L'immobilier ancien plonge après des années de flambée

Cette photo montre des bâtiments et la Tour Eiffel à Paris avec le quartier d'affaires de La Défense, le 17 octobre 2023. (Photo de JOEL SAGET / AFP)
Cette photo montre des bâtiments et la Tour Eiffel à Paris avec le quartier d'affaires de La Défense, le 17 octobre 2023. (Photo de JOEL SAGET / AFP)
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Publié le Jeudi 29 février 2024

L'immobilier ancien plonge après des années de flambée

  • Le nombre de transactions enregistrées en 2023 a en effet plongé, à 869 000 contre 1,12 million un an auparavant
  • "On est vraiment au début du réajustement des prix sur le marché, qui devrait se poursuivre", a affirmé Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l'immobilier

PARIS: La chute a commencé: du fait d'un accès au crédit sensiblement plus difficile, les prix de l'immobilier ancien ont baissé de 4% en 2023 selon l'indice de référence publié jeudi. Une dégringolade qui devrait continuer dans les prochains mois.

La chute est d'autant plus spectaculaire que les prix étaient encore en progression au 2e trimestre 2023, après trois années de flambée consécutives à la crise sanitaire du Covid-19.

L'année 2023 "est enfoncée dans une crise qui avait déjà été amorcée depuis deux ans et qui se concrétise", a prévenu en conférence de presse Elodie Frémont, présidente de la commission statistiques immobilières des notaires du Grand Paris. "Sa spécificité, c'est que ça s'accélère, surtout en volume de transactions."

Le nombre de transactions enregistrées en 2023 a en effet plongé, à 869.000 contre 1,12 million un an auparavant.

Conséquence de la remontée rapide des taux d'intérêt, qui ont rendu beaucoup plus difficile l'accès à l'emprunt.

"Les acquéreurs doivent comprendre que leur capacité d'emprunt est maintenant réduite", observe Mme Frémont. "Il faut qu'ils intègrent que leur apport doit être conséquent, donc il faut souvent une aide familiale ou une vente préalable", explique-t-elle, soulignant une augmentation de l'âge médian des acquéreurs et une surreprésentation des catégories socioprofessionnelles les plus aisées.

«Inflexion»

La chute des prix, selon les données provisoires corrigées des variations saisonnières, concerne autant les appartements (-4,1%) que les maisons (-3,8%).

Elle devrait continuer dans les prochains mois, selon les Notaires du Grand Paris et les acteurs interrogés par l'AFP.

"On est vraiment au début du réajustement des prix sur le marché, qui devrait se poursuivre", a affirmé Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), qui prévoit une baisse de 6 à 8% des prix en 2024.

"Les acquéreurs, aujourd'hui, reprennent la main sur le marché, revisitent, reprennent un pouvoir de négociation", remarque-t-il. "La seule façon qu'ils reprennent du pouvoir d'achat, c'est que la baisse des prix se poursuive".

Les notaires se sont montrés plutôt pessimistes sur les tendances. "Cette inflexion aurait pu être analysée comme un contre-effet Covid, ou en tout cas après trois années dites euphoriques, mais malheureusement, elle est beaucoup plus impactante, parce que quand on compare ces chiffres à la moyenne des dix dernières années, la baisse est encore là", a affirmé Elodie Frémont.

Elle voit apparaître "un attentisme qui est plutôt inquiétant", propriétaires et acquéreurs attendant des conditions de marché plus favorables, et également d'y voir plus clair sur les évolutions législatives, notamment sur la performance énergétique.

Un discours tempéré par Corinne Jolly, présidente de Particulier à particulier. "Ce ne sont pas des années de crise, ce sont des années normales", assure-t-elle.

"Il y a une baisse qui est effectivement frappante, on voit bien que la courbe baisse vite, mais on atterrit sur quelque chose qui n'est pas du tout alarmant", dit-elle, les volumes étant retombés au niveau de 2016-2017 après avoir battu des records en 2021.

L'exception PACA 

L'Île-de-France, où les prix de l'immobilier sont les plus élevés, est d'ailleurs la région où la baisse est la plus marquée (-6,9%), et dans des proportions comparables à Paris et en petite et grande couronne.

"Là où les marchés avaient le plus progressé, notamment Paris et les dix premières grandes villes, c'est là que les baisses s'affichent de façon la plus forte", ajoute M. Cantin.

En témoigne aussi Lyon, où les appartements ont perdu 9,3% sur un an malgré un marché réputé très tendu.

L'exception qui confirme la règle est la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, où les prix ne s'érodent que de 0,6%.

Loïc Cantin l'explique par la forte proportion de retraités, à plus fort patrimoine et moins dépendants des conditions de crédit.

Corinne Jolly, elle, ajoute le critère de la qualité de vie, devenu plus important pour les acquéreurs et qui s'observe dans le dynamisme des communes littorales.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.