Mort de Claude Montana, couturier français star des années 80

Le créateur français Claude Montana salue le public avec un mannequin portant sa création à la fin de son défilé de prêt-à-porter printemps-été à Paris le 17 octobre 1987 (Photo, AFP).
Le créateur français Claude Montana salue le public avec un mannequin portant sa création à la fin de son défilé de prêt-à-porter printemps-été à Paris le 17 octobre 1987 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 23 février 2024

Mort de Claude Montana, couturier français star des années 80

  • Né le 29 juin 1947 à Paris, Claude Montamat, son vrai nom, grandit dans un milieu aisé
  • Révélé dans les années 70, coqueluche des années 80, il connaît la consécration en franchissant en 1990 les portes de la maison Lanvin

PARIS: Sa signature, c'étaient les épaules XXL et les tailles de guêpe. Le couturier français Claude Montana, mort vendredi à Paris à 76 ans, s'était imposé comme une figure de la mode des années 80 avant d'être éclipsé des podiums par des revers de fortune.

Une carrière faite de "très hauts et de très bas", comme le disait lui-même le styliste, reconnaissable à son éternel look "Easy Rider" (blouson, pantalon de cuir et santiags).

Révélé dans les années 70, coqueluche des années 80, il connaît la consécration en franchissant en 1990 les portes de la maison Lanvin, qui fête alors ses 100 ans. Il y récolte coup sur coup deux Dés d'or, la plus haute distinction dans le monde de la mode.

Il traverse par la suite des difficultés financières et personnelles et disparaît du devant de la scène au tournant des années 2000.

Swinging London 

Né le 29 juin 1947 à Paris, Claude Montamat, son vrai nom, grandit dans un milieu aisé. Mère protestante allemande, père d'origine catalane.

Il n'a pas du tout l'intention de suivre le studieux parcours de son frère aîné. Après le bac, il est figurant à l'Opéra de Paris avant de filer en Angleterre, attiré par le "Swinging London" marginal.

Ses parents désapprouvent ses choix et son mode de vie et coupent les ponts. Définitivement. Le succès de leur fils n'y changera rien.

Il restera en revanche très proche de Jacqueline, sa soeur cadette qui l'accompagnera dans ses projets professionnels et sera son assistante pendant des années.

A Londres, le jeune homme blond à la moustache frisottante se lance dans la confection de bijoux en papier mâché. Il est remarqué par le magazine Vogue mais le succès n'est pas vraiment au rendez-vous et il n'a pas de permis de travail.

De retour à Paris, il est modéliste chez le spécialiste du cuir, Mac Douglas. "Mon métier, c'est la mode", se dit-il alors. Premier défilé en 1975. Il fait tout de suite un tabac avec ses couleurs flashy et ses tenues extravagantes aux épaules de rugbyman.

Il crée sa propre marque en 1979. L'homme, plutôt discret et habitué des soirées du Palace, boîte parisienne à la mode, devient l'un des couturiers stars de Paris.

Ses défilés théâtraux sont des événements. De "grands shows", disait Christian Lacroix.

Après avoir décliné la proposition de Dior de devenir son directeur artistique et de prendre en charge à la fois la haute couture et prêt à porter, il rejoint Lanvin, qui veut réveiller ses collections. Gros succès.

Comme Jean Paul Gaultier et Thierry Mugler avant lui, il lance lui aussi son parfum, qui ne marche pas très bien, sa collaboration avec Lanvin s'achève en 1997, il fait faillite et doit céder sa marque.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.