L'Irak inaugure une importante raffinerie de pétrole dans le nord

Le Premier ministre Mohamed Shia al-Sudani lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la réouverture de la raffinerie de pétrole du Nord à Baiji, au nord de Bagdad (Photo, AFP).
Le Premier ministre Mohamed Shia al-Sudani lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la réouverture de la raffinerie de pétrole du Nord à Baiji, au nord de Bagdad (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 23 février 2024

L'Irak inaugure une importante raffinerie de pétrole dans le nord

  • Cette unité de raffinement, dotée d'une capacité de traitement de 150 000 barils par jour (bpj), avait été réduite à un tas de ruines
  • Ravagé par des décennies de conflits ayant mis à genoux ses infrastructures, l'Irak importe environ la moitié de ses besoins en carburants

BAGDAD: Le Premier ministre irakien a inauguré vendredi une importante raffinerie de pétrole à Baïji dans le nord du pays riche en hydrocarbures, nouveau projet devant permettre au gouvernement de réduire sa dépendance aux importations de carburants.

Cette unité de raffinement, dotée d'une capacité de traitement de 150.000 barils par jour (bpj), avait été réduite à un tas de ruines lors des combats ayant opposé les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) aux forces de sécurité irakiennes entre juin 2014 et octobre 2015, et qui s'étaient soldés par l'éviction du groupe jihadiste hors de Baïji.

Saluant un "projet vital", le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani a assuré vendredi que la raffinerie était un pas de plus vers l'auto-suffisance, et devait aider le pays à "cesser toute importation de dérivés pétroliers", un objectif que les autorités espèrent atteindre d'ici mi-2025, via le lancement d'infrastructures supplémentaires.

"Malheureusement, l'Irak qui est connu pour ses richesses pétrolières et produit quatre millions de barils par jour, importe des dérivés pétroliers", a rappelé le chef du gouvernement, lors d'une cérémonie d'inauguration diffusée à la télévision publique.

Ancienne vitrine industrielle 

Ravagé par des décennies de conflits ayant mis à genoux ses infrastructures, l'Irak importe environ la moitié de ses besoins en carburants, essence et autres dérivés pétroliers, selon les autorités.

Baïji et sa région, à 200 km au nord de Bagdad, fut un temps la vitrine industrielle de l'Irak, avec plusieurs raffineries et centrales thermiques ainsi qu'un noeud ferroviaire et un carrefour d'oléoducs. La ville a ensuite connu d'importants pillages et Baïji a été déclarée zone sinistrée par le Parlement en 2016.

Le complexe, construit en 1975, pouvait raffiner avant la guerre entre 250.000 barils et 300.000 quotidiennement.

Aujourd'hui, après l'inauguration de vendredi, "la capacité de raffinement effective" du complexe est de 250.000 bpj par jour, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère du Pétrole Assem Jihad, rappelant que ces dernières années deux unités de traitement avaient déjà été remises en service.

Par ailleurs "les raffineries du sud ont été développées avec l'ajout de nouvelles unités, et elles ont atteint une capacité de raffinement de 280.000 bpj", a-t-il ajouté, en allusion aux raffineries de Bassora.

En avril 2023, les autorités ont inauguré une raffinerie à Kerbala (centre), qui à terme doit atteindre une capacité de traitement de 140.000 bpj.

L'Irak est le deuxième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avec près de 4 millions de barils par jour (bpj). L'or noir représente 90% de ses revenus.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Short Url
  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
Short Url
  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Short Url
  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.