Le Sentier des étoiles d’Esther Ségal, une connexion à l’invisible

Docteure en arts et sciences de l’art, photographe-plasticienne, essayiste, Esther Ségal est aussi chroniqueuse radio. (Photo fournie).
Docteure en arts et sciences de l’art, photographe-plasticienne, essayiste, Esther Ségal est aussi chroniqueuse radio. (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 29 février 2024

Le Sentier des étoiles d’Esther Ségal, une connexion à l’invisible

  • Docteure en arts et sciences de l’art, photographe-plasticienne, essayiste, Esther Ségal est aussi chroniqueuse radio
  • Le Sentier des étoiles s’adresse donc à tous, quelle que soit la religion, mais aussi si l’on n’est pas croyant

PARIS: Perle rare, Le Sentier des étoiles d’Esther Ségal est un véritable dictionnaire du sacré, un chemin spirituel dans un entrecroisement de religions et de courants de pensée. Un voyage initiatique pour certains, une révélation pour d’autres. Une lecture qui ne laisse pas intact.

les sentiers des etoiles
Perle rare, Le Sentier des étoiles d’Esther Ségal est un véritable dictionnaire du sacré. (Photo Anna Marchlewska).

Docteure en arts et sciences de l’art, photographe-plasticienne, essayiste, Esther Ségal est aussi chroniqueuse radio. Depuis huit ans, dans son émission Plaisir d’écrire, elle encourage les auditeurs à accomplir un voyage intérieur en traitant divers thèmes mêlant philosophie, spiritualité et mystique. «Un thème en amenant un autre, j’ai eu envie d’écrire cet ouvrage qui est une continuité de mon travail radiophonique à travers trente-cinq thématiques d’émissions», explique Esther à Arab News en français.

L’appel spirituel se découvre dès le sommaire qui est en soi un voyage mystique composé de mots simples à la portée inattendue: le silence, la voix, la réponse, l’île, le continent et bien d’autres. «Ce livre est aussi le fruit de mon voyage intérieur», nous confie Esther. Un voyage qui l’a conduite à ouvrir les portes de toutes les religions.

Faut-il être croyant pour lire Le Sentier des étoiles? Non, car cet ouvrage est le témoignage d’une expérience mystique qui part de mots que tout le monde connaît. Il s’adresse donc à tous, quelle que soit la religion, mais aussi si l’on n’est pas croyant. C’est un doux mélange de toutes les façons d’aborder l’indicible. Esther Ségal a retravaillé les mots et le langage religieux.

L’appel spirituel se découvre dès le sommaire qui est en soi un voyage mystique composé de mots simples à la portée inattendue: le silence, la voix, la réponse, l’île, le continent et bien d’autres.

Vers une paix intérieure

S’approche-t-on d’une paix intérieure en lisant Le Sentier des étoiles? Possible, car les sujets abordés sont paisibles et réversibles. Esther écrit pour laisser une trace, communier avec ses lecteurs. Une communion qui débute avec le langage des oiseaux, langue appelée aussi «langue angélique» qui permet de se relier à l’invisible et d’appréhender le mot autrement.

Alors que les courants religieux extrémistes fracturent nos sociétés, menacent parfois les démocraties, Esther Ségal réussit à trouver une voie pour dessiner une véritable carte de la culture du sacré de l’humanité ouvrant sur la symbolique, la spiritualité, le respect et l’universalité.

À travers cette synchronicité des pensées dans laquelle toutes les religions sont abordées sur un même pied d’égalité, le lecteur est poussé vers une nouvelle vision du sacré. Les citations de poètes, écrivains et artistes participent à la grande modernité de cet ouvrage qui aborde une diversité de thèmes philosophiques, mystiques, politiques, psychanalytiques, tous présents dans notre inconscient collectif. «Au fur et à mesure, j’écrivais, je cheminais… un avant et un après se sont dessinés», confie Esther. Un avant-après que le lecteur ressentira, qu’il soit croyant ou non.

Esther Ségal permet à ses lecteurs de se connecter à l’invisible en dehors des dogmes pour comprendre comment l’homme intègre des symboles qui sont une forme de langage permettant d’aller au-delà de ce que l’on voit.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".