu à l'issue de cinq cycles de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, à Washington.

Les négociations de Rome seront suivies par une visite de M. Aoun aux Etats-Unis, prévue le 21 juillet selon l'ambassade libanaise à Washington.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars en soutien à Téhéran, est opposé aux négociations directes avec Israël et refuse d'être désarmé.

"Aucune clause de l'accord ne passera", a une nouvelle fois martelé cette semaine le chef du Hezbollah Naïm Kassem.


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".