La sonde lunaire américaine bientôt mise en sommeil, sa mission qualifiée de succès

La sonde américaine Odysseus, sur la Lune depuis près d'une semaine, sera mise en sommeil incessamment sous peu (Photo, AFP).
La sonde américaine Odysseus, sur la Lune depuis près d'une semaine, sera mise en sommeil incessamment sous peu (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 février 2024

La sonde lunaire américaine bientôt mise en sommeil, sa mission qualifiée de succès

  • Une impressionnante photo publiée mercredi illustre les défis ayant été rencontrés
  • Cette mission, quoique privée, a été largement mise sur pied grâce aux financements de Nasa, qui avait chargé Intuitive Machines d'acheminer sur la Lune six instruments scientifiques

WASHINGTON: La sonde américaine Odysseus, sur la Lune depuis près d'une semaine, sera mise en sommeil incessamment sous peu, au terme de sa mission principale qualifiée mercredi de "succès" par la Nasa et l'entreprise américaine l'ayant développée, Intuitive Machines, malgré les difficultés rencontrées.

Odysseus est devenue jeudi dernier la première sonde privée à se poser sur la Lune, et le premier engin américain à le faire depuis la fin du programme Apollo, en 1972. Elle s'est toutefois retrouvée inclinée sur la surface lunaire après une descente mouvementée.

Malgré cela, "nous avons reçu des données de toutes les cargaisons, privées et de la Nasa", a souligné lors d'une conférence de presse Steve Altemus, PDG et co-fondateur d'Intuitive Machines. "La mission que nous avons menée est un grand succès jusqu'ici."

Le patron a même annoncé une surprise: Intuitive Machines prévoit de tenter de rallumer Odysseus "dans deux ou trois semaines", après le passage de la nuit lunaire.

Il est toutefois très incertain que l'appareil, notamment ses batteries, survive au froid glacial sur le point de s'installer.

Pour le moment, l'alunisseur sera "mis en sommeil", a indiqué Steve Altemus.

L'alunisseur est alimenté en énergie par ses panneaux solaires, et devait donc depuis le départ être éteint durant la nuit lunaire. Le contact devait être perdu durant les quelques heures après la conférence de presse.

Pied cassé

Une impressionnante photo publiée mercredi illustre les défis ayant été rencontrés: elle montre au moins l'un des six pieds de la sonde cassé, au moment de l'atterrissage, alors que le moteur encore allumé soulève des projections de poussière lunaire.

Une défaillance du système de navigation de l'alunisseur avait compliqué sa descente finale.

Il s'est approché du sol trop vite, avec un mouvement horizontal résiduel qui n'était pas prévu, et a de ce fait "dérapé" sur la surface, a expliqué le PDG. Une fois posé, il a basculé.

Comme Odysseus est situé sur une légère pente, et qu'il s'appuie possiblement sur l'un de ses réservoirs sur un côté, il est incliné à environ 30 degrés, selon Intuitive Machines.

Une autre image, sur laquelle on peut voir un bout de la sonde et le noir d'un cratère proche, est venue confirmer cette position.

Un petit engin équipé de caméras et appelé EagleCam, développé par l'université d'aéronautique Embry-Riddle, a été éjecté de l'alunisseur pour tenter d'en prendre une photo de l'extérieur, mais n'a pas pu fournir le cliché tant attendu.

Données scientifiques

Cette mission, quoique privée, a été largement mise sur pied grâce aux financements de Nasa, qui avait chargé Intuitive Machines d'acheminer sur la Lune six instruments scientifiques -- un contrat à 118 millions de dollars.

"Odysseus est un succès du point de vue de la Nasa", a déclaré mercredi à la presse Bill Nelson, le patron de l'agence spatiale américaine.

Les scientifiques ont d'ores et déjà commencé à examiner les ondes radio enregistrées en provenance de la Terre, grâce à l'un des instruments.

Un autre n'a pas pu analyser la quantité de poussière projetée lors de la descente comme prévu, mais a malgré tout pu être allumé une fois au sol.

Odysseus est la sonde s'étant posée le plus au sud sur la Lune.

La Nasa souhaite explorer cette région avant d'y envoyer ses astronautes dans le cadre de ses missions Artémis.

Le pôle sud lunaire intéresse particulièrement les grandes puissances car il pourrait renfermer de grandes quantités d'eau sous forme de glace. Cette eau pourrait potentiellement être exploitée pour fabriquer du carburant pour vaisseaux spatiaux, ou soutenir les besoins d'astronautes sur place.

Economie lunaire

Intuitive Machines a deux autres missions lunaires prévues cette année. Toutes font partie du nouveau programme CLPS de la Nasa, qui a commandé à plusieurs entreprises le transport de son matériel scientifique, afin de pouvoir faire le voyage plus souvent et pour moins cher qu'en développant elle-même des véhicules pour le faire.

L'agence spatiale américaine entend également stimuler le développement d'une économie lunaire, capable de soutenir une présence humaine durable sur la Lune -- l'un des buts du programme Artémis.

Plus de 50 ans après Apollo, "les gens ont demandé", pourquoi atterrir sur la Lune est "si dur", a rapporté Steve Altemus. Il a avancé plusieurs différences entre les missions passées et actuelles: un financement limité, un calendrier serré, et un alunissage bien plus loin de l'équateur.

"Nous avons fondamentalement transformé les contraintes économiques d'un alunissage", a affirmé le PDG de cette jeune société, fondée en 2013. "Nous avons ouvert la porte à une économie lunaire robuste et florissante à l'avenir."


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.